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Glamorama and more

la musique la nuit

Le badge blanc et les petits cris | 12 mai 2008

(Santogold / You'll find a way)

Ch. Au téléphone :
«-Il ne fait pas beau, tu arrives quand ?
-Mercredi, treize heures trois.
-C'est tard ! Oh la la j'ai un badge blanc ! Merci mademoiselle. Oh, un sac gris ! »
C'est la productrice avec qui je travaille à la radio, elle est dans un autre monde, elle me fait beaucoup rire et aimer le cinéma. Un vrai phénomène. Son vingt quatrième festival. Le badge blanc, c'est le paradis à Cannes, vous allez où vous voulez, quand vous voulez. L'univers vous paraît plus facile.

L'odeur de camomille chez moi dans le début de la soirée. Le rêve dans le cœur de la nuit : A. porte un manteau bleu superbe, je la croise à la sortie d'un métro, on pleure en marchant.

Quelqu'un m'envoie à une heure du matin un mms montrant le dos d'un disque avec quatre petites lignes de poudre blanche. En fait cinq.

J. qui observe ses collègues attentivement :
"I watched her sleep the other night, she was making little screams, she's so cute."

Publié par arnaultglamorama à 20:57:30 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Les plus épaisses forêts et le fracas du tonnerre | 11 mai 2008

(Santogold / Anne)

Ar. après A. ? Vraiment détaché, plongé dans un manuel de stratégie chinois paraît-il. Faut pas chercher à comprendre. Au dessus des plus intrépides, ben voyons. Drogue et alcool oui... On le voit traîner avec des mannequins, super cliché dans les deux sens du terme. Meilleur moyen pour être détesté par tout le monde.

« Dans les occasions où il s'agira d'être tranquille, qu'il règne dans votre camp une tranquillité semblable à celle qui règne au milieu des plus épaisses forêts. Lorsque, au contraire, il s'agira de faire des mouvements et du bruit, imitez le fracas du tonnerre ; s'il faut être ferme dans votre poste, soyez-y immobile comme une montagne ; s'il faut sortir pour aller au pillage, ayez l'activité du feu ; s'il faut éblouir l'ennemi, soyez comme un éclair ; s'il faut cacher vos desseins, soyez obscur comme les ténèbres. »

Publié par arnaultglamorama à 16:19:44 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Roman photo et philosophie de la guerre | 09 mai 2008

Publié par arnaultglamorama à 22:12:56 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Roman photo et philosophie de la guerre | 09 mai 2008

(Ruth / Roman photo)

On passe dans la philosophie n'est-ce pas ?
Avant de sortir, de rencontrer des gens, de faire des expériences avec de la drogue vous pouvez apprendre par cœur ce passage extrait du chapitre « De la contenance » du manuel « L'art de la guerre » du chinois dont je parlais hier. Encore une fois, il s'agit de faire siennes les paroles du passé (il arrive tout droit du cinquième siècle AVJC), c'est d'une facilité déconcertante avec lui.

« Le potentiel de ces sortes de guerriers est comme celui de ces grands arcs totalement bandés, tout plie sous leurs coups, tout est renversé. Tels qu'un globe qui présente une égalité parfaite entre tous les points de sa surface, ils sont également forts partout : partout leur résistance est la même. Dans le fort de la mêlée et d'un désordre apparent, il s savent garder un ordre que rien ne saurait interrompre, ils font naître la force du sein même de la faiblesse, ils font sortir le courage et la valeur du milieu de la poltronnerie et de la pusillanimité (...) c'est être héros soi-même, c'est être plus que héros, c'est être au dessus des plus intrépides. »

Publié par arnaultglamorama à 21:55:56 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Un fauteuil sombre et un chèque de 185 000 livres | 08 mai 2008

(Eckoleg / bof Viva la muerte)


La semaine prochaine à la même heure ce sera la fournaise de Cannes, le flot de folie, la furie. Pour l'instant c'est le grand calme du soleil, juste derrière les grands rideaux verts et noirs. Rimbaud tout de suite : « Je suis le savant au fauteuil sombre. Les branches et la pluie se jettent à la croisée de la bibliothèque. »
J'aime deviner la lumière, à un mètre de mon bras. Surtout rester caché dans la pénombre, leur échapper. Je comprends que l'on ne puisse pas me comprendre, c'est tout de même un drôle de style de vie. Au final, vous pouvez me définir par la négative. Aucune responsabilité (no child, no animals, quelques amis habitués à mes mises au vert), famille mise à l'écart (là par contre ca coincera toujours, elle ne peut accepter cela la famille, pas possible de concevoir qu'on puisse lui échapper en un clin d'œil), pouvoir réduit (travail à la radio sans conséquences, travail au magazine et sa portée modérée). Le strict minimum donc. En apparence. Sun Tzu immédiatement : « C'est selon les formes que j'établis des plans pour la victoire, mais la multitude ne le comprend guère. Bien que tous puissent voir les aspects extérieurs, personne ne peut comprendre la voie selon laquelle j'ai crée la victoire. »

Il y a cinq filles qui mesurent toutes plus d'un mètre quatre vingt et je me demande par quel arrangement leurs corps prennent place dans la topologie des chambres de cet appartement. Je suis le seul garçon, l'agence ne serait pas contente. Il y a des mails éparpillés qui donnent des endroits et des chiffres et des indications précises sur des modèles de vêtements pour des fittings et des castings. Des chaussures à talons sur le sol par dizaines, autant de bas. Elles mangent des citrons. Ca parle peu, ce qui est très intéressant. On est dans un salon moderne, suite des salons littéraires du dix huitième siècle finalement. De l'esprit européen à l'esprit mondial (Russie en force, Brésil valeur sûre, Angleterre belle surprise). Et la nouvelle littérature est la mode : Il y a des milliers de magazines sur le canapé et sur des étagères blanches qui mettent en scène par exemple des gens qui se masturbent dans des forêts. Ou qui jouent à être Dracula. Ou encore qui posent au bas d'immenses immeubles cubiques.
« Non mais non non, Tokyo c'est clair, ils ne te payent pas. Vraiment gênant d'être aussi grande dans la rue là-bas, non mais non vraiment non. »
Elles sont jalouses de la fille d'Abramowitch, le patron milliardaire du club de football de Chelsea, parce que je leur raconte que papa a fait un chèque de 185 000 livres à CSS et un autre de 185 000 livres aux Klaxons pour qu'ils jouent à la soirée d'anniversaire de ses seize ans.

Publié par arnaultglamorama à 17:41:31 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

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