(Ruth / Roman photo)
On passe dans la philosophie n'est-ce
pas ?
Avant de sortir, de rencontrer des gens, de faire des expériences avec de la
drogue vous pouvez apprendre par cœur ce passage extrait du chapitre « De
la contenance » du manuel « L'art de la guerre » du chinois dont
je parlais hier. Encore une fois, il s'agit de faire siennes les paroles du
passé (il arrive tout droit du cinquième siècle AVJC), c'est d'une facilité
déconcertante avec lui.
« Le potentiel de ces sortes de guerriers est comme celui de ces grands arcs totalement bandés, tout plie sous leurs coups, tout est renversé. Tels qu'un globe qui présente une égalité parfaite entre tous les points de sa surface, ils sont également forts partout : partout leur résistance est la même. Dans le fort de la mêlée et d'un désordre apparent, il s savent garder un ordre que rien ne saurait interrompre, ils font naître la force du sein même de la faiblesse, ils font sortir le courage et la valeur du milieu de la poltronnerie et de la pusillanimité (...) c'est être héros soi-même, c'est être plus que héros, c'est être au dessus des plus intrépides. »
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(Ride / Black nite crash)
J'aime beaucoup cette chanson. Du coup, je la traduis.
C'est le morceau qui ouvre le dernier album « Tarantula » du groupe
anglais Ride, en 1996. Un des chanteurs, Andy Bell, est aujourd'hui bassiste d'Oasis.
Un peu désabusés, mais de belles images et une belle phrase finale. C'est bien
entendu mieux en anglais.
Je vois les filles tousser, elles ne mangent pas assez
Quand elles dorment, elles rêvent de mourir
Je t'ai vue au coin de la rue, un couteau de boucher à la main
Ton copain courant en rond, à la recherche d'une sage femme
Tout le monde a la même maladie, c'est d'accord
Tout le monde vit à genoux, c'est d'accord
Cogné contre un bossu grossier
Qui a gagné un million en travaillant sur un yacht
Il fait ce qu'il veut sans jamais se faire prendre
Il regarde la lune, mais c'est moi l'astronaute
Tout le monde regarde quand il y a un accident, c'est d'accord
Tout le monde a besoin d'un peu d'argent, c'est d'accord
Au point du jour le couteau à cran d'arrêt fait mal au ventre
Je vais voir un type qui serre la main comme un serpent à sonnette
Je marche comme si j'allais vers une ascension
Je disparais dans la ville comme une pièce dans un jeu d'arcade
Tout le monde a la même maladie, c'est d'accord
Tout le monde vit à genoux, c'est d'accord
Publié par arnaultglamorama à 17:15:49 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
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