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Glamorama and more

la musique la nuit

Baisse du taux de naissance masculine et réforme des retraites | 29 mars 2008

(Vampire Weekend  / A-Punk)

Grosses négociations sur les retraites. Xavier Bertrand versus Bernard Thibaud. Ca va chauffer, chacun aiguise ses arguments, tout le monde s'aime très fort car tout le monde a besoin d'un ennemi. Tout étant déjà réglé avant que la bataille ne commence, on sait comment cela va se terminer : la réforme va passer avec une augmentation de salaire pour les fonctionnaires. C'est entendu. Comme dans une guerre, on peut déduire la conclusion en regardant les forces en présence et en déduisant les leçons du passé. Il ne reste plus qu'à parader et à se réunir pendant des heures et des heures mais elle m'a mit la fièvre.
Mais il va falloir faire avec la coupe de cheveux du syndicaliste. Bernard Thibaud porte ces sortes de rouflaquettes très épaisses, sa chevelure est un casque touffu impressionnant. Très dur de se concentrer et de suivre une conversation en face de lui. Les conseillers du ministre rient sous cape, ils se font passer des notes discrètement durant les réunions de travail. « Non mais sérieux, ca a poussé depuis le mois dernier, non ? »
« Tu crois que c'est REEL ? »
« Attention il arrive, ne pas rire(demande expresse du ministre). »
« Prochaine pause à 16h, j'essaie de prendre une photo de près discrètement. A plus. Bisous. »

Attention alerte mondiale. Nous n'en sommes qu'au début mais il faut s'alarmer, lever des foules et des fonds : les hommes ne naissent plus. Il y a de moins en moins de naissances mâles. Dans un village de l'Ontario, les produits chimiques de l'eau et de l'air ont pour conséquence une chute incroyable du taux de natalité de bébés garçons. Tenez-vous bien il y a 40 pour cent de garçons seulement. C'est la crise, c'est le scandale, les grands-mères , les sœurs, les mères, les patronnes, les employées, les artistes témoignent, pleurent, se laissent interviewer à la chaîne sur toutes les chaînes. Cette réserve d'indiens est un exemple de ce qui va se passer dans le monde entier. Toujours plus de filles, disparition progressive des garçons. Comment va-t-on s'organiser ? L'humanité est en péril, c'est une affaire d'une gravité absolue, bien plus importante que les émissions de gaz à effet de serre !
Nous avons là le thème d'une future guerre planétaire. Contrôle renforcé des naissances, militarisation des accouchements, protection rapprochée des femmes ayant mis au monde un ou plusieurs garçons. Organisation de réunions de masturbations masculines gigantesques (réquisition du Stade de France, pornographie intensive avec achats de films et de magazine par des associations féminines et des OMG) pour récupérer et glacer des centaines de milliers de litres de sperme. Création ainsi d'une banque mondiale du fluide sous l'égide de l'ONU, basée dans un endroit secret et ultra protégé pour éviter attaques terroristes et nihilistes

Publié par arnaultglamorama à 14:41:56 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Aragon et le printemps dans le monde | 25 mars 2008

Vous êtes bien heureux de venir ici. Vous vous en félicitez à chaque fois. Et pourtant impossible de faire partager ce blog à vos amis. Je ne suis pas une bonne fréquentation. Vous avez bien conscience qu'on ne peut se rencontrer que dans ces pages. Dans la vie sociale je vous serais invisible. Saoul, drogué, incapable de tenir une conversation, inaccessible dans un sens. Pas le gendre idéal. Instable. Capable de partir à tout moment. Pas possible d'avoir confiance en moi. Se comptent sur les doigts de la main ses amis. Hypocrite, neutre, insensible (sauf pour A. murmurez-vous, posts à l'appui). Pas tout à fait en place. Trop jeune ou trop vieux. Pas vraiment un ami. Faux sociable, tout dans l'apparence. Et puis vraiment trop compliqué et pas assez précis. Manquent les détails. L'enfance, l'adolescence, les vrais métiers, la formation putain. Branleur invétéré très probablement. Voit des étoiles dans les nuits de la ville alors qu'il n'a pas vu l'horizon depuis des années. Traite les filles comme des objets. Incapable de se rappeler d'une setlist et de la donner à ses lecteurs. Bon sang les Teenagers on attend encore. A trahi des dizaines de gens jusqu'à maintenant. Est loin de sa famille et ne s'en plaint même pas. Impossible de lui donner sa confiance. Est très approximatif. Tend à s'éloigner de tout ce qui peut être considéré comme une famille. Irrécupérable pour la politique et pourtant pas con. Pourrait être utile au parti (de droite ou de gauche). Dit qu'il a tout lu mais garde ce tout là pour lui. Comportements à risque dus à des excès en tous genres (regardez ces cicatrices : poignet droit, arcade, milieu du nez). Traîne dans un milieu qui sent la solitude des lendemains de fête, on n'y croit pas du tout à la fête, ca n'existe pas, ca doit tomber, il doit y avoir une faille.

Cette phrase d'Aragon : « J'en étais là de ces considérations lorsque, sans que rien n'en eût laissé présager l'approche, le printemps entra dans le monde. »

Publié par arnaultglamorama à 19:19:20 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Raphael et une pom pom girl | 23 mars 2008

Il n'y a aucune raison pour que j'aime le nouvel album de Raphael. On est en pleine varièt, chanson française, on est dans la tradition, il est millionnaire, disque d'or à chaque coup, la grosse machinerie. Sauf que le type, on ne sait comment, arrive à vous placer dans ses chansons, directement. Les morceaux tiennent la route, c'est le cas de le dire. Je raconte à Kate que les étudiants de 2070 feront des thèses intitulées « Le thème de la route dans l'œuvre de Raphael (2000 / 2025) » ou « Raphael : le chanteur qui voyage dans sa tête, étude approfondie de l'évasion dans sa discographie ». C'est une vraie obsession en effet chez lui. Tous les titres de « Je sais que la terre est plate » sont en rapport avec ca.
J'aime bien « Le petit train » :
« Je me fous du vent qui vient, qui va. Je me fous de la vie qui finit ou pas. Je me fous de tes histoires de cinglé. Je me fous qu'il pleuve par le toit. Je me fous du malheur, du bonheur, de la joie et de tout ce temps qui s'en va. Je me fous des chansons tristes. Des clés qui ouvrent les serrures. Je me fous du karma, des étoiles, du soleil déglingué, des jours sans lendemains. »
Ne vous moquez pas de moi, je trouve que ca fonctionne. Et au lieu d'écouter le disque de jazz pour une itw que je fais demain, c'est Raphael qui chante sans arrêt qu'il se fout (comme moi) du karma, des étoiles, du soleil déglingué, des jours sans lendemain.

Merveilleux texto de A. dans l'après midi : « Il neige ». C'est tout et c'est parfait.

Alors alors The Teenagers ? Oui ou non ? Hype hype ? Hold up hold up ?
Ils jouent peut être 7 morceaux, c'est court. Ils disent « On a pas d'autre morceaux « . Et pour le rappel ils rejouent donc « Homecoming ». La semaine dernière j'ai pris l'avion pour San Diego, je suis allé voir ma tante. Le premier jour, j'ai rencontré sa belle-fille canon. C'est une pom pom girl, elle est vierge et très bronzée. Je pense qu'elle revenait d'un match parce qu'elle portait ces stupides pompoms. Le deuxième jour je l'ai baisée. Et c'était sauvage. C'est une belle salope.
La scène est envahie sur demande du groupe. Les trois garçons sont accompagnés d'une guitariste et d'une batteuse brune sauvage et canon.

Publié par arnaultglamorama à 19:17:08 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

The Gossip et The Kills | 20 mars 2008

Je délègue. Je n'aime pas The Gossip ni The Kills mais le style de S. est bon, non ? :

"C'était l'orgie laisse béton on a fait la guerre pendant 4 heures. Je suis sortie j'avais plus de force et on était encore dans un trip bizarre. En gros ça a commencé très gentiment avec les pete and the pirates, c'était bon enfant. Ensuite, les Blakes sont entrés et ont carrément imposé la tonalité rock'n rollée. Jeux de rôle de mauvais garçons et tout le tralala. Leur son était vraiment pas mal. Ensuite ... Les Kills qui entrent sur scene avec URA FEVER histoire de bien nous mettre en bouche. On était tout devant dans la fosse, c'était la guerre, ça pogotait, ça sautait, ça s'évanouissait, c'était magique. Ensuite pour le bouquet final la magnifique Beth est arrivée et a buté tout le monde avec son Kalashnikov vocal laisse béton... Ils ont joué pendant 1h30 environ, elle a fait monter les gens sur scène, elle est venue dans la fosse, elle nous montrait son cul, nous faisait des performances vocales à couper le souffle, c'est une magicienne. Et pour bien m'achever, Kate Moss était sur le côté pendant les Gossip avec Jamie H à danser comme une malade et boire des coupes ... Trop heureuse de la voir, je suis fan. Fin voila, en gros c'était géant, j'ai pas vu les 4 heures passer, j'ai jamais vu l'olympia dans un état pareil, Beth a tout défoncé...."

Publié par arnaultglamorama à 17:46:02 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Le jardin d'acclimatation et la Scala | 16 mars 2008

Dans un petit théâtre digne d'un Walt Disney au cœur du jardin d'acclimatation dans le bois de Boulogne, petit concert de Bertrand Burgalat et projection de deux films géniaux, un Resnais (un film d'entreprise, commande de Pechiney, sur le plastique), un doc sur une surboum à Paris en 1962 (danses exceptionnelles, minimales, les années 60 pour toujours, looks parfaits). Pas mal d'argent dépensé par une chaîne du câble pour présenter la carte blanche cinéma réalisée par ma productrice à la radio sur Burgalat. Il porte exactement le même costume que mon père lors du mariage de mes parents en 1977. Bleu clair et cintré.

Truskel scala pourripourri, la trilogie du samedi soir. La Scala comme le refuge ringuard extrême. Les filles qui dansent parraissent sorties de Borat, en gros ce sont toutes vos sœurs et ce sont des prostituées et elles sont blondes et grosses et elles dansent sur une piste à moitié vide devant un écran géant au million de pixels jaunes, rouges et bleus comme dans le « Crystal » de New Order (http://www.youtube.com/watch?v=sBpj5_W-TpY)

Comme je suis sous antibiotiques et que je bois de l'alcool par nihilisme le monde s'en trouve changé. L'univers est un clip tourné caméra au poing. Plan séquence d'une nuit :
Mon bonnet rivé sur la tête pour éviter une plus grande infection, devant l'entrée avec trois filles délurées. L'une vient voir son copain jouer (et oui la crédibilité rock en devenir de la Scala, grosse affaire), une autre veut s'amuser et la dernière vient de passer devant le magasin d'une marque de luxe pour laquelle elle travaille.
Pris en photo (numérique Sony) par des japonais qui n'ont pas compris que je me moquais de leurs ponchos au milieu de la piste de danse eighties à mort à mort.
Pris en photo (Polaroid) avec une barrette Hello Kitty sur le bonnet et trois doigts aux ongles vernis rouge ou bordeaux des filles se baladant sur mon visage.
Pris en photo (numérique téléphone mobile Samsung) avec l'une d'entre elles qui me dit qu'elle n'est pas vraiment juive mais qu'elle veut l'être (elle fait des prières et m'invite pour Pessah)
Cigarette sur le trottoir, le videur fait une petite croix noire sur les mains de ceux qui rentreront à nouveau. « Comme cela on est tous fans de Justice – - Pourquoi tu me parles de justice toi? Je t'ai dis que tu pouvais rerentrer après putain ! »
Devant la comédie française, se dirigeant vers le Paris Paris, votre narrateur pense à A., à Claudel et à La Fontaine. Joli flashback sur les fauteuils rouges, cheveux blonds de A.
Visages outrés par l'odeur de vomi à l'intérieur du PP.
Visages effarés par la house pitoyable du dj.
Visages souriants rendant un hommage appuyé à la vodka, au champagne, à la fraise et à la framboise.
S. : « Je veux une piscine !!! » (Champagne glaçons à foison).
Le gamin de 17 ans qui ressemble à Raphael : « Tu sais moi la coke j'ai commencé quand j'avais 12 ans alors... »

Et tout cela justifié, amplifié et grossi par l'analyse Heiddegerienne, impossible à rendre dans le clip.
« L'horizon le plus proche à tenir prêt en vue de l'analytique du Dasein réside dans sa quotidienneté moyenne ».
« La quotidienneté moyenne du Dasein ne doit pas être prise comme un simple « aspect ». En elle aussi, et même dans le mode de l'impropriété, réside a priori la structure de l'existentialité. En elle aussi il y va pour le Dasein d'une certaine manière de son être auquel il se rapporte sur le mode de la quotidienneté moyenne et quand bien même ce ne serait que sur le mode de la fuite devant soi et de l'oubli de soi. »

Publié par arnaultglamorama à 13:21:39 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

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