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Glamorama and more

la musique la nuit

Virginie et Fushia | 02 juillet 2006

V. et F. (Virginie et Fushia, mais il faut pas le dire) au bout du matin, le Paris Paris est fermé, on est à Pyramides après avoir été au Pop In et au Truskel. La tournée des grands ducs. Des allemandes au Pop In qui veulent partouzer en finale de coupe du monde. Des verres de vodka avec de la cannelle et d'autres ingrédients que je pourrais inventer. Une fille de Toulouse qui me dit : "Tu peux arréter de toucher mes fesses quand tu me parles ?" Ce à quoi je réponds : "Il ne s'agit pas de tes fesses mais bien de tes bas." Du coup elle se laisse faire en me parlant de son petit ami qui est au Rex parce qu'il aime la musique éléctronique. Je pense qu'elle ressemble à une fille des Pipettes en beaucoup plus moche. Je parle avec Sébastien d'Autour de Lucie, le nouveau projet sort en janvier.

En résumé, mise en pratique de l'enfance en moi. Une personne d'une maison de disque explique que les sonorités pop, diversifiée dans le bas de l'echelle par le disco ou la variété sont l'évolution mentale et mercantile des mélodies des boîtes à musique, petites, petites, du début de notre vie. (Au passage, merci de bien noter le résumé que constitue cette dernière phrase, pâmez vous de bonheur à voir comme je vous évite de longs paragraphes, de non moins longues descriptions de l'endroit où j'ai entendu cette théorie, comme aussi bien je passe sur les détails infernaux et infinis qu'impliquerait la création d'un personnage qui pourrait bien présenter cette proposition, oui j'ai toujours aimé les résumés, au lycée je rendais des copies d'une page là où la plupart des élèves en présentaient quatre ou cinq, une prof un jour m'expliqua, les yeux pleins d'admiration, que j'avais cerné le sujet parfaitement, que j'avais hissé la situation du sujet historique à un niveau métaphysique mais que décidémment il lui fallait plus de détails, qu'on était pas en philosophie, qu'il n'était pas permis de rendre une seule page, qu'elle n'était en fait pas sûre que j'avais appris la leçon et que, non décidemment, je pouvais pas avoir plus de douze sur vingt.)

Mise en pratique de l'enfance absolument : dansez, chantez, embrassez qui vous voudrez.

Publié par arnaultglamorama à 23:22:03 dans Glamorama and more | Commentaires (2) |

Franz Ferdinand et deux textos | 30 juin 2006

Texto de M. : "Je te signale que je suis en train de me carresser en pensant à toi."
Je réponds :
"Il faut que cela soit bien fait dans ce cas."
Cinq minutes après :
"Je m'applique, je suis rigoureuse."
Puis, un peu plus tard :
"C'est fait."

C'est la jeune comédienne, le truc classique, la chambre de bonne à République, le père grand acteur alcoolique, le conservatoire, n'aime pas passer des soirées avec des "Viaïpy" comme Clémentine Célarié amie de sa mère, parce que décidémment c'est pas son genre, tout le monde est faux blablabla. Elle est grande, brune, je vous en ai déjà parlé il y a un moment (le vomi dans le théâtre). Il y a quelques années elle me faisait essayer toutes ses copines et se mettait à les détester ensuite. On se touchait avant de travailler le soir, on était ouvreurs dans un théatre. M'avait même prêté son lit pour que je couche avec sa meilleure amie Lo. petite et dont le visage était celui d'un ange (un ange, je parle bien d'un ange.) Elle se détestent désormais, forcément, elles sont toutes les deux "comédiennes".


Texto de L. dans la nuit : "Le Paris Paris sans toi c'est comme une tarte aux fraises sans fraises."


Diverses tractations pour la rentrée à la radio. Dîner de fin de saison avec des gens dont je ne peux pas trop parler. Et puis si, tout de même, Sous many DJ's, ceux qui voient de qui il s'agit comprendront. Il veut arrêter les bootlegs, ce qu'il aurait dû faire il y a trois ans, peut être quatre, pour éviter d'être out out out. Il est pas méchant, assez simple, a pris un gros cachet (d'artiste) sur une soirée sponsorisée par une grande marque de téléphone dont vous avez vu les affiches dans le métro et qui avait lieu dans un endroit prestigieux. Soirée ratée, tout le monde part aprés Franz Ferdinand, ou pour être plus précis aprés s'être fait photographié en compagnie de Franz Ferdinand devant le panneau publicitaire blanc et bleu comme il est écrit sur le contrat d'image de la soirée. Tout les people se voient offrir un portable à mille euros, la plupart sont là pour cela et seulement pour cela d'ailleurs, il n'y a pas de honte. Dieu n'existe pas donc tout est permis. Un responsable prévient même notre sous many DJ qu'il "ne veut pas le voir avec un autre portable durant un mois partout où il peut y avoir quelqu'un qui puisse être susceptible de le prendre en photo ou de reconnaître qu'il est lui même, en personne, SMDJ."

On l'imagine mixant devant une cinquantaine de personnes qui sont posées sur du marbre ? On le voit poser le portable bien en évidence, tenter de capter un signal à l'intérieur de cette prestigieuse enceinte ? Essayer d'appeller sa messagerie où ne l'attend aucun message, juste pour que ca fasse un peu de lumière, peut être uun bruit qui se perdra dans la salle, entre deux bootlegs? On entend le son plastique et qui déchire les oreilles d'un mix dans une salle dont le sol est de marbre ? (Justice, qui joue aprés, a tout compris, il faut salir la soirée, essayer d'avoir le son le plus pourri possible)
Un dernier coup d'éclat pour SMDJ : il prépare un album de bootlegs de Téléphone, le groupe, tout est vrai, c'est pas des blagues, allez à la fnac en octobre, il y aura un album de bootlegs du groupe Téléphone. Je ne sais pas quoi écrire de plus à ce sujet, peut être qu'il n'y a pas besoin.
Attention, je ne me moque pas, c'est un type agréable, pas trop prétentieux. Mais ces situations sont énormes.

Au même dîner un écrivain annonce qu'il travaille sur un roman qui se finira dans le déluge de la Nouvelle Orléans. La femme en face de lui et à côté de moi parle d'un auteur de chez P.O.L, il "capture l'essence du rapport homme femme, la subtilité du rapport, l'angoisse existensssielle qui nait de ce rapport, et très bien retranscrite dans son texte."
Comme je relis en ce moment "Femmes" de Sollers et comme j'ai du mal à me taire (il faut toujours se taire, on est jamais assez muet) je dis que c'est là le roman le plus lucide sur la grande affaire, qu'il est urgent de le lire, vingt trois ans après sa parution, dans une période ou une femme va peut être accéder à la présidence de la République. Ils parlent tous les deux en même temps et pourtant j'entends très bien ce qu'ils disent et que voici :

L'écrivain (qui collabore aussi au Figaro) : "Sollers est trop intelligent pour écrire des romans, par contre ses articles dans Le Monde sont excellents."

La femme : "Sollers ? Non."

Je me souviens à ce moment là, entre un verre de vin italien et trois coupes de champagne de Philippe Sollers venant présenter son livre sur Dante dans le théâtre dont je parlais plus haut. Il esssayait de se concentrer, il était fatigué. Juste avant de répondre à la première question, il serait les poings, il faut toujours convaincre, défendre l'essentiel, défendre l'infini.

Publié par arnaultglamorama à 23:52:01 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Une fontaine et Housse de raquette | 28 juin 2006

Trés grosse soirée au Paris Paris, une de plus dirons les voyous en tous genres. C'est Housse de raquette qui jouait hier soir, déguisements de tennismen (biensûr), chansons rock, bon esprit. Il y a les Hushpuppies et les Plasticine dans le club. Il y a aussi des filles qui ont quatorze ans et qui passent leur soirée à regarder qui est connu, elles ont une position stratégique en bas de l'escalier de lumière que les nouveaux arrivants descendent fièrement. Il y a M. qu'un de mes amis a baisé il y a peu et qu'il croise d'ailleurs régulièrement un peu partout la nuit dans Paris en essayant de l'éviter, comme ce soir. En deux centièmes de secondes elle me demande en regardant le bracelet du Furia Sound Festival : - "C'est quoi ca?"
Je lui réponds. Elle essaie de déterminer si la couleur rouge est celle des VIP dans les deux centièmes suivant.

Il y a aussi N. qui va partir dans quelques semaines à Sydney, je l'ai rencontrée à la BNF pour la fête de la musique. Elle me dit à plusieurs reprises dans la soirée que je lui ai dit une phrase qui l'a vraiment marquée : "Il y aura toujours un parapluie entre toi et moi." Il s'agit d'une phrase-type, utilisable à volonté : il y aura toujours ton petit ami entre toi et moi, il y aura toujours un pays entre toi et moi, il y aura toujours des problèmes de drogue entre toi et moi.  Il y a quelques années, trés amoureux d'une fille splendide, encore plus ou moins adolescent, je lui disais : "Il y aura toujours la psychanalyse entre toi et moi." S'en était suivi un regard d'une violence maléfique contre moi, puis des pleurs et puis sa décision d'entrer en psychanalyse.
N. donc m'invite à sa soirée la semaine prochaine, elle a de petits seins mangeables (vus vers 5 heures du matin près d'une fontaine à Opéra), un doigt blessé "Je retrouverais la sensation du doigt dans dix ans.", des fossettes sublimes, une queue de cheval violente, un sourire coquin. Elle me demande si je serais pas quand même un peu pédé comme tous les garçons, je réponds que je serais pédé quand j'aurais 65 ans. Elle estime un peu plus tard en ayant raison que la fille en jupe blanche à pois verts devant nous m'excite. En fait c'est le fait que cette fille se met en scène complètement : elle danse sur Nirvana ou Gorillaz ou Daft Punk, elle s'assoit quelques secondes, met ses mains et ses coudes entre ses cuisses, regarde si on la regarde, hésite un peu à ouvrir ses jambes déjà si écartées, vérifie à nouveau que c'est bien son corps qui fait cet effet là sur les autres et sur elle même, va chercher un verre de vodka, danse à nouveau...

Oui N., cette fille m'excite, c'est entendu, et ce n'était pas la peine de me le faire remarquer pour m'avouer implicitement qu'elle te plait aussi..d'ailleurs tout le monde est sexy au Paris Paris, la file d'attente à l'entrée est la frontière de la coolitude. Vais je être cool ce soir ? Suis-je suis la liste des deux cent cinquante personnes qui seront cool cette nuit ?
Surtout pas trop de people, des trentenaires journalistes, des filles sexy et qui s'embrassent, une horde de gens qui font du droit (c'est le cas de N.), les groupes indés du moment amis pour quelques mois avant qu'un d'entre eux soit signé sur une major, là ce sera la guerre, vous connaissez la chanson de Morrissey "Your friends will hate you when you become successfull". On est mardi soir et on est au bcbg ou dans un cratère bruyant de la lune, le dj est torse nu et tout le monde boit de la vodka : tout le monde danse sur les fauteuils du Paris Paris.

Publié par arnaultglamorama à 22:03:23 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

Furia Sound Festival et la castration chimique | 26 juin 2006

Pourquoi tout le monde peut rentrer dans les backstage du furia sound festival? Pourquoi on y croise toutes les deux heures un jeune homme habillé en vert et marron et qu'il demande "Vous auriez pas 50 centimes?" Quel est le degré de culpabilité de Kate et moi du fait de n'avoir pas pu trouver Pete Doherty, pire, de n'avoir pas attendu ? Sommes nous désormais adultes ? Pourquoi j'ai écrit dans la nuit : "Lire La Bible et Pascal." ? Pourquoi ai je toujours des marques dans mon cou ? De quelle manière ai je quitté ma copine ? Ai je eu raison ?Comment se fait il que la plupart du temps dans le "milieu" lorsqu'on dit d'une personne qu'elle est géniale, il s'avère simplement que on connait cette personne ? Combien coûte une castration chimique pour un pédophile ?  Pourquoi je trouve aussi important le classement des ventes de disques en France et dans le reste du monde et que j'attends comme d'autres attendent leur feuilleton du samedi soir le mail que m'envoit Disque en France tous les mercredi entre 19h et 21h? Qui a écrit le commentaire du texte précédent celui ci ?Pourquoi la mort sera obligée de valider tous mes actes ?

Publié par arnaultglamorama à 21:04:26 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

Christine Bravo et Razorlight | 24 juin 2006

Séparation avec ma petite amie espagnole, oui je sais, vous l'apprenez... (je pourrais parler de la fin de l'amour, du désespoir etc...mais quand on est plus amoureux, ce qui est mon cas, pourquoi poursuivre ?)

Non décidement, je préfèrerais pousser plus loin ma lecture de Casanova. Il n'a toujours pas 20 ans, il arrive à Corfou. Certains commentateurs estiment que le personnage qu'il rencontre là bas, Jossouf, est imaginaire, incarnation de l'esprit européen qui se serait orientalisé. Jossouf est très riche, c'est un européen donc qui s'est installé à Corfou, il porte le turban et entame une série de conversations avec le jeune Casanova. L'homme a une très jolie fille, Zelmi qu'il propose à Casanova d'épouser après les traditionnelles années d'apprentissage des moeurs et de religion.
De religion il est donc question et Casanova est intelligent, il sait de quoi il parle. Jossouf pérore :
-"Dieu ne peut être que simple, c'est ce Dieu que son prophète nous annonca. Conviens qu'on ne saurait rien ajouter à son essence sans détruire sa simplicité. Nous disons qu'il est un, voilà l'image du simple. Vous dites qu'il est un, et trois en même temps : c'est une définition contradictoire, absurde et impie.
 - C'est un mystère." Répond Casanova.
Point essentiel de l'Europe : la trinité. C'est un mystère. La sainte trinité. Cela n'empêche pas, comme c'est son cas avant d'arriver à Corfou, de manquer de se faire tuer sur un vaisseau en voulant démontrer aux esclaves que le prêtre qui leur parle du diable en pleine tempête pour expliquer celle-ci leur ment tout simplement.
Casanova n'a pas le temps, il part partout, à chaque instant. Il ne se pose pas, il traverse.

L. ,le parapluie et le baiser dès que je la vois, Deleuze, les taxis, les marques sur mon cou à nouveau et le regard des gens à la radio quand ils les voient, trop d'alcool, on se perd, Razorlight sous la pluie, la pluie, le Paris Paris, la pluie qui n'est pas vraiment de la pluie, plutôt du vent liquide, elle me dit que ce blog n'est pas assez précis, qu'il ne rentre pas dans le détail, le symbole de tout ca, les virgules...

Jerôme Attal a vendu 1000 disques, c'est peu. www.jerome-attal.com

E. , après midi : si on démontre qu'on est pas fait pour rentrer dans le jeu après le sexe on est tout de suite détesté. Les porte jarretelles noirs et le string vert.

Christine Bravo est en dépression nerveuse, elle a pris 10 kilos en quelques semaines.

Hier soir Primal Scream à la Cigale, j'en retiens une phrase, que les jeunes Second Sex que j'ai vu jouer l'autre soir avec Razorlight devraient se souvenir à l'heure de commencer des rendez vous dans les majors : "You got the money, i got the soul."

Publié par arnaultglamorama à 01:40:35 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

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