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Glamorama and more

la musique la nuit

Myspace et le tétanos | 05 septembre 2006


Transformation du monde par Myspace. On ne va pas vous la faire, vous êtes au courant. Les majors compagnies du disque créent même des postes spécialisés dans la communication Myspace. Il y a plusieurs centaines de millions d'utilisateurs du site. Ca ne peut pas échapper au business et c'est bien normal. Beaucoup d'images, de messages, de son en ligne. J'ai fini par créer ma page et il est bien possible que je switche bientôt votre blog préféré vers www.myspace.com/arnault.

Car il faut partir, effacer tout ca, pas de traces, surtout pas. Passer à plus d'initiales, à un brouillage des pistes significatif. Non que mon talent pourtant immense soit reconnu dans une ampleur significative mais il y a des menaces significatives sur la suite de l'écriture de ce blog (des skinheads à ma poursuite, une trop grande facilité à raconter certains personnages, débordement fictionnel pointant le nez).

Florian Zeller, Stephane Zagdanski, Jean Louis Murat au Charbon à Oberkampf pour l'émission de Daniel Picouly. Avec Jérôme on se faufile à l'intérieur et on nous donne un ticket pour une boisson alcoolisée, comme on parle trop fort on nous dit : "Vous savez il y a des micros pas loin, continuez à parler, mais moins fort."

A l'hôpital pour faire enlever les agrafes de la blessure de l'after show de Rock en Seine. Vous avez peur, vous pensez que je vais encore inventer des trucs. Pourtant non. Il faut aller faire un tour dans les hôpitaux, c'est nécessaire. Il y a des guadeloupéennes étudiantes qui se battent pour procéder à l'acte, je suis le plus beau patient du mois, on se presse à mon arrivée. On découvre avec deux d'entre elles une plaie toute fermée, toute propre. Je remercie mon corps en lui parlant, doucement parce que je ne veux pas qu'elles m'entendent. Bien sûr je pourrais me vanter dans quelques années d'une cicatrice blanche, toute fine sous mon poignet droit, mais à vrai dire, il faudra pour cela que je la mette bien en évidence pour avoir le plaisir de raconter cette soirée bénie : les verres qui volent, mon corps qui s'élève dans une foule qui danse, mon rire divin dans l'herbe en regardant le sang couler, l'incroyable délicatesse de Kate et Sam dont je viens de ruiner la soirée, les étoiles au dessus du chapiteau, Perle que je ne reverrais plus après ce week end là...
"Vous faites quoi comme métier? Vous êtes vacciné contre le tétanos? Vous avez bien pris soin de votre blessure monsieur, monsieur comment d'ailleurs ? Il faut faire attention parce si vous n'êtes pas vacciné vous pouvez en mourir en quelques heures, votre corps se tassera, c'est radical, il n'y a pas de remède. Je suis étudiante, j'habite en banlieue. Je vais vous trouver une ordonnance, vous allez à la pharmacie, revenez dans dix minutes et je vous piquerais. Oui ok tu le feras puisque je lui ai déjà enlevé les agrafes."

Publié par arnaultglamorama à 00:21:27 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Béatrice Shoënberg et Jean Louis Borloo | 03 septembre 2006

Des sondes s'écrasent sur la lune et on se demande si c'est une nouvelle pollution ou la création d'un musée de l'espace.

La rédaction de France 2 n'arrive pas à avoir la tête de Béatrice Shoënberg pour cause de Jean Louis Borloo, ca dure depuis des mois.

Au Pop In il y a une fille qui s'appelle Bonnie et qui travaille dans les cosmétiques, en l'espace d'une demi heure on s'aperçoit qu'il n'y a rien d'autre à faire que s'embrasser.

Au Truskel il y a Caroline, une nouvelle Caroline qui n'est pas si nouvelle que cela puisque je l'ai rencontrée il y a deux ans et demi au Printemps de Bourges. Je lui confirme dans les actes que je suis amoureux d'elle depuis deux ans et demi. Dans les actes parce que Bonnie est de l'autre côté de la foule. Son stage diving lors du dernier concert de Primal Scream est aussi célèbre que son serre tête sur ses cheveux blonds ou que son stage diving au Paris Paris ou que ses arrachages d'écran de télé et de pans de murs dans divers lieux parisiens. On projette de créer une entreprise qui proposerait la hypisation de soirées de promotions (événementiel, dîners promo, lancement de produit, sortie de disque). C'est très sérieux. Vous voulez que votre soirée ressemble à quelque chose? Les gens ont peur, le nouveau jean dont vous devez assurer la promo n'est pas si bien coupé que ça ? Vous pensez que l'artiste que vous défendez est indéfendable ? Vous devez oublier vos problèmes de drogue à l'occasion de ce séminaire de la major company qui vous emploie ? Appelez nous.

Publié par arnaultglamorama à 13:59:48 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

La Starac' et Olivia Ruiz | 02 septembre 2006

On ne cesse de disposer des gens à mes côtés dans toutes ces soirées.

"La perle"(aucun rapport avec la perle abordée plus bas) dans le 3ème arrondissement, où Romain Duris fait une apparition dont tout le monde se fiche. C'est normal, les conversations sont beaucoup trop intéressantes : pourquoi il faut absolument visiter Royan et ses boîtes de nuit pas si ringardes que ça, comment s'est exactement comportée Sofia Coppola sur le tournage de Marie Antoinette (direction d'acteur exacte racontée par un violoncelliste figurant), à partir de quel moment dans un jeune mariage on embrasse d'autres partenaires, est-ce qu'il faut être échangiste quand on est marié, comment Pascal Nègre, directeur d'Universal France a essayé récemment de convaincre Olivia Ruiz de participer à la nouvelle Starac' et de quelle manière il a essuyé un refus, influencé par le petit ami de la belle, chanteur d'un groupe évoquant en le nommant expressément un dieu grec, sortira t'on un jour de la mode des rayures sur le vêtements des garçons, comment apprécier une soirée en sortant du lieu où vous êtes et en y entrant à nouveau (proportions de la foule, économie des corps).

"-Allo Olivia ? C'est Pascal à l'appareil. Je ne te dérange pas ?
- Non je t'en prie, je suis dans un dîner, il y a pas mal de monde autour, je ne t'entends pas très bien...
- Dis moi..., comment dire...je pensais que tu pourrais venir sur le plateau de la Starac' en octobre pour faire un de tes titres, ca pourrait être pas mal...
-(...)
-Tu choisirais bien sûr le morceau que tu voudrais et puis l'élève qui t'accompagnerais ou même deux d'entre eux, il sont bons, c'est du bon cette année, il en y en a même une qui te ressemble, on pourrait arranger un duo, qu'est-ce que tu en penses ?"
Le chanteur du groupe qui nomme expressément un dieu grec fait des grands gestes à sa petite amie qui boit du Chardonnay et qui porte une robe blanche qu'elle va tâcher dans quelques minutes avec un dessert au CHOCOLAT, il ne veut pas qu'elle y aille, non, non.
Son album, dont vous connaissez le titre est classé numéro un des ventes cette semaine, aller sur ce plateau cela veut dire doubler les ventes sur plusieurs jours mais aussi revenir sur les lieux de son éviction lors d'un précédente édition. On fait quoi ? Ira, ira pas ?

"-Je pense que je le ferais pas, Pascal.
-Je te rappelle on en reparle, on se voit pour en reparler, je te rappelle, je t'entends pas très bien moi non plus, tu viens jouer ta chanson c'est tout, tu aurais une bonne place dans le prime, on peut voir ca, j'y tiens vraiment.
-Bip.
-Bip."

Le système se tord sur lui même souvent mais une rotation complète est parfaite. C'est le but ultime, la preuve efficace que la machine n'a pas de faille. Inclure à nouveau les éléments qui s'étaient détachés du torse de la Starac', c'est le nec plus ultra. D'où la petite tension dans la voix de Pascal Nègre. Il faut faire la paix, caresser, endormir la proie. Ne pas parler d'argent même si c'est inclus dans la conversation. Amadouer un élément qui nous avait mis en cause et qui retournera au bercail APRES TOUT.
 

Publié par arnaultglamorama à 15:03:10 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Gaucher et contrarié | 01 septembre 2006

Cette blessure au poignet me fait écrire de la main gauche. Les lettres sont plus grandes, plus lisibles. Je suis en effet ce qu'on appelle un gaucher contrarié. Quelqu'un qui était ambidextre et que la société a décidé de décider quelle main il utiliserait en priorité. C'est la main droite bien sûr qui doit toujours l'emporter.
J'ai quatre ans et une femme entre dans la classe sombre où nous sommes tous en train de suivre une lecture. Elle demande à l'oreille de la maîtresse où se trouve l'élève qui ne sait pas encore s'il est gaucher ou droitier. Je suis désigné, il me faut me lever, suivre cette grande femme dans une salle au fond de la cour de l'école. On passe sous de grands platanes, j'ai envie de jouer au rugby sous ces arbres, je regarde le ciel au dessus des feuilles rectangulaires en ne sachant pas pourquoi on m'a fait sortir. Je prends la main gauche de la femme mais cela ne dure pas longtemps car je sens mon bras retomber entre nos corps quand on arrive dans une salle qui jouxte le bureau d'une assistante sociale, elle me demande de me déshabiller. "Garde ta culotte."
La femme est partie quand la porte s'ouvre sur cette nouvelle femme, plus vieille, et qui porte des lunettes immenses. Je dois m'asseoir sur le fauteuil en face d'elle, pratiquement nu.
"On m'a dit que tu écrivais avec les deux mains c'est vrai?"
Je pense que je réponds oui. Je suis un petit hérisson, un petit renard avec qui on veut jouer, j'ai l'impression d'être chez le docteur.
"Tu vas prendre cette feuille est écrire ton nom avec la main droite, puis avec la main gauche."
Je m'exécute.
"Tu vas maintenant couper ta feuille en deux avec la main droite en utilisant ces ciseaux."
J'ai autant de mal à tenir la lourde paire de ciseaux en métal qui pèsent autant que ma jambe qu'à effectuer la coupure avec la main droite dont je me sers peu.
"Tu t'en sors très bien."
Et puis quelques secondes après un regard que je devine menaçant et enrobant derrière les lunettes épaisses :
"Je veux que tu utilises toujours ta main droite pour écrire et pour couper avec des ciseaux."
Elle doit penser que ces deux gestes vont généraliser dans le garçon de quatre ans qu'elle a en face d'elle les choix de son cerveau. A partir de ce moment je dois être droitier. Comme je n'ai pas encore choisit, il faut me forcer la main.
J'ai l'air un peu étourdi, je repose les ciseaux devant elle, j'ai envie qu'elle enlève ses lunettes avant de lui répondre mais comme elle répète la même phrase en commençant par "Il faut que tu te serves de ta main droite toujours maintenant..." je fais un signe de la tête pour qu'elle ne redise plus ces mots.
Elle me demande de me rhabiller, m'accompagne à la porte, la ferme derrière moi, puis réapparaît à mes côtés quand je suis prêt à retourner à ma place dans la classe où la lecture doit être finie. Elle entre et dit quand je suis assis à mon voisin de gauche : "Si jamais tu le vois écrire de la main gauche dis le à la maîtresse, d'accord?"

Publié par arnaultglamorama à 13:33:28 dans Glamorama and more | Commentaires (2) |

Panic at the disco et une bouteille lancée | 31 août 2006

Excellente vidéo d'un jet de bouteille sur un chanteur qu'on aime pas, il s'agit du groupe anglais Panic at the disco au dernier festival de Reading. Joli tir.

http://www.youtube.com/watch?v=mxS_lLGQ2KE

Publié par arnaultglamorama à 18:57:04 dans Glamorama and more | Commentaires (14) |

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