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Glamorama and more

la musique la nuit

Dinara Safina et Ana Ivanovic | 05 juin 2008

(The Cure / The only one)

J'aime Dinara Safina. Elle vient de se qualifier pour la finale de Roland Garros en battant Svletana Kusnetsova, sa compatriote russe. Elle est hargneuse et a du charme. L'autre jour elle détruit des fleurs décorant le bord du terrain. Quel scandale ! Comme c'est mignon ! Depuis le deuxième départ à la retraite de Martina Hingis, la plus grande joueuse de tennis de l'univers dans son immensité redoutable et insondée, c'est ma joueuse préférée. Après, bien entendu, la somptueuse Ana Ivanovic, de plus en plus belle à chaque apparition. La voilà, casquette blanche, tenue rose, chaussures blanches et socquettes, queue de cheval brune, boucles d'oreilles magiques, montant les marches vers le central. « Vous avez le plus beau sourire du circuit » lui dit un journaliste en se retenant clairement de dire des insanités, de l'embrasser dans le cou en la léchant de manière éhontée, de la pousser dans la douche du vestiaire en hurlant des adjectifs et des verbes. Elle va jouer la deuxième demie finale face à Jankovic que l'on dirait sortie d'un film pornographique de très bas étage d'Europe de l'ouest circa 1982 accoutrée qu'elle est d'un vert pâle pathétique qui annonce, vous l'espérez avec moi, une défaite sur le terrain qui se couplerait d'une débâcle de l'industrie du sexe face à la puissance lumineuse de la merveilleuse Ana.

Première soirée Respect d'été sur le bateau Concorde Atlantique. Les plus hardcore se souviennent que mon blog commence pratiquement avec une scène dans cet endroit.
Les Shades font un set acoustique et on s'en moque à peu près, tout le contraire des filles (une dizaine) qui connaissent les chansons par cœur et qui sont plantées devant eux alors que le reste de l'audience parle sans se soucier le moins du monde de l'avenir incertain des protégés de Bertrand Burgalat.
 C'est encore assez drôle de voir les regards autour de la grappe de mannequins suédoises qui accompagnent J.
Texto de Vitalité qui revient dans le jeu après plusieurs mois de mise à l'écart très mystérieuse: « Demain 12h30 maxi ok. Il te faut combien ? »
Réponse : « Euh...salut c'est Ar. , tu as du te tromper de numéro (12h30 maxi).Bonne soirée ».
Réponse : « Pardon désolé. A bientôt. »
Beaucoup de garçons portent des foulards dans les cheveux comme le chanteur de MGMT, ca fait déjà un petit moment, mais là c'est flagrant.

Publié par arnaultglamorama à 16:37:55 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

La capuche non tektonik et Manoel de Oliveira | 03 juin 2008

(The Raveonettes / My boyfriend's back)

Les Raveonettes pour marquer le coup... tous les couples séparés autour de moi ces derniers mois sont à nouveau réunis (il y en a un sacré paquet). Si cela peut montrer que chaque morceau ici est choisi avec précision, en rapport direct avec le propos...
Félicitations de parts et d'autres sur ce blog, le groupe crée sur Facebook débute bien, c'est marrant.

Fais cette après  midi une interview d'un groupe que je n'aime pas, son chanteur à la voix cassée, leur centaines de concerts. Le type parle de sa jambe brisée dans un concert (on en revient toujours au même, souffrons en cœur), de l'importance d'être entouré pour arriver à créer (je suis persuadé du contraire). C'est un partisan de l'IWBB. Ils n'ont pas compris que l'enfance n'est pas à rechercher : elle est à portée de main. Vous pouvez être l'enfant que vous pensez avoir été. C'est un truc immédiat, les peintres comprennent cela. Ce n'était pas mieux avant puisque c'est toujours là. Tout est présent sans cesse à portée de main. Vous pouvez alterner âge adulte, enfance profonde, adolescence énervée dans la même journée.
Manoel de Oliveira à la sortie d'une interview à Cannes, quelqu'un lui présente un petit beurre Lu, il dit : « J'en mangeais quand j'étais tout petit, je suis donc toujours tout petit. »
Il a cent ans.

Les trois ados dans le métro, deux filles tiennent dans leurs bras un garçon complètement saoul ou drogué, elles se moquent de lui quand ils doivent monter dans la rame, il a la tête baissée, sacrément amoché. Ils portent des capuches mais pas du tout tektonik. Un film de Gus Van Sant doit commencer comme cela, une vision anodine qui se transforme en récit.

A la radio la question : « Pourquoi Charlotte Gainsbourg ne sera pas dans le prochain Terminator ? » appelle une réponse hurlée par ma gorge : « On s'en branle !!! ».

Publié par arnaultglamorama à 19:56:43 dans Glamorama and more | Commentaires (2) |

Le lobby IWBB et vous | 02 juin 2008

(Santogold / Lights out)

Au moment même où ont lieu les acrobaties décrites dans ce blog des dizaines de chansons sur les trentenaires sont écrites par des musiciens et passent en boucle sur les radios. Mais il n'y a rien à faire, aucun de ces titres ne correspond à mon existence. La rengaine triste des chansons pop ne tient pas quand il s'agit de votre intimité n'est-ce pas ? Je n'ai rien à voir avec Bénabar. Vincent Delerm a de belles mélodies mais ca s'arrête là. Même chose pour Raphaël, peut être le plus doué. Une grande indifférence pour eux. Et une grande définition par la négative à nouveau. Ce n'est pas tout à fait cela. Ce n'est pas d'une justesse exacte. On n'y est pas du tout au final. Euh ?... Non, non. Non.
Un seul vers de Rimbaud et leurs discographies s'effacent comme le formatage express de votre ordinateur.
Les filles décrites dans ces chansons ne sont pas bien dans leur peau, elle s'attachent à des détails tristes, c'était mieux avant. Les lieux sordides, de passage, ou très familiaux cocooning. C'est l'ensemble générationnel IWBB (It was better before). Très gros succès du lobbying dans les maisons de disques et d'édition. L'IWBB représente le réel, la vérité de la société et de l'intimité des gens bon sang. L'IWBB s'attache, par ses activités, à rendre compte fidèlement de l'état psychologique des français de trente ans. Plus besoin de sociologues, il suffit d'écouter les disques. Comme c'est fin, comme c'est bien vu. Comme cela définit et pose bien les choses. C'est le grand endormissement général sans prise de marijuana. Et cela justifie les difficultés sociales, l'ambiance morose étendue, le yoyo des chiffres du chômage...

Les slogans de l'IWBB ?

« Soyons tristes, nous serons encore plus ensemble. »
« La vie, qu'est-ce que la vie après tout ? »
« On n'a qu'une vie. Autant la gâcher. »
« Je ne suis pas bien, et toi ? »
« Sans toi je ne suis rien (titre d'un album de Placebo). »
« Avec toi, je suis lucide, je ne crois plus. »
« Je ne sors pas, j'ai mal à la tête. »
« J'aime ta tristesse alors aime la mienne. »

Publié par arnaultglamorama à 14:15:36 dans Glamorama and more | Commentaires (2) |

Palermo shooting et la mort | 01 juin 2008

(Belle and Sebastian / Photo Jenny)

Si j'ai vraiment aimé le film de Wim Wenders à Cannes « Palermo shooting », c'est qu'il est rare de voir un cinéaste s'intéresser vraiment à la peinture. Un photographe très en vogue va faire un séjour à Palerme après avoir frôlé la mort, il y rencontre une italienne qui restaure une fresque du quinzième siècle. Plan génial sur cette fresque représentant les notables de l'époque et au centre, un cavalier squelette, la mort elle-même. Durant tout le film, il est question de photographies, d'objets se dérobant de l'objectif, du viseur. Le sujet même du photographe ne veut pas être capté, le monde se refuse à l'image (les scènes tombent, les animaux qu'il veut capturer dans une photo se cachent, quelque chose retarde et détruit à chaque fois l'initiative). On comprend que le monde du cinéma n'ai pas fait un grand accueil au film, c'est le moins qu'on puisse dire (« Tu es le seul à avoir aimé le Wenders sur la croisette » dit Ch. par exemple). C'est que le cinéma, comme la photographie, est en rapport direct avec la mort, il y est joint, par sa forme même. Les acteurs remplacent les acteurs, importance considérable de l'archive, histoire des palmarès. Personnage excellent joué par Dennis Hopper, archer symbole de la mort, il fait son boulot. Tendre et amical, jaloux des vivants dans le fond.


Publié par arnaultglamorama à 15:13:08 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Radiohead et Coldplay | 31 mai 2008

(The Futureheads / This is not the world)


Tout va mal dans l'industrie musicale. Radiohead et leur fausse éthique en sont le fleuron. Voilà ce qu'on est quelques centaines à avoir reçu hier.


« 
>> Communiqué de presse
>> RA D IOHEA_D
>> Places pour bercy : Mode d'emploi
>>
>> Radiohead entamera leur tournée européenne le 5 juin prochain en 
>> Irlande, une tournée placée sous le signe de l'écologie. Selon 
>> l'organisation Les Amis De La Terre, le groupe a engagé l'an 
>> dernier des analystes de l'agence Best Foot Forward afin qu'ils 
>> calculent l'impact écologique de sa tournée. Le groupe a ainsi 
>> fait des efforts pour réduire les émissions de gaz a effet de serre 
>> de sa tournée en utilisant des éclairages économes en énergie, en 
>> transportant leur matériel par train ou bateau plutôt que par 
>> avion, et en utilisant des matériaux recycles.
>>
>> Le groupe encourage ses fans à faire du co-voiturage ou à utiliser 
>> les transports en commun pour se rendre a ses concerts.
>> Pour cette raison et en accord avec le management, il n'y aura pas 
>> de listes d'invites mais une opération sera mise en place pour 
>> sensibiliser les medias sur la réduction des émissions de gaz a 
>> effet de serre.
>>
>> En effet, les 50 premiers journalistes qui se présenteront au XXXXXXXX
 le jeudi xxxx 
>> juin, à xxh,  pourront obtenir UNE place pour l'un des deux Bercy 
>> du groupe. »

On est dans un très grand délire. Quelques minutes plus tard, un erratum :

Communiqué RA DIOHEA_D ERRATUM !!!
« 
  Le groupe encourage ses fans à faire du co-voiturage ou à utiliser les transports en commun pour se rendre a ses concerts.

Pour cette raison et en accord avec le management, il n'y aura pas de listes d'invites mais une operation sera mise en place pour sensibiliser les medias sur la réduction des émissions de gaz a effet de serre.

 

En effet, les 50 premiers journalistes EN VELO OU EN VELIB qui se présenteront au xxxxxxxxxxxxxxxxxx pourront obtenir UNE place pour l'un des deux Bercy du groupe. »

Ok, c'est la première fois que j'ai envie de conduire un 4x4. Première fois aussi que j'ai envie de demander une invitation pour voir un concert de Radiohead, le groupe ayant pour moi laissé tomber une pop séduisante il y a bien longtemps (Ok computer). Voilà, leur denier album intéressant s'appelle « ok ordinateur », tout un symbole.

Dans le grand n'importe quoi vous avez aussi cette dépêche AFP qui concerne le prochain album de Coldplay :

 

« 290508-17h09

Musique-médias

     

   PARIS, 29 mai 2008 (AFP) - La maison de disques EMI, qui a organisé mercredi à Paris des écoutes du nouvel album du groupe anglais Coldplay pour la presse française, a fait signer aux journalistes un "accord de confidentialité" leur imposant de ne pas parler du disque avant le 9 juin, sous peine de poursuites.

   Le document a été rédigé par la maison mère d'EMI à Londres avant les trois écoutes organisées dans les locaux de sa branche française. Il stipule que "toute publication est soumise à un +embargo de la presse+" visant à garantir "qu'aucun article ne soit diffusé de quelque manière que ce soit (...) avant le 9 juin", soit une semaine avant la sortie de l'album le 16, sauf pour "les chroniques titre par titre qui sont autorisées".

   Le document contient des clauses enjoignant au signataire de garder "confidentielles" les informations relatives à l'album, désigné par le terme "le Projet".

   "EMI aura la possibilité de poursuivre l'autre en justice contre toute violation du présent contrat", indique le document.

   Il était demandé au signataire de ne pas enregistrer l'écoute, pour se prémunir de toute fuite sur internet. Les journalistes ont dû remettre leur téléphone portable à l'accueil, puis ont été fouillés par un employé anglais d'EMI à l'aide d'un détecteur de métaux avant leur entrée dans la salle.

   Le 12 avril, le journal bruxellois Le Soir avait délibérément enfreint un embargo imposé par une autre "major" du disque, Universal, en publiant une interview du groupe belge dEUS trois jours avant la date fixée. Le contrat imposé par Universal prévoyait une amende de 25.000 euros en cas de rupture d'embargo.

   La rédactrice en chef avait justifié cette décision par "la liberté de la presse", indiquant que Le Soir avait pris "le risque d'une procédure judiciaire (...) pour forcer la réflexion et le débat dans un univers culturel, musique ou cinéma, qui enferme de plus en plus des journalistes soumis à une pression insupportable".

   Le quatrième album de Coldplay s'intitule "Viva la Vida" et a été produit par Brian Eno et Markus Dravs (collaborateur de Björk ou Arcade Fire). Il succède à "X&Y" (2005), qui s'était écoulé à 10 millions d'exemplaires dans le monde selon EMI. »

 

Ok ok, ce qui serait intéressant ce serait de ne JAMAIS parler de l'album de Coldplay. Ni avant, ni après la sortie du disque.


Ces derniers jours : l'ambiance joyeuse à la radio, les fêtes comme une vraie conduite de vie (c'est possible, ca passe, saut à l'élastique dans le Vercors, vol d'amphores au fond des criques), l'anglaise brunette qui fête ses dix-neuf ans dans une alcoolémie poussée et touchante (on dirait qu'elle a quinze ans, porte des tresses, a le hoquet, boit du malibu en croyant que c'est de la vodka, elle est très mignonne et très triste, genre lolita en vacances, les types la touchent sans gêne, toujours la même rengaine, comment font les filles pour supporter les grosses bottes et les sales gueules partout tout le temps, elle se laisse faire sans trop y croire, me fait un clin d'œil), les amis qui jouent à la Cigale (ils ont une base de fans incontestable, survoltée), et puis je redeviens dj (fontaine ! et oh ! fontaine !?! – quoi ?- à vrai dire je veux bien boire de ton eau à nouveau...), rêves multiples sur A., ce n'est pas le monde.

Publié par arnaultglamorama à 15:51:20 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

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