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Glamorama and more

la musique la nuit

Un conte de noël et un cinéma érotique | 18 mai 2008

Les feux correctement arrangés dans les jardins de la villa Mai sur les hauteurs de Cannes. Je pense très intensément à Pierre Bonnard (le peintre du Cannet  1867-1947) qui aurait détesté ce genre de fête. Oui il faut fêter le film d'Arnaud Desplechin « Conte de Noël » même si je ne suis pas enchanté par celui-ci (papa maman, le frère qui incarne le mal, oui bon, les seins et les jambes et les lèvres fabuleuses de Chiara mais on s'arrête là, il n'y a plus la fougue des parades amoureuses de « Comment je me suis disputé », Arnaud se Olivier-Assayise). Champagne par rivières, hamac géant, attachées de presse en furie, les gens se cachent sous les grandes nappes blanches des tables pour prendre de la drogue (speed majoritairement). La piscine où il ne faut pas tomber.  Les amphétamines qu'il faut refuser. Pas trop de temps pour écrire. Monté les marches bien sûr : petite mécanique bien réglée elle aussi, les filles sont belles et Bono accompagne le président Sean Penn, aussi petit que lui. Au final Cannes est un village des mille et une nuits (lumières partout jusque dans le centre de la nuit et dans le lointain de la mer : les bateaux comme des étoiles).
Valse avec Bashir (Folman): beaucoup à dire, va avoir un prix, passé la journée avec lui, mon meilleur reportage à ce jour (il se finit par la phrase « Regarde on vole », et dans le fond un feu d'artifice fou, merveilleuse terrasse verte du Grand Hôtel).
Serbis
(Mendoza), la scène de fellation du festival, jolies images, se passe dans un cinéma érotique des Philippines.
Gommora (Procacci) : le film qui fait parler de lui, pas vu pas vu.
Le nouveau Woody dans deux heures.

Publié par arnaultglamorama à 13:11:50 dans Glamorama and more | Commentaires (2) |

Les Ray ban et les condoléances | 13 mai 2008

(Love / Alone again or)


Mais pourquoi pas le smoking ? Et les Ray ban ! La vendeuse veut que je reste plus longtemps dans le magasin, elle n'a pas comprit que je savais ce que je voulais, elle tient absolument à me dire que je peux repasser si jamais il faut régler les lunettes, me donne une garantie, fait des courbettes, s'ennuie probablement. Trop négligé les habits, l'allure de manière générale durant pas mal d'années. Oh je n'ai jamais été hippie, mais le style indie a ses limites.
Quelqu'un me dit : « Mes condoléances » au moment de partir pour Cannes. Un autre me demande les noms d'attachées de presse de certains films pour entamer la conversation. Je me souviens que lorsque j'avais quinze ans je regardais à la télévision la montée des marches chaque soir durant quelques minutes et puis j'éteignais, trop passionné à l'époque par le cinéma pour supporter de ne pas être à Cannes durant le festival. Aujourd'hui quoi ? Plus lucide, plus à même d'accepter la fête pour la fête, plus sûr de soi. Et ouvert à la fiction à l'intérieur même de l'existence. On ne va pas vous la faire, vous en êtes là aussi n'est ce pas : le film se déroule partout où vous choisissez de positionner votre corps.
Souvent j'ai envie que A. soit là, vous avez de la chance que votre narrateur se retienne et vous épargne ce qu'il faut bien appeler la mélancolie. La transparence, très peu pour moi, voilà bien un concept des plus médiocres.

Publié par arnaultglamorama à 20:52:52 dans Glamorama and more | Commentaires (4) |

Le badge blanc et les petits cris | 12 mai 2008

(Santogold / You'll find a way)

Ch. Au téléphone :
«-Il ne fait pas beau, tu arrives quand ?
-Mercredi, treize heures trois.
-C'est tard ! Oh la la j'ai un badge blanc ! Merci mademoiselle. Oh, un sac gris ! »
C'est la productrice avec qui je travaille à la radio, elle est dans un autre monde, elle me fait beaucoup rire et aimer le cinéma. Un vrai phénomène. Son vingt quatrième festival. Le badge blanc, c'est le paradis à Cannes, vous allez où vous voulez, quand vous voulez. L'univers vous paraît plus facile.

L'odeur de camomille chez moi dans le début de la soirée. Le rêve dans le cœur de la nuit : A. porte un manteau bleu superbe, je la croise à la sortie d'un métro, on pleure en marchant.

Quelqu'un m'envoie à une heure du matin un mms montrant le dos d'un disque avec quatre petites lignes de poudre blanche. En fait cinq.

J. qui observe ses collègues attentivement :
"I watched her sleep the other night, she was making little screams, she's so cute."

Publié par arnaultglamorama à 20:57:30 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Les plus épaisses forêts et le fracas du tonnerre | 11 mai 2008

(Santogold / Anne)

Ar. après A. ? Vraiment détaché, plongé dans un manuel de stratégie chinois paraît-il. Faut pas chercher à comprendre. Au dessus des plus intrépides, ben voyons. Drogue et alcool oui... On le voit traîner avec des mannequins, super cliché dans les deux sens du terme. Meilleur moyen pour être détesté par tout le monde.

« Dans les occasions où il s'agira d'être tranquille, qu'il règne dans votre camp une tranquillité semblable à celle qui règne au milieu des plus épaisses forêts. Lorsque, au contraire, il s'agira de faire des mouvements et du bruit, imitez le fracas du tonnerre ; s'il faut être ferme dans votre poste, soyez-y immobile comme une montagne ; s'il faut sortir pour aller au pillage, ayez l'activité du feu ; s'il faut éblouir l'ennemi, soyez comme un éclair ; s'il faut cacher vos desseins, soyez obscur comme les ténèbres. »

Publié par arnaultglamorama à 16:19:44 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Roman photo et philosophie de la guerre | 09 mai 2008

Publié par arnaultglamorama à 22:12:56 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

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