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Glamorama and more

la musique la nuit

Un dealer d'Amy Whinehouse et un autre dealer d'Amy Whinehouse | 12 juin 2008

(Santogold / L.E.S Artistes)


Deux des dealers d'Amy Winehouse viennent d'être arrêtés. Ils lui fournissaient cocaïne et MDMA. La chanteuse ne sera pas jugée même si une vidéo circule la montrant fumant une pipe douteuse. La terre continue de tourner sur elle-même et elle décrit des cercles dans l'espace silencieux et spacieux. L'univers poursuit son expansion dans un silence toujours plus grand. On y est : n'est-ce pas la silence qui augmente finalement ?
Troisième épisode des Vieilles Charrues au mois de juillet et vacances le reste du temps. Solidays, My bloody Valentine le 9 juillet, Kings of Leon + Mgmt début juillet aussi, accepter que des gens me demandent de passer des disques derrière une vitre à moitié fumée au milieu de filles qui pèsent quarante sept kilos, dire non aux drogues en tous genres, être à Toulouse quelques jours, Fnac indétendances, Rock en Seine, être au Danemark ou en Italie quelques autres. Voilà pour l'été. Repérable mais pas trop votre narrateur. Et durant ce temps, poursuite effrénée de l'écriture sans pause. Cela s'écrit tout seul. Le nombre de choses seulement abordables du point de vue de l'écriture est saisissant. Il faut vraiment vérifier cette loi. Vous êtes prêts ?

Publié par arnaultglamorama à 22:24:17 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Roberto Benigni et Neuilly | 10 juin 2008

(Love / Bummer in the summer)


Les détails qui ressortent sur la venue de Pete Doherty à Paris la semaine dernière (du sang et beaucoup de drogues). Le type est un junkie qu'il faudrait bannir. P. qui lui dit : « No crack here ! »

Les suites de l'affaire des vélibs / Radiohead. Les gens sont partagés et les avis divergent complètement. Polémique dans le groupe d'amis. Encore d'accord avec T. qui dit prendre la défense des journalistes. Et c'est vrai qu'il faudrait se lever contre cet impérialisme anglais putride. Quelqu'un a-t-il pensé à faire la liste des gens qui se sont pointés devant les bureaux de XXXXX la semaine dernière à bicyclette ?

Très grosse fête hier, imitation de Roberto Benigni en hurlant : « Toi je te fais des bésous, toi yé t'aime yé té fais des bésous aussi ah mais oui yé vous aime... » R. qui s'endort dans les escaliers du club pour se réveiller au petit matin.
Dans la rue la voiture de policiers qui ralentit et roule très doucement en me suivant. Le type au volant à vraiment l'air méchant, il aimerait s'amuser peut être, ou alors il pense que je vais décéder mais il ne sait pas que le Pete Doherty en moi ne naîtra pas. Il baisse la vitre et me dit : « Vous êtes enrhumé ? » (je n'ai pas pris de drogues).

A Neuilly passant près d'un endroit où nous sommes allés deux fois avec A. l'été dernier. La sortie du métro, c'est vraiment étrange comme un souvenir se concentre sur un endroit pas du tout attendu. La sortie du métro où l'on est déjà plus heureux probablement. La sortie du métro où il ne faudrait pas qu'il y ait de souvenir parce que c'est une sortie de métro et parce que c'est loin désormais.

Publié par arnaultglamorama à 22:27:45 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Charlotte et Mathurine | 09 juin 2008

(My bloody valentine / When you sleep)

Que fait-on de nos rêves ? Je ne parle pas d'espoirs, d'envies, de projets. Non, comment faut-il considérer les images nocturnes ?  Ces kilomètres de scènes du milieu du sommeil plus ou moins originales.
Il faut partir, trouver une issue, les monstres les plus incongrus sont à vos trousses, tout est très compliqué, bouché, retardé, mal ajusté, pesant, c'est le trou, la porte dérobée qui se dérobe encore et encore.
Ou bien tout est calme et lumineux, musique, vent frais, matin généralisé, baisers profonds, elle est là, l'a toujours été et son regard est très explicite quant à l'avenir doré, cela glisse sans arrêt et cela file vers la joie.
Mais parfois le rêve sort du schéma. Le petit film n'était pas prévu au programme, on est hors format, il faut utiliser le terme transcendance, est-ce Dieu qui fait des siennes et interrompt le festival ?
L'autre nuit c'est un jeune garçon au milieu d'explosions, de flammes. Il y a un château, il est poursuivi, arrêté par une foule qui le lynche, nez cassé, il hurle, est enfermé, roué de coups. On s'acharne vraiment sur lui et cela dure très longtemps. On est presque dans une agonie. Il sort d'un sous-sol, me regarde, oh la belle métaphore christique, mais oui absolument. Il y a de la musique, je me transforme en larme. Je m'avance vers lui en ressentant une immense peine et lis une phrase écrite dans sa main : « Car Dieu est un homme ». 

Je me rends compte que les filles m'offrent des cadeaux ayant la même thématique. Kate, Pléiade des libertins du dix-septième siècle. Ji, Erotica Universalis, images érotiques  dans l'histoire de l'art. Et I. dont l'âge doit être caché, qui m'envoie par la poste ses sous vêtements.

Hier soir, scène calquée sur le dialogue Don Juan / Charlotte / Mathurine, et cela de manière consciente, en discernant bien chaque étape du texte dans la réalité qui s'engageait.

Publié par arnaultglamorama à 01:08:22 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

i'm good and i'm gone | 07 juin 2008

(Lykke Li / I'm good i'm gone)

Voilà qui est fait : Ana Ivanovic gagne son premier tournoi du grand chelem et devient la première joueuse mondiale. Safina est moins forte en finale, son périmètre de vision semble réduit, elle est toute concentrée sur trois ou quatre mètres carrés. Ivanovic embrasse le terrain, le ciel, déchaînée. Quand elle gagne un point, elle a quatre ans durant deux secondes et tourne sur elle-même (queue de cheval, jupe, sourire). Les deux joueuses ont de grosses frappes c'est entendu mais le temps des sœurs Williams aux gros bras prend fin aujourd'hui. C'est le retour du tennis féminin séduisant et stylé.

Publié par arnaultglamorama à 17:31:46 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Spiritualized et Lautréamont | 05 juin 2008

(Spiritualized / Harmony 2)


Lautréamont quand j'avais dix sept ans et quand j'en aurais soixante dix neuf.

Tous les matins, dans la lumière naissante et devant n'importe quel couleur de ciel :
« Je me figure Élohim plutôt froid que sentimental. »

A se chuchoter dans la plupart des conversations que vous tenez :
« Il n'y a rien d'incompréhensible. La pensée n'est pas moins claire que le cristal. »

A votre sœur ou votre frère :
« La foi est une vertu naturelle par laquelle nous acceptons les vérités qu'Élohim nous révèle par la conscience. »

Dans le temps de la solitude amoureuse : « Les sentiments sont la forme de raisonnement la plus incomplète qui se puisse imaginer. »
Ou bien : « L'amour n'est pas le bonheur. »

Ce soir même :
« Je n'ai pas besoin de m'occuper de ce que je ferai plus tard. Je devais faire ce que je fais. Je n'ai pas besoin de découvrir quelles choses je découvrirai plus tard. Dans la nouvelle science, chaque chose vient à son tour, telle est son excellence. »

Publié par arnaultglamorama à 20:58:30 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

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