(Ladyhawke / Paris is burning)
Stéphane Zagdanski est un génie.
Son dernier livre, « Debord ou la diffraction du temps » paru au
printemps dernier chez Gallimard (68-08 stratégie dans le temps) est
fondamental. Guy Debord le seul prince de Mai finalement, quittant l'Odéon quelques
jours après l'avoir investit, les situationnistes ont tout compris.
Debord : « Un comité
situationniste usurpe deux jours la Sorbonne et y dément sept siècles de
sottises ». Il pense que la révolution a ses chances. La France peut
tomber sous le coup de Mai et il prédit que les troupes de l'Otan vont devoir
entrer en France. C'est la guerre.
La guerre, c'est maintenant, il y a quarante ans, demain, après demain, partout
tout le temps : l'Histoire se joue dans la joie. Zagdanski met bien valeur
le rôle du jeu dans l'œuvre ET le comportement de Debord.
Que veulent les situationnistes ? « Parcourir en une nuit plusieurs
quartiers de Paris pour s'enivrer de bar en bar et en y faisant d'incongrues
rencontres », « construire toute une ville pour y faire l'amour à une
seule fille ».
-Tu fais quoi au juste en ce moment ?
-Je construis une ville.
-Ah, tu te lances dans le bâtiment, c'est bien, c'est beau. Une ville spéciale ?
-Elle sera vide et sa seule utilité sera de pouvoir y faire l'amour avec une
fille.
-Ok.
-...
-Si tu as toute une ville à ta disposition, tu peux t'organiser pour que chaque
coin soit une nouvelle conquête, non ?
-Une ville entière pour une seule fille.
Ouuuuuuuuuuuuuh un taj mahal à l'envers, à l'intérieur de la vie !!! Oui oui oui !!!
Et l'embarras sexuel généralisé n'a pas de place ici : « Etre libre sexuellement, cela implique d'avoir en permanence un accès ouvert à sa propre singularité langagière - y compris quand on dort, quand on se tait, quand on regarde, quand on écoute, quand on lit... »
Publié par arnaultglamorama à 20:22:25 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Chose promise chose due, micro itw de Pete Doherty le 17 juillet dernier, bonheur d'avoir pu lui dire qu'on s'en fout qu'il soit sobre ou pas, la question comme toujours est celle de la poésie et sur Rimbaud il reste silencieux.
Publié par arnaultglamorama à 19:29:35 dans Glamorama and more | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par arnaultglamorama à 23:43:22 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
(CSS / Left behind)
Ce n'est pas du tout prévu ce
rebond en dehors de la société. Depuis le temps que j'écris ce blog, il y en a
eu des incompréhensions, des différends, des attaques. Mais quoi ? Je suis
toujours là, les lecteurs sont de plus en plus nombreux, je les bénis du fond
de l'été. Et les ennemis sont très utiles ! Bien choisis ! Triés sur
le volet ! Prospérité ! La meilleure connivence est celle des
inconnus. Ce n'est pas du tout prévu. Bienvenue aux nouveaux, sourire au nouvelles.
Adieu aux partants, clin d'œil aux partantes. On aurait plutôt tendance à
penser que l'on va vers la fermeture, le narrateur est assez précis sur ses
sentiments envers une fille prénommée A. comme s'il ne se faisait pas à la
réalité, tout cela n'a aucun sens (tête de mes amis choqués, leur ton surpris,
ils estiment que c'en est assez désormais, CSS fait même Left behind pour moi...),
on se croirait parfois dans une chronique people et on nous promet une
interview de Pete Doherty que l'on ne voit pas venir , mais pas du tout, non
non, nous n'y sommes pas, enfin pas vraiment...
A la télévision ce soir un reportage sur le rocher. Oui le rocher, le seul vrai
rocher de la terre, la rocher monégasque. Albert, Caroline, et Stéphanie.
Images de cette dernière lors de l'enregistrement de « Comme un ouragan ».
On est dans le cœur du cœur des années 80, tout est permis et rien n'a de sens.
Cheveux courts, androgyne, malicieuse. Elle porte un tee shirt d'une équipe de
sport automobile. Et là tout revient, fiou fiou petite madeleine au tournant de
l'été ! J'ai déjà vu ce tee shirt quelque part bon sang ! Ultra
ringard, blanc avec des logos colorés. Le prince Reignier n'est pas du tout d'accord
que sa fille se lance dans la chanson, tout cela est très déplacé. Qu'elle
porte ce tee shirt l'est encore plus si on y pense. Elle sort avec Paul
Belmondo qui est pilote à l'époque et lui-même est entraîné par mon père.
Voilà, c'est le même tee shirt que celui de mon père. C'est bien elle dans la
passé qui se cache dans le camion de l'équipe pendant que je fais du vélo sur
la piste. Elle est gentille et fait de très bons sandwichs. On dirait un garçon
et quand elle parle c'est à voix basse. Je ne comprends pas très bien pourquoi
elle se cache jusqu'à ce que ma mère me dise que c'est une princesse. Elle ne
joue pas avec moi mais je crois que je m'en fiche. Elle est très amoureuse du
pilote même s'il n'a pas de très bons résultats (elles sont toutes amoureuses
du pilote de toute façon, quel que soit son classement).
La fille au prénom de nectarine, ses propositions de l'été, ses cheveux de plus en plus blonds.
Publié par arnaultglamorama à 01:21:22 dans Glamorama and more | Commentaires (3) | Permaliens
R. me raconte ses expériences
sous kéta. Accroché à une rambarde pendant trente minutes et ayant peur de
tomber dans le vide tout en tenant une conversation censée et plus tard voyant
un « squelette gentil » qui suit ses ordres : faire un sourire,
danser, prendre une allure effrayante, s'approcher, s'éloigner et puis finalement
il lui dit de filer, de dégager. Et le squelette part dans la nuit. Comme si la
vision en question était apprivoisée, se pliant à chacune de ses demandes.
Toulouse quelques jours pour les contingences familiales, la grande roue qui
tourne toujours, les enfants qui grandissent, beaucoup de bruit. Piscine avec
mes sœurs de plus en plus belles. Grande promenade dans la ville qui m'a vu
naître. Pour vraiment apprécier cette ville il faut en être parti, j'en fais la
preuve. L'air est puissant, resserré au fond de l'être. Escale à Bordeaux où la
Garonne est violette car elle sait qu'elle va entrer dans l'océan. Elle se
prépare de l'intérieur. A Toulouse elle est gris métal, rose ou blanche, encore
jeune. De toute façon le plus beau fleuve français, il n'y a là-dessus aucun
doute.
Publié par arnaultglamorama à 23:46:38 dans Glamorama and more | Commentaires (1) | Permaliens
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