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Glamorama and more

la musique la nuit

Des skinheads et une RPCD | 31 août 2006

Une RPCD (réaction périphérique comique et déprimée) que je suis en mesure de vous confier, l'anonymat conservé, on peut se marrer.
D'abord des appels auxquels il ne faut pas répondre, puis des textos assez effrayants s'ils n'étaient pas de la pure comédie, on dirait qu'il y a un scénariste derrière tous ces envois, mais un débutant, pour des programmes du câble, la nuit. Et puis pas besoin de préciser que je n'avais vu la demoiselle en question que deux fois et qu'il semblait bien que j'avais trop de goût pour un troisième rendez vous. Mais il faut croire que, même si cela était évident pour moi, cela ne l'était pas pour elle. La preuve.

23h10 "Salut fils de pute, je suis au courant pour toi et xxx espèce de salaud."
23h59 "J'attends tes excuses développées demain dernier carrat. P.S : ne prends pas tout ceci à la légère car tu risquerais de le regretter. Bye connard. Une très bonne amie des skins de Jussieu."

Le premier est presque excitant, il peut être amusant au second degré (genre jalousie feinte, pur jeu). Mais le deuxième a une pointe menaçante, c'est comme s'il impliquait que je dois des excuses, ca devrait être automatique. C'est là qu'on apprécie dans un vertige l'étendue de moisissure qui sous tend le phrasé. L'incroyable ressentiment gratuit qu'elle lance autour d'elle.

Le jour suivant : "Salut. Voici le message quotidien de haine: je t'emmerde enculé. La prochaine fois que je vais au Truskel je ramène mes potes skins qui se feront un plaisir de te fracasser en deux. Fais de beaux rêves mister connard!"

Là on est vraiment dans un mauvais film, c'est presque des références à Happy Days (les bandes de loubards, retour en arrière total, les blousons noirs sont pas loin). Le "je t'emmerde enculé" est pas mal, rapide, efficace. Quand au terme "fracasser" il est bien lourd de sens, la jeune fille en question exprimant là un désir général, qui s'adresse au genre masculin, une RPCD holiste dans un sens.

"Triple salaud, tu t'en es dragué d'autres que xxx au Truskel. T'es un homme mort."
Ca y est, elle visualise mon cadavre, c'est la jouissance, c'est le trou. Il y a d'autres filles ! Que je ne me contente pas de suivre les règles d'une tromperie qu'elle est en train de s'imaginer (on ne trompe que s'il y a une relation, même minime, même restreinte, ce n'est ici pas le cas, et il n'y a qu'une fille en face) c'est le pire que je puisse faire, le salaud que je suis n'est plus un simple salaud, il est triplé, on entend en écho un "triple buse" des plus comiques, le "t'es un homme mort" lui se retrouve dans les séries télé policières de l'après midi.

Publié par arnaultglamorama à 13:32:27 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Rock en Seine et une perle | 30 août 2006

Oui d'accord ok non mais bon tout de même. On va pas attendre trois jours pour avoir un récapitulatif de Rock en Seine, si?

Si car ce n'est pas facile de taper sur le clavier avec trois points de sutures à la main droite. Surtout si ce ne sont même pas des points de sutures mais comme qui dirait des agrafes de suture. Samedi soir en effet, le festival vient de terminer et tout le monde essaie d'apercevoir Sofia Coppola, ou, au pire, Charlotte Gainsbourg backstage, je suis avec Kate, son copain Sam et Perle que j'ai rencontré deux heures plus tôt dans la foule du concert d'Editors. Tout le monde prend place sous le chapiteau bleu laissé à la foule vip-maison de disque-journaliste-photographe-groupie-artiste, Luz aux platines. Bref tout va bien, ce chapiteau est un cocon empli de bulles de champagne, au milieu du parc de Saint Cloud, la nuit va s'étendre très loin. Il faut se réveiller car Radiohead a endormi la plupart. Je prends de l'élan sur une dizaine de mètres et je saute pieds en avant sur une table blanche où s'entassent des verres de champagne, l'un d'entre eux me coupant allègrement au poignet droit. Les types de la sécurité sont des plus corrects "Vous allez prendre l'air un instant monsieur." Je ne peux plus m'arrêter de rire, j'aime bien l'idée d'avoir troué la soirée, Kate et Sam me confirment "C'était Rock n Roll!"

Comme vous avez lu très vite, l'accélération se faisant après avoir passé le terme "agrafes" car vous vouliez absolument savoir pourquoi le sang avait coulé, vous ne vous êtes pas trop étonné du prénom de la jeune fille avec qui je flirte dans la scène. Pas besoin de revenir plus haut, déjà le terme "Perle" revient devant vos yeux. C'est la traduction exacte de son prénom : Bisera, prénom macédonien, et qui se pose à merveille sur son front parfait. Elle est brune, vingt ans, écoute comme tout le monde Interpol et Editors et a un peu de mal à comprendre pourquoi je tiens absolument à la présenter à tous les gens que je connais. Vous savez pourquoi je fais cela : autant pour le terme même de Perle, original et sexy, que pour sa beauté. On peut même ajouter sa gentillesse, elle m'accompagne tout de même aux urgences à la gare du nord une heure plus tard. Kate : "Tu lui fais pas le coup du taxi à celle là".

Et puis quel contraste avec la fille du soir précédent, moins jolie, 19 ans, plus petite, idiote à souhait (ce que j'appelle drague par dérision). Dans le lit, à huit heures du matin elle décoche un : "Tu crois que je devrais essayer de me faire enculer ?"

Lo. :"Pourquoi tu t'es pas tapé les deux en même temps ?"

Dimanche après midi on boit des mojitos avec Perle à l'aéroport CDG, on est perchés sur des tabourets, on se caresse et on s'embrasse, son français s'améliore au fil des baisers et quand je touche ses seins elle a même l'accent parisien. On est excités parce qu'elle s'en va. Il y a toujours des avions, des trains, des voitures, des dizaines de départs, des chambres d'hôtel qui se vident, des coups de téléphone pressés, des emails qui viennent de partout, c'est très bien ainsi. Mettez des moyens de transport entre les filles et vous. Prenez parfois un avion comme ca, transposez vous dans un autre pays, donnez des décalages horaires à votre corps, il ne demande que ca. Il en a assez votre corps de regarder la télé et de suer dans le métro. Alors oui l'alcool, la cocaïne, les ecstasys que vous voulez mais pensez aussi à lancer votre corps en Europe, en Asie...
A un moment je demande aux gens autour de nous dans le bar s'ils savent où est la chapelle et si quelqu'un veut nous marier.
"-Je suis orthodoxe.
- Et moi juif.
-Mon père me tuerait (regard malicieux)
-Ma mère me tuerait. On s'en fiche ?
-On s'en fiche."

Les concerts à avoir vu : Phoenix, Kasabian, Editors, The Rakes.
Les concerts qu'il fallait snober : Dead sixties, Grand Corps Malade, Radiohead.

Cette fille anglaise blonde qui m'arrache pratiquement des bras de Perle en me proposant à l'oreille de la rejoindre à la sortie du chapiteau. Elle a une nouvelle drogue, un truc spécial, elle veut que je la suive, elle allume ses yeux, caresse mon torse et file en marchant en arrière.

Publié par arnaultglamorama à 19:11:40 dans Glamorama and more | Commentaires (2) |

Des kebabs et des bombes | 27 août 2006

Ce type dans le restau kebab où j'échoue souvent quand il est tard :
"-Faudrait tous les tuer ces juifs, nous on lance des bombes sur des militaires, eux ils visent nos enfants..."
Il enchaîne en parlant avec les serveurs, je le regarde pendant qu'il débite :"tous les tuer, tous les tuer, tous les massacrer..."

"- Si tu as quelque chose à dire, dis le, j'ai remarqué que tu me regardais depuis tout à l'heure.
- Toi tu parles, moi je te regarde, c'est tout."

Je déroule la bande son dans ma tête : Dustin Bar Mitzvah "Jimmy white"

Publié par arnaultglamorama à 23:34:31 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

Le Mississipi et MSN messenger | 25 août 2006

Il y a un whiskey qui vient du Mississipi et j'en ai bu un verre dans un endroit luxueux près du Louvre avec une fille délicieuse. Il y avait du citron et du sucre.

Et puis diverses manoeuvres à la radio. Propositions de contre-propositions, ébauches, délais.

Et puis une conversation sur msn avec Lo. (y'a t'il eu un monde avant msn messenger?):

"J'aime parler avec toi car tu joues le jeu. Je suis très lucide et je joue beaucoup avec les gens."

"Le bon sens te fait me considérer comme inférieure parce que je suis plus jeune."

"On se snobe mutuellement."

"J'aime bien donner des fausses pistes."

"Je n'ai pourtant pas envie de te rayer directement de mon existence."

"On va faire du mal."

"J'ai le grain de beauté 18éme siècle."

"Ca va être dur tu as plus qu'un jour et une heure." (Comprenne qui pourra.)

Texto de M. :"Tu veux pas qu'on se voit ?"

Publié par arnaultglamorama à 00:07:46 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

LCI et Lacan | 23 août 2006

La tournure que prend ce blog est passionnante, une sorte de blog à propos du blog, de plus en plus alambiqué, tortueux ,fictif, certains diraient drogué alors que je suis très calme ces derniers temps. Que celui ou celle qui connaît la différence entre réalité et fiction s'entretienne avec moi. Ou plus simplement qu'il ou elle relise ce blog et qu'il ou elle prenne en compte le mot de Lacan : "La vérité a structure de fiction".

Le plus frappant bien sûr c'est la mauvaise fiction qu'on nous sert. En veux tu ? Non. En voilà quand même. Exemple ce débat sur la "différence d'approche de l'amour entre l'homme et la femme" entre une psychologue et un gynécologue qui se termine par la phrase impeccable de la thérapeute :
"-Je trouve ce que vous dites tellement formidable que vous mériteriez d'être une femme."
On est sur LCI, en illustration voici une BD qui s'intitule "Les frustrés", fille sur le canapé en train de fumer une cigarette, type mal rasé en train de ronfler sur les genoux de sa compagne. Et puis même scène au lit le soir, la fille "Je suis moche", lui "Tu es folle".
On apprend lors du débat que les hommes, comme les femmes, rêvent de fidélité même s'ils ne l'affichent pas. Que les femmes sont infidèles par lassitude : "Elles attendent un regard, s'il ne vient pas la femme ira voir ailleurs" (ca peut être une phrase de la psy ou du gynéco). Qu'il faut faire attention à ce que l'autre ne soit pas que du méchant.

Publié par arnaultglamorama à 18:34:02 dans Glamorama and more | Commentaires (2) |

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