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Glamorama and more

la musique la nuit

Robert Smith et une tête contre la porte | 22 août 2006

A propos de The Cure justement, je tombe sur ces démos de Robert Smith pour l'album "The Head On The Door" (vous avez vu comme je mets des majuscules !). Ce que vous écoutez à l'instant est à la base du tube planétaire Inbetween Days, fait à la maison, home demo quoi. Et comme je rajoute pas trop de texte vous pouvez à loisir déguster même si c'est plein de défauts c'est normal c'est une démo les cocos. Le riff qui souffle sur "go on go on just walk away..." apparaît semble t'il dans une version ultérieure. On le sent pointer son nez quand même, c'est tout près.

Texto de E. : "(mon prénom) tu me manques."



Autre de Lo. : "L'élitisme est une qualité. Je suis une garce, donc je suis élitiste."

Publié par arnaultglamorama à 21:35:23 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Lucas Cranach et le vernis noir | 22 août 2006

Il y a des filles qui sont beaucoup trop élégantes pour être des personnages. Bien sûr vous en avez croisé dans les bons romans de Philip Roth ou Milan Kundera, vous connaissez cela par coeur. Ca se passe toujours dans une ville immense, la fille est très cultivée on dirait que c'est la conséquence de cette élégance. Le héros va être obnubilé par elle (quelle erreur !). La plupart des mauvais écrivains (beaucoup) parlerait de ses gestes, de sa posture en utilisant le terme "ineffable" (Quelle erreur ! Tout peut être dit).
Moi, rien ne m'échappe. Donc quand une fille comme ca est dans les parages vous le savez de suite, ca s'impose. La place se fait autour du corps en question. Les garçons sont subjugués, ils se mettent près d'elle en ayant l'impression qu'ils vont être plus beaux. Les filles se mettent à la détester très rapidement, disent qu'elle est trop ou pas assez, elle inventent des histoires pas possibles, la poussent discrètement loin des dancefloors, récupèrent leur petit copain, le font boire, essayent de détourner leurs regards absents, vont même jusqu'à accepter qu'il prenne de la coke ce soir.
"Et moi bien sûr j'me suis pas rendue compte, qu'il regardait par dessus mon épaule, cette fille lui a fait le coup du sang chaud, la calypso, besame mucho, vertige des pays chauds, il disait let's go, j'ai besoin d'autre chose, la calypso..."
C'est drôle d'ailleurs comme on (on c'est la foule) va directement penser que cette fille est étrangère, c'est pas possible qu'une fille d'ici soit aussi belle, il y a le feu dans la maison mère, il faut trouver une explication. Espagnole ? Polonaise ? Italienne ? Cubaine ? Il y a bien une raison pour laquelle elle porte ces vêtements rouges, ces bottes là...Ou alors on ne voit pas bien mais elle doit être rousse, c'est le détail qui doit nous faire focaliser ainsi. Ca y est on nous refait le coup de Lucas Cranach (bon dessinateur mais pote de Luther, dommage...) le truc spécial de la rousse, la fille qui sort de l'adolescence et qu'on va retrouver dans tous ses tableaux, des Vénus dans la forêt, des Eve cachées dans les buissons, des portrais d'aristocrates allemandes qui ne se reconnaissent pas tant il est incapable de les rendre reconnaissables, il exécute toujours la même fille, c'est à chaque fois ce même regard pervers, en coin, encore cette coiffe haute, ce long corps qui n'en finit pas (maniérisme allemand).
Pas du tout, elle n'habite pas si loin que ca de Paris. C'est vrai elle très jeune. Et non elle n'est pas rousse. On comprend les jaloux de tous poils, oui c'est vrai que la beauté procure calme et facilité, tout le contraire des filles pas si jolies que ca qui tout de suite vont s'installer, vouloir regarder un DVD, préférer que vous commandiez à manger plutôt que de sortir au restaurant. Vous parler de leur boulot qui les fatigue au bout du troisième rendez vous. Mais enfin quoi ? Vous préférez quoi ? Ecrivez moi, faites des schémas, explications à l'appui...
Je peux vous dire ce que vous pouvez faire avec la muse de Cranach : écouter du bon rock (Futureheads, Spiritualized, Editors). Se laisser mordre et griffer jusqu'au sang (ce n'est qu'un jeu). Pas besoin de fusion, pas de vagues, pas de sentiment déplacé, de l'air ! Et puis notez bien dans votre cerveau les détails qui vous enchantent : les seins blancs et durs, le maquillage qui tient jusqu'au matin sur une peau jeune, le vernis noir...

(Il ne cesse de parler de vernis dans ce blog ce type, faut vraiment qu'il se fasse soigner, complètement à l'ouest, indécrottable, paranoïaque, fétichiste de base, incapable de nous donner les détails minimums sur sa propre personnalité, ni son âge, ni son travail exact, ses revenus, sa famille...je l'enlève de mes favoris, ca suffit les conneries, c'est sûr c'est sympathique quand il parle de Beyonce, moi je vois bien de quoi il parle, ce qu'il aborde quoi, tu vois ? mais les descriptions à n'en plus finir de soirées vides comme le cerveau de Paris Hilton merci bien...sans compter ces filles qu'il invente à chaque fois, c'est un obsédé total, il invente je te dis, il fantasme en direct et tu voudrais que je cautionne tout ce charabia ? Vernis noir, vernis noir, vernis noir encore une gothique à deux balles oui, doit avoir dix sept ans la nenette, doit écouter Cure en boucle, vraiment n'importe quoi...)

Publié par arnaultglamorama à 18:54:32 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Liliy Allen et TTC | 19 août 2006

Ca vous est déjà arrivé d'être persuadé que la chanson de TTC "Dans le club" avait été composée pour la soirée où vous vous trouvez ?
Ce titre est une vague qui se lève dans la fumée, qui roule entre les cous et les culs, pousse votre petite amie contre une autre fille et les fait s'embrasser à pleine bouche, inonde d'ondulations la foule tout à coup compacte et s'étend jusqu'au confins de la boîte où il est joué (par confins entendez les toilettes la plupart du temps où, la plupart du temps de nos jours, se pressent les gens aux envies pressentes...de drogue).
Luz aux platines est impeccable, pas dans une grand forme non plus, c'est pas dans mes habitudes de donner une fausse info mais même si je l'ai pas recoupée il semble bien que votre DJ favori et votre dessinateur préféré soit passé à côté de la mort deux fois en deux jours à Bénicassim pour des causes de "problème cardiaque". Toutes les filles sont belles, encore plus belles qu'avant l'été, elles sont toutes plus jeunes aussi, il y en a même qui ont dix sept ans (dix huit dans six jours). Il s'est passé un truc en deux mois, généralisation du serre tête, passage dans des espaces temps aux effets rajeunissants, radicalisation des relations sexuelles (l'ordre est très important). Si on prête l'oreille entre The Kooks et The Rakes on entend :

" - Non mais ce type je parle avec lui juste parce qu'il écoute du post rock..."

" - Laisse moi tranquille je vais avoir un bébé dans six mois, écarte toi de mon visage, je peux pas te donner mon numéro.
 - Pourquoi ?
- Parce que j'ai perdu mon téléphone. T'es stupide ou juste un peu lent ?"
(Oui, comme dans "Knock them out" de Lily Allen !!!!)


" - Non mais c'était une erreur de casting, tu as bien vu que c'était toi qui m'intéressait dès que tu es arrivé avec elle.
 - Je suis une garce tu le sais ?
 - Ben oui regarde."

Une fille : "- Tu m'invites à dormir chez toi cette nuit ?"
Un garçon : "- Non."

" - Mais qu'est ce que tu lui trouve ?
- On a tous un côté pervers en nous."

(Le dernier échange est peut être inventé.)

Publié par arnaultglamorama à 14:12:20 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Beyonce et Pussycat Dolls | 17 août 2006

Le clip des Pussycat dolls avec Will i am des Black Eyed Peas est à observer de près. On a là le résumé de la nouvelle ère féminine. Attention.
Les filles dansent en rythme, se tordent dans tous les sens : "J'en ai rien à faire que tu regardes mon...ca ne veut rien dire que tu regardes mon...je suis de mon côté et toi tu touche ton...ahahahah"
En gros on est en pleine imagerie pornographique, je me montre tu te touches et ca n'a pas de sens.
Will : "C'est drôle comme un mec ne pense qu'au...tu as vraiment un grand coeur mais moi je regarde ton...tu as vraiment un grand esprit mais je regarde ton...tu sais c'est pas grave si je regarde ton...".  Le groupe bat des records de vente aux Etats Unis, les filles sont plus minces que mon auriculaire, gestes saccadés, poses rap, streetwear. En fait tout est déjà dans le nom dela formation : Pussycat Dolls.

Le truc hallucinant c'est qu'il a exactement le même rôle dans le clip des Black Eyed Peas "My humps" : "Tu vas faire quoi de tout ce...à l'intérieur de ton jean ? " La réponse de Fergie : "Je vais te faire crier, crier, crier."
Dans la même idée ces filles de vingt ans, influencées par la pornographie : C. "Tu peux te branler sur mon cul si tu veux, ca te calmera et on pourra dormir." Elles ont toutes un mince trait de poils au dessus du sexe, l'épilation est précise, la peau soyeuse. Tout est mis en scène, il faut suivre un code. Exciter le garçon par ce code. Vous voulez mon avis et je vous le donne : c'est excitant et effrayant. Excitant : Caroline et son regard animal (petit écureuil, chat sauvage...) ou C. qui suce ses doigts en me regardant, qui gémit trop. Effrayant : la frigidité actuelle et la bisexualité future de C. : "J'ai été chopée par deux filles quand j'avais seize ans, elle étaient lesbiennes, je leur disais j'aime pas les filles laissez moi mais quand elle se sont mises à me coller des doigts c'était trop bon. Elles avaient pris des photos de moi nue, je leur ai volé l'appareil le matin, j'ai fait développer les images, je regrette de les avoir jetées." (sous entendu, t'aurais bien aimé les voir)

Et l'amour dans tout ca ? Demandent en choeur Kévin ou Bertrand ou Loïc devant MTV.
Il suffit d'attendre le clip suivant : "Deja vu" de Beyonce avec Jay Z.
Comme dans la plupart des clips le personnage féminin est filmé dans une dizaine de lieux différents, les habits changent aussi par la même occasion. On a droit à Beyonce l'espagnole dans la forêt, Beyonce en nuisette blanche contre un mur (!!!), Beyonce en jupe verte fendue et talon noirs couchée sur le lit conjugal, Beyonce en dentelle crème sur le canapé du salon, Beyonce en collants rayés noirs écartant les jambes sur le sofa acheté par les beaux parents, Beyonce en robe de mariée dans un champ, Beyonce dansant sur un étang dans une robe rouge sang cheveux au vent (c'est à ce moment là que vous suspectez l'accéléré effectué par la post production, elle danse en effet trop bien trop vite), Beyonce superstar en robe vinyle noire tournant sur elle même dans un ciel nocturne, Beyonce l'africaine bras filant entre le ciel et la terre, Beyonce en bleu satin imitant, pieds nus en s'avançant vers Jay Z,  Sade (la chanteuse). Ca se corse sérieusement, elle va se le faire, elle va le POMPER devant les caméras, elle veut mettre une grosse claque à Paris Hilton et à son film amateur bidon, voilà on y est, corps complètement penché vers ses chevilles, cul collé contre Jay Z qui essaie de se concentrer en faisant des rimes : "Don't be mad at me, i just make the hits like a factory", il ne la regarde pas sinon il va falloir partir dans le camping car doré qui jouxte la scène un petit quart d'heure, non il ne faut pas Jay, le producteur est pressé, le réalisateur demande un xanax parce qu'il est flippé, il a déjà tourné il y a une heure Beyonce en robe de mariée dans un champ et a faillit se faire piquer par un putain de serpent, on ne déconne pas, soyons pros merde. Mais c'est un peu compliqué, Beyonce se frottant de plus en plus, tirant la ceinture en crocodile de son ami à la ville.
Le titre dure quatre minutes zéro deux. La première fois que je l'ai vu c'était dans une chambre d'hôtel il y a deux semaines.

Publié par arnaultglamorama à 18:16:40 dans Glamorama and more | Commentaires (4) |

Georges Bataille et un verre d'eau | 16 août 2006

A sept heures du matin j'ouvre la fenêtre et je mets de la javel sur le sol de la chambre. Tout ce qui m'entoure est blanc, l'odeur âcre qui se lève de la terre et de l'appartement aussi. Je bois un grand verre d'eau. Je lis : "sept heures du matin, Georges Bataille Oeuvres complètes volume cinq, eau de javel sur le sol, grand verre d'eau, il va pleuvoir."


"Ce que j'espère de toi dépasse de cette façon la résolution sagace comme le désespoir ou le vide. Il te faut de l'excès de lucidité tirer l'enfantillage, qui l'oublit (le caprice, qui l'anéantit). Le secret de vivre est sans doute la destruction ingénue de ce qui devait détruire en nous le goût de vivre : c'est l'enfance triomphant sans phrases des obstacles opposés au désir, c'est le train effréné du jeu, le secret des cachettes où, petite fille il t'arriva de soulever ta jupe..."

Publié par arnaultglamorama à 17:04:29 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

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