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Glamorama and more

la musique la nuit

Irak et Usa | 16 août 2007

99 soldats américains se sont suicidés en 2006 durant leur service en Irak. Les phrases qui se suffisent à elles même me conviennent très bien.

Publié par arnaultglamorama à 20:35:16 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Florian Zeller et Interpol | 16 août 2007

Depuis le début du mois je collabore à une émission littéraire à la radio le soir. Oh pas de chronique, mon accent toulousain et mon amour des ombres ne me l'autorisant pas. Mais je vois évoluer des écrivains. Florian Zeller ce soir, il est plus jeune que moi, parle sur un ton autonome, il endort presque, noie le poisson. Pas méchant, prix inter allié en 2004, passionné de théâtre. Justifie l'idée du couple dans son roman "La fascination du pire". Beaucoup de bruit pour rien. Homme de réseaux assurément. Pourquoi pas. 

La productrice et la réalisatrice ont de l'expérience, on échange des informations, je prends mes marques. Ont de terribles anecdotes, le dessous de l'affaire, le monde de l'édition, secret des secrets. Très gentilles avec moi. On parle chiffres, noms, sorties. J'avance Rimbaud, j'ose Sollers, les présocratiques, pas trop de réponse, pas grave, je suis pas là pour cela. J'observe.

Brigitte Giraud: aime la musique anglaise, parle comme un psychothérapeute, elle a envie de comprendre, de savoir, d'analyser. Toujours des histoires de papa et maman finalement, les livres se vendent par milliers, allez hop, plus d'un prix littéraire par jour en France, rendez vous compte !
Ils sont dedans. Manies plus ou moins honteuses. Le crayon a tel endroit, pas cette couleur sur le bureau, le chat qui dort. Vénus Khoury Gatah qui écrit dans son lit, avec ses chats. Passionnante femme...Figure de salons littéraires qui n'existent plus. Ment probablement sur son âge, elle a bien plus de 70 ans...grande princesse, oublie l'heure de l'émission, descend de Ranelagh en voiture. "Mes enfants excousez moi...". Libanaise de la grande heure, prend sans cesse la défense de la poésie...
Jean Rouaud, prix Goncourt pour son premier roman en 1990, "Les Champs d'honneur". Timide, réservé, étrange.
Duong Thu Huong, la vietnamienne réfugiée en France, sauvée de la prison communiste par Danielle Mitterand back in the eighties, on s'arrache les cheveux pour savoir si les auditeurs comprennent la dame...on comprend une phrase sur deux...et puis le lendemain les mails affluent, mais oui grand succès, bravo, je suis fan, je suis heureuse, les lotus devant les yeux, je cherche la librairie la plus proche de la plage...on prend des photos, on se congratule...

N'oublions pas que l'on est au midi de l'été. Et c'est une musique sombre, hivernale, sensation de brouillard sans gêne qui s'impose. Le nouvel album d'Interpol s'intitule "Our love to admire", peut être "Notre amour à admirer". C'est le premier enregistré dans la ville d'origine du groupe : New York. Imaginez l'hiver à New York, juste cela. Une sensation pesante et compacte, le béton, le verre, une guitare électrique.

Publié par arnaultglamorama à 00:19:44 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

David Lynch et une boîte d'allumette | 08 mai 2007

Il faudra revenir sur cette élection présidentielle un jour. Il faudra revoir les discours, analyser les attitudes, voir les signes. Mais pour le moment, rien à faire, il faut s'abaisser. Etre muet ou le faire croire. Le jour de l'élection je pense à toute autre chose, par exemple que l'univers est une boîte d'allumette, que je suis une petite allumette qui ne s'allumera pas. Je peux aussi être un petit dessin, un minuscule mot comme ceux de David Lynch à la Fondation Cartier.

Le slogan le plus dur : "Qui ne saute pas est socialis-te !". Bien joué. L'histoire jugera.

Publié par arnaultglamorama à 22:33:36 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

L'hiver et l'été | 07 avril 2007

Ce qu'il y a de bien quand on cesse d'écrire : on peut recommencer. Comme les jambes des filles finalement : l'hiver elles ont des collants ou des bas et on est excités, l'été elles n'en portent pas et on est excités. Ce que la plupart des gens ne comprennent pas c'est qu'on n'est pas obligés d'écrire. Ce qu'ils ne peuvent pas accepter c'est que la pause dans l'écriture est encore une manière d'écrire. Tout cela paraît simple mais si on pose ses os, sa peau, son corps dans les détails de l'histoire, c'est une ampleur incroyable. Que l'on me comprenne bien.
Là ou je prends un plaisir incroyable c'est dans les différences de style que je me permets. Depuis quelques semaines j'écris pour un magazine féminin de petits articles sur des chanteuses et leurs concerts. Il faut être sobre, précis, agréable. Je me dois de donner l'information, je présente l'artiste en question, faisons court. Et ici j'ai disparu, et puis me revoilà ! Une nouvelle couleur.


Publié par arnaultglamorama à 17:30:08 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

Des spectres et de la fumée | 03 février 2007

Faites bien attention, on va vous en faire des tonnes sur les relations amoureuses, ça va pleurnicher dans tous les sens, on va vous demander de vous identifier à celui qui vous raconte son histoire, c'est le gnan gnan absolu, faites bien attention, je vous aurais prévenu.
Heureusement vous êtes ici, personne ne sait que vous me lisez, vous avez affaire à un explorateur comme il y en a peu. Messieurs vous allez apprendre les techniques, mesdames vous allez rire, vous émouvoir, je vais devenir votre drogue.
Il faut évidemment bien choisir son partenaire, ne vous laissez pas aller au sentimentalisme, allez directement à l'intelligence, à la beauté. Mais avant vous avez plusieurs années de formation pour cela, cinq à six amours feront l'affaire. Evacuez donc durant cette période toutes les formes possibles, épuisez les caractères. L'hystérique qui vous avale, la personne jalouse maladive, la nymphomane qui n'a pas de plaisir et son pendant masculin l'obsédé bisexuel, les drogués sans le sou, les femmes mariées à la mort, les mous du genou aux yeux révulsés, les faux artistes en vadrouille, les assoiffées colériques, la liste se tord sur elle même. C'est le grand défilé, vous n'avez pas le choix, il faut y aller. Laissez les croire qu'ils peuvent se déverser sur vous, qu'ils peuvent décharger leur stock de bile. Ca va être long, fastidieux, il faut être courageux. Mais ce n'est qu'ainsi que vous saurez reconnaître la personne que vous allez aimer quand vous la rencontrerez. Oubliez alors tout ce que l'on vous a raconté, c'est vous qui avez gagné, vous savez de quoi vous parlez, il est temps de se mettre à table et de consommer, vous avez fait votre choix, c'est le cercle parfait, raison et désir se joignent, la meute en furie des gens que vous avez aimé comme une horde de spectres revient vers vous, ils vous en veulent de les avoir utilisés, le tour est joué. Ils sont là pour vous empêcher, ils vous font peur car ils sont alliés, c'est normal, laissez les errer autour de vous la nuit. Parlez leur à ces spectres tristes, les voilà se mettant à chanter, à huer, à vous poursuivre même quand vous fermez les yeux, ils se faufilent dans vos rêves, sous votre lit, derrière le placard de l'entrée, c'est interminable et minable, un instant vous croyez que vous allez succomber, patience, patience ce n'est qu'un spectacle, ils partiront bientôt en fumée.

Publié par arnaultglamorama à 20:45:56 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

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