Les feux correctement arrangés dans les jardins de la villa Mai sur les hauteurs de Cannes. Je pense très intensément à Pierre Bonnard (le peintre du Cannet 1867-1947) qui aurait détesté ce genre de fête. Oui il faut fêter le film d'Arnaud Desplechin « Conte de Noël » même si je ne suis pas enchanté par celui-ci (papa maman, le frère qui incarne le mal, oui bon, les seins et les jambes et les lèvres fabuleuses de Chiara mais on s'arrête là, il n'y a plus la fougue des parades amoureuses de « Comment je me suis disputé », Arnaud se Olivier-Assayise). Champagne par rivières, hamac géant, attachées de presse en furie, les gens se cachent sous les grandes nappes blanches des tables pour prendre de la drogue (speed majoritairement). La piscine où il ne faut pas tomber. Les amphétamines qu'il faut refuser. Pas trop de temps pour écrire. Monté les marches bien sûr : petite mécanique bien réglée elle aussi, les filles sont belles et Bono accompagne le président Sean Penn, aussi petit que lui. Au final Cannes est un village des mille et une nuits (lumières partout jusque dans le centre de la nuit et dans le lointain de la mer : les bateaux comme des étoiles).
Valse avec Bashir (Folman): beaucoup à dire, va avoir un prix, passé la journée avec lui, mon meilleur reportage à ce jour (il se finit par la phrase « Regarde on vole », et dans le fond un feu d'artifice fou, merveilleuse terrasse verte du Grand Hôtel).
Serbis (Mendoza), la scène de fellation du festival, jolies images, se passe dans un cinéma érotique des Philippines.
Gommora (Procacci) : le film qui fait parler de lui, pas vu pas vu.
Le nouveau Woody dans deux heures.
Publié par arnaultglamorama à 13:11:50 dans Glamorama and more | Commentaires (2) | Permaliens
(Love / Alone again or)
Mais pourquoi pas le smoking ? Et
les Ray ban ! La vendeuse veut que je reste plus longtemps dans le magasin,
elle n'a pas comprit que je savais ce que je voulais, elle tient absolument à
me dire que je peux repasser si jamais il faut régler les lunettes, me donne une
garantie, fait des courbettes, s'ennuie probablement. Trop négligé les habits,
l'allure de manière générale durant pas mal d'années. Oh je n'ai jamais été
hippie, mais le style indie a ses limites.
Quelqu'un me dit : « Mes condoléances » au moment de partir pour
Cannes. Un autre me demande les noms d'attachées de presse de certains films
pour entamer la conversation. Je me souviens que lorsque j'avais quinze ans je
regardais à la télévision la montée des marches chaque soir durant quelques
minutes et puis j'éteignais, trop passionné à l'époque par le cinéma pour
supporter de ne pas être à Cannes durant le festival. Aujourd'hui quoi ?
Plus lucide, plus à même d'accepter la fête pour la fête, plus sûr de soi. Et
ouvert à la fiction à l'intérieur même de l'existence. On ne va pas vous la
faire, vous en êtes là aussi n'est ce pas : le film se déroule partout où
vous choisissez de positionner votre corps.
Souvent j'ai envie que A. soit là, vous avez de la chance que votre narrateur
se retienne et vous épargne ce qu'il faut bien appeler la mélancolie. La
transparence, très peu pour moi, voilà bien un concept des plus médiocres.
Publié par arnaultglamorama à 20:52:52 dans Glamorama and more | Commentaires (4) | Permaliens
(Santogold / You'll find a way)
Ch. Au téléphone :
«-Il ne fait pas beau, tu arrives quand ?
-Mercredi, treize heures trois.
-C'est tard ! Oh la la j'ai un badge blanc ! Merci mademoiselle. Oh,
un sac gris ! »
C'est la productrice avec qui je travaille à la radio, elle est dans un autre
monde, elle me fait beaucoup rire et aimer le cinéma. Un vrai phénomène. Son
vingt quatrième festival. Le badge blanc, c'est le paradis à Cannes, vous allez
où vous voulez, quand vous voulez. L'univers vous paraît plus facile.
L'odeur de camomille chez moi
dans le début de la soirée. Le rêve dans le cœur de la nuit : A. porte un
manteau bleu superbe, je la croise à la sortie d'un métro, on pleure en
marchant.
Quelqu'un m'envoie à une heure du matin un mms montrant le dos d'un disque avec
quatre petites lignes de poudre blanche. En fait cinq.
J. qui observe ses collègues attentivement :
"I watched her sleep the other
night, she was making little screams, she's so cute."
Publié par arnaultglamorama à 20:57:30 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par arnaultglamorama à 16:19:44 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par arnaultglamorama à 22:12:56 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
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