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Glamorama and more

la musique la nuit

Stephane Zagdanski et la construction d'une ville | 07 août 2008

(Ladyhawke / Paris is burning)

Stéphane Zagdanski est un génie. Son dernier livre, « Debord ou la diffraction du temps » paru au printemps dernier chez Gallimard (68-08 stratégie dans le temps) est fondamental. Guy Debord le seul prince de Mai finalement, quittant l'Odéon quelques jours après l'avoir investit, les situationnistes ont tout compris.
 Debord : « Un comité situationniste usurpe deux jours la Sorbonne et y dément sept siècles de sottises ». Il pense que la révolution a ses chances. La France peut tomber sous le coup de Mai et il prédit que les troupes de l'Otan vont devoir entrer en France. C'est la guerre.
La guerre, c'est maintenant, il y a quarante ans, demain, après demain, partout tout le temps : l'Histoire se joue dans la joie. Zagdanski met bien valeur le rôle du jeu dans l'œuvre ET le comportement de Debord.
Que veulent les situationnistes ? « Parcourir en une nuit plusieurs quartiers de Paris pour s'enivrer de bar en bar et en y faisant d'incongrues rencontres », « construire toute une ville pour y faire l'amour à une seule fille ».

-Tu fais quoi au juste en ce moment ?
-Je construis une ville.
-Ah, tu te lances dans le bâtiment, c'est bien, c'est beau. Une ville spéciale ?
-Elle sera vide et sa seule utilité sera de pouvoir y faire l'amour avec une fille.
-Ok.
-...
-Si tu as toute une ville à ta disposition, tu peux t'organiser pour que chaque coin soit une nouvelle conquête, non ?
-Une ville entière pour une seule fille.

Ouuuuuuuuuuuuuh un taj mahal à l'envers, à l'intérieur de la vie !!! Oui oui oui !!!

Et l'embarras sexuel généralisé n'a pas de place ici : « Etre libre sexuellement, cela implique d'avoir en permanence un accès ouvert à sa propre singularité langagière - y compris quand on dort, quand on se tait, quand on regarde, quand on écoute, quand on lit... »

Publié par arnaultglamorama à 20:22:25 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Pete et Rimbaud | 05 août 2008

Chose promise chose due, micro itw de Pete Doherty le 17 juillet dernier, bonheur d'avoir pu lui dire qu'on s'en fout qu'il soit sobre ou pas, la question comme toujours est celle de la poésie et sur Rimbaud il reste silencieux.

Publié par arnaultglamorama à 19:29:35 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

Shazam et The Konki Duet | 02 août 2008

(The Strokes / You talk way too much)

On est passé de l'autre côté. Pete Doherty a finalement raison, l'humanité est un carnage absolu : le logiciel Shazam pour Iphone est la première manifestation de la prise en main de la technique sur l'ensemble du vivant. Téléchargé en quelques secondes via Itunes, Shazam reconnait et identifie les morceaux de musique qui vous entourent. Qu'on se mette bien d'accord : un téléphone vous dit en quelques secondes le morceau qui est en train de passer dans une publicité à la télévision, à la radio, dans un film...Il suffit de tendre le téléphone vers la source musicale et voilà l'interprète, le titre, l'album de la chanson qui s'affichent au creux de votre main. Je ne comprends pas comment cela est possible, je pense que j'aurais pu devenir fou à lier si je n'avais pas écrit ce post ce soir pour raconter cela. Comment peut-on accepter qu'un téléphone voie à travers votre mémoire, qu'il furète ainsi avec autant de facilité ? Ce n'est même pas une peur, c'est une vraie terreur.
On va encore me reprocher de voir dans un détail que l'on qualifiera d'anodin et de moderne un résumé de l'univers mais enfin...

Flèche d'Or concert de The Konki Duet, sortes de Au Revoir Simone moins jolies et à base de violoncelle synthé guitare. C'est lent et doux mais un peu lassant au final. Belle reprise de Visage « You fade to grey » transformé en « Il fait tout gris ». La guitariste tente quelques notes plus rapides et lorsqu'elle arrive backstage doit écouter très vite Cypress Hill.
I am un chien décliné à volonté et qui finit par I am ta mère.
Excellents I love my neighbours.
Grande lâcheté envers la fille au prénom de nectarine, le genre de truc qui aboutit à la chanson des Strokes.

Publié par arnaultglamorama à 23:43:22 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Stéphanie de Monaco et un tee shirt blanc | 31 juillet 2008

(CSS / Left behind)

Ce n'est pas du tout prévu ce rebond en dehors de la société. Depuis le temps que j'écris ce blog, il y en a eu des incompréhensions, des différends, des attaques. Mais quoi ? Je suis toujours là, les lecteurs sont de plus en plus nombreux, je les bénis du fond de l'été. Et les ennemis sont très utiles ! Bien choisis ! Triés sur le volet ! Prospérité ! La meilleure connivence est celle des inconnus. Ce n'est pas du tout prévu. Bienvenue aux nouveaux, sourire au nouvelles. Adieu aux partants, clin d'œil aux partantes. On aurait plutôt tendance à penser que l'on va vers la fermeture, le narrateur est assez précis sur ses sentiments envers une fille prénommée A. comme s'il ne se faisait pas à la réalité, tout cela n'a aucun sens (tête de mes amis choqués, leur ton surpris, ils estiment que c'en est assez désormais, CSS fait même Left behind pour moi...), on se croirait parfois dans une chronique people et on nous promet une interview de Pete Doherty que l'on ne voit pas venir , mais pas du tout, non non, nous n'y sommes pas, enfin pas vraiment...

A la télévision ce soir un reportage sur le rocher. Oui le rocher, le seul vrai rocher de la terre, la rocher monégasque. Albert, Caroline, et Stéphanie. Images de cette dernière lors de l'enregistrement de « Comme un ouragan ». On est dans le cœur du cœur des années 80, tout est permis et rien n'a de sens. Cheveux courts, androgyne, malicieuse. Elle porte un tee shirt d'une équipe de sport automobile. Et là tout revient, fiou fiou petite madeleine au tournant de l'été ! J'ai déjà vu ce tee shirt quelque part bon sang ! Ultra ringard, blanc avec des logos colorés. Le prince Reignier n'est pas du tout d'accord que sa fille se lance dans la chanson, tout cela est très déplacé. Qu'elle porte ce tee shirt l'est encore plus si on y pense. Elle sort avec Paul Belmondo qui est pilote à l'époque et lui-même est entraîné par mon père. Voilà, c'est le même tee shirt que celui de mon père. C'est bien elle dans la passé qui se cache dans le camion de l'équipe pendant que je fais du vélo sur la piste. Elle est gentille et fait de très bons sandwichs. On dirait un garçon et quand elle parle c'est à voix basse. Je ne comprends pas très bien pourquoi elle se cache jusqu'à ce que ma mère me dise que c'est une princesse. Elle ne joue pas avec moi mais je crois que je m'en fiche. Elle est très amoureuse du pilote même s'il n'a pas de très bons résultats (elles sont toutes amoureuses du pilote de toute façon, quel que soit son classement).

La fille au prénom de nectarine, ses propositions de l'été, ses cheveux de plus en plus blonds.

Publié par arnaultglamorama à 01:21:22 dans Glamorama and more | Commentaires (3) |

Toulouse et la kétamine | 28 juillet 2008

(Primal Scream / Beautiful summer)

 

R. me raconte ses expériences sous kéta. Accroché à une rambarde pendant trente minutes et ayant peur de tomber dans le vide tout en tenant une conversation censée et plus tard voyant un « squelette gentil » qui suit ses ordres : faire un sourire, danser, prendre une allure effrayante, s'approcher, s'éloigner et puis finalement il lui dit de filer, de dégager. Et le squelette part dans la nuit. Comme si la vision en question était apprivoisée, se pliant à chacune de ses demandes.

Toulouse quelques jours pour les contingences familiales, la grande roue qui tourne toujours, les enfants qui grandissent, beaucoup de bruit. Piscine avec mes sœurs de plus en plus belles. Grande promenade dans la ville qui m'a vu naître. Pour vraiment apprécier cette ville il faut en être parti, j'en fais la preuve. L'air est puissant, resserré au fond de l'être. Escale à Bordeaux où la Garonne est violette car elle sait qu'elle va entrer dans l'océan. Elle se prépare de l'intérieur. A Toulouse elle est gris métal, rose ou blanche, encore jeune. De toute façon le plus beau fleuve français, il n'y a là-dessus aucun doute.

Publié par arnaultglamorama à 23:46:38 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

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