Publié par arnaultglamorama à 01:26:21 dans Glamorama and more | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par arnaultglamorama à 00:40:25 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par arnaultglamorama à 12:40:30 dans Glamorama and more | Commentaires (1) | Permaliens
Pendant que le monde entier est à Bénicassim je suis en Bretagne au Festival des Vieilles Charrues.
Pendant que tout le monde écoute la reprise minable du "Steady as she goes" des Raconteurs par les infâmes Infadels, j'écoute les Futureheads.
Pendant que tout le monde chante Oh Mandy, l'ultra tube du Spinto Band, ce titre se met en chair pour moi. Je m'explique : une chanson c'est avant tout une mélodie (variations, différences, liens subtils) mais cela peut aussi ETRE un corps à un moment donné. Je rentre des Vieilles Charrues et ca me paraît évident, cette fille, c'est cette chanson.
C. est plutôt petite, blonde, école de commerce, la Bretagne, vingt ans...
"-Tu as couché avec elle ?
- Non.
-Si tu en parles ainsi, c'est que tu n'as pas dû la baiser...on commence à pointer une petite fascination pour ce nouveau personnage, tu nous avais pas habitué à cela ces derniers temps...que des rendez vous ratés..
- Vraiment ?
-Assurément."
...elle est amie d'une ancienne stagiaire de Radiofrance, elles n'ont pas de chambre, venez donc dans la mienne, la chance veut que je dispose d'une immense mezzanine en plus d'un grand lit, oui d'accord, oui ok, ca ne te dérange pas mais pas du tout non non tu penses dit le lecteur...
"-Il n'empêche que tu n'as couché ni avec l'une ni avec l'autre.
- T'es lourd."
...le narrateur répond qu'il faut qu'il écoute Oh Mandy des Spinto Band et qu'il essaye de s'imaginer une fille qui serait le point de départ d'une pulsion scopique entétante digne de vertige prenant du refrain de cette chanson.
Oh Mandy, Oh Mandy
Oh Mandy, Oh Mandy
So Dreamy, Oh Mandy
So Killing, Oh Mandy
Oh Mandy, Oh Mandy
Can read me, and has me
Oh Mandy, Oh Mandy's
Completely out of reach
"-Tu vois, out of reach, tu nous fais le coup du truc impossible à avoir, la fille trop mignonne, t'en es encore là franchement ?
-Quand elle a fumé un joint de fleurs pures de majijuana et que j'ai croisé son regard sous une tente entre-ouverte blanche de l'espace presse du festival hier soir même, je peux t'assurer cher interlocuteur privilégié et incongru que c'était "Killing" "Dreamy" et un peu "out of reach" je l'avoue.
-Ca y est encore des références à la drogue..."
Le premier soir, M. et C. arrivent au bar de l'hôtel pour me retrouver et qu'on aille dans la chambre, je la vois arriver de loin...
"Evite ces images, c'est pas non plus une apparition, c'est une gamine de vingt ans."
...aprés les avoir retrouvées au bar de l'hôtel où je suis logé par le festival (prix de la chambre exorbitant quand on sait que plus de 6 000 bénévoles travaillent sur le festival durant les quatre jours, vous connaissez la formule : "Dieu n'existe pas donc tout est permis") nous allons dans la chambre, troisième étage, M. va rendre une visite coquine à quelqu'un que je ne peux pas nommer à un étage inférieur, on est dans ce genre de soirée où tout a basculé, tout est imprévu et le restera toute la nuit.
Elle est timide, on se connait depuis trois minutes et on va dormir dans la même chambre. Elle prend un bain (elle appelle un ami et lui fait écouter le son de l'eau qui coule pour le rendre jaloux, il vient de se blesser au visage et aux jambes, il raccroche probablement achevé par le vice de C.)
En fait elle est à l'aise, ne ferme pas à clés la porte de la salle de bain blanche et fraîche de quatre heures du matin d'une fin de juillet en France.
" - Tu n'es pas rentré dans le bain avec elle ? Elle est vraiment si jolie que ca ?"
Elle dit c'est trop bien, je suis trop bien dans l'eau froide, j'ai dormi dans une voiture la nuit dernière, merci beaucoup, je dis tu aimes les films d'horreur en éteignant la lumière, non, si j'ai peur mais tu n'es pas méchant, en même temps les vrais pervers sont gentils et rassurent leur victime...
"-Là tu ouvres la porte, non ?
- Non parce que je suis en train à ce moment là d'entrer mon numéro dans son portable qui est posé sur mon lit, à quelques centimètres de la salle de bains. Mon nom au dessus du numéro : LE BAIN.
- Ah, alors là d'accord. Mais tu es quand même en train de vendre une peau d'ours."
...CNN dans le fond, le Liban welcome back to the eighties, prend place sur le lit je ne vais pas te manger, la serviette blanche pas si serrée que ca autour de ses seins, M. n'est pas là, on s'en fiche non ? elle confirme en infirmant, comment ca se passe les choix de couleurs de vernis à ongles ? (je mens, je sais que ca doit être assortit aux habits biensûr mais je suis très pervers je veux qu'elle parle de ses pieds en les touchant) eh bien j'étais à la plage, chaussures, couleurs, vert, rose. Ses mains, les cicatrices sur son visage, évidentes, géométriques, ce sont des lignes, pas des marques de blessures, pour être précis elle ressemblent à des formes tracées par Picasso, elle la rendent belle, unique en quelque sorte, au même titre qu'un tableau. Mais aussi son cou, ses chevilles, ses yeux...tu cites tout le temps Rimbaud ? c'est pas un peu compliqué?, je lui dis de relire Rimbaud en pensant qu'il s'adresse directement à elle, petit geste de relâchement elle n'est pas très loin, revient sur le bord du lit, sourit, tourne la tête, on m'dévisage, on m'envisage comme une fille que je ne suis pas ou que je pourrais très bien être en fait....
" - Pourquoi tu ne l'embrasses pas à ce moment là ?
- Pulsion scopique envahissante et surtout : arrivée de M."
M. est un peu étrange, elle veut se coucher. La relation sexuelle n'est pas obligatoire, où commence t'elle, où finit t'elle vous dira t'on ici ou là, j'ai des certitudes sur la question mais il faut croire que je les oublie dans la bataille de pelochons, au milieu des explosions sur les trois corps de bouteilles d'eau, au sein des divers massages, parmi jeux de mains, rires, fous rires qui s'ensuivent. On placera l'érotisme où on voudra dans la scène mais on aura pas droit à un film pornographique, c'est entendu.
"- Tu regrettes non ?
- Oui, non. Les doigts de C. sur mes épaules, les miens dans ses cheveux, ses petits gémissements, parfait."
Publié par arnaultglamorama à 22:52:44 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Le plus beau mot en français est le mot célérité.
Une définition ?
Activité rapide. C'est une affaire qui requiert célérité. Grande rapidité à agir ou à se déplacer. Mais encore : vitesse de réaction, de propagation d'un phénomène ondulatoire. La vitesse de la lumière correspond à la célérité de la lumière dans le vide, traditionnelement notée c. D'après le Système international, elle vaut dans le vide exactement 299 792 458 m/s.
Une citation ? (tu commences à sérieusement nous échauffer avec tes citations.)
Va pour Rimbaud , Génie (le poème Génie) : "O ses souffles, ses têtes, ses courses ; la terrible célérité de la perfection des formes et de l'action."
Un souvenir ? Sur un circuit automobile, c'est la fin de l'aprés midi, la piste est libre. Je suis sur les genoux de mon père dans la monoplace qu'il a qualifié en pôle position quelques heures plus tôt pour la course qui aura lieu le lendemain. On vient de rentrer dans la ligne droite. Deux cent vingt kilomètres heures, j'ai six ans. Les arbres ne défilent pas, il fusent. Nos deux casques trouent le silence au milieu de la piste.
Avant d'entrer dans cette ligne droite on a passé une suite de virages. Il crie mais j'entends tout ce qu'il dit.
"Il faut toujours regarder les roues avant, leur placement. Et prévoir les mouvements d'après. Toujours la tête haute, tu vas toujours porter ton regard loin au devant de la voiture, là bas, regarde. Le volant c'est la suite de tes yeux.
Publié par arnaultglamorama à 14:27:45 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| >>