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Glamorama and more

la musique la nuit

Britney Spears et Benoît Poelvoorde | 18 novembre 2008

(Britney Spears / Circus)

Ah non ca ne va pas du tout le style là bon sang. Au magazine il faut reformuler, ne pas trop employer de tournures intelligentes, ah mais c'est comme cela. Par exemple le mot « affres » et bien non ca ne passe pas. Dans le lot j'arrive quand même à faire passer des messages, c'est réduit mais bien à l'image du temps présent. Pauvre cinéma tout de même, pauvres stars de plus en plus commerciales, on assiste à des suicides artistiques tous les quatre matins. Benoît Poelvoorde pète un très gros câble, il demande à se faire enfermer, rentre dans trois bagnoles. C'est le cirque et personne ne porte de masque.

Publié par arnaultglamorama à 17:30:10 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Les Ting tings et ma tante punk | 16 novembre 2008

(Little Joy / Brand new start)

A l'Olympia il y a un voile bleu et une fumée blanche, Mgmt commencent leur set dans une brume électrique assez frappante vu le contexte musical actuel. Ce n'est pas vraiment du shoegazing, on n'est pas franchement Pink Floyd, les codes de la pop sont absents. J'ai l'impression que la voix du chanteur est en retrait, comme s'il était gêné, introverti, recroquevillé sur lui-même à cause du succès foudroyant du groupe.

Pourquoi les Ting Tings reçoivent autant d'applaudissements à la Cigale ? Est-ce qu'on doit vraiment frapper dans ses mains quand une chanteuse porte des bottines pareilles ? Bon sang ma tante en 1984 portait les mêmes, elle était la honte de la famille. Ouvertement punk, elle ne se lavait que très rarement et ne répondait pas quand on l'appelait par son prénom. Elle avait décrété que l'univers devait s'adresser à elle grâce au nom de la ville de New York. C'était absolument terrifiant.
« - L. tu peux te laver s'il te plait ?
-(...)
-New York.
-Oui.
-Tu sens mauvais, laves toi maintenant.
-Si je veux. »
Le jour où elle a perdu sa virginité a été un scandale immense, elle était trop jeune et n'avait pas honte. C'était un grand soulagement pour elle et il fallait qu'on en parle beaucoup. Je crois qu'elle prenait plaisir à savoir que les gens étaient choqués. Et même si elle disait que ca la regardait, qu'il fallait qu'on arrête maintenant ca suffit laissez moi tranquille, toute cette agitation la rassurait. Les types ensuite défilaient au rythme des chaînes de vélo et des bracelets brillants et pointus. Mais le matin ma grand-mère lui tartinait ses biscottes et la jeune punk mangeait en regardant par la fenêtre et en remerciant intérieurement sa mère pour ce geste lancinant qui la réconfortait j'en suis sûr. Car au fond d'elle une femme, même très jeune, sait bien qu'une attitude vestimentaire nihiliste est mauvaise, tout simplement. Et porter ces blousons en cuir est une offense bien sûr, et c'est très triste et cela rend malheureux.

Publié par arnaultglamorama à 14:33:27 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Oasis au Bataclan et Damon Albarn en Afrique | 11 novembre 2008

(Oasis / Soldier on)

Probablement grillé auprès de pas mal de monde hier soir, je suis tellement heureux de voir Oasis que je pousse des hurlements du genre « Ah j'en pleurerais hein ! ». La personne qui me donne une invitation tient à rester discrète, elle le sera. En tous cas bien marrant de recevoir comme un cadeau du ciel une invitation du quota même du groupe. Bernard Lenoir présente en direct le concert qui a lieu au Bataclan, lui qui a toujours descendu le groupe. Je me souviens l'avoir entendu passer au temps de la guerre toute médiatique Blur VS Oasis les singles respectifs des deux formations, sorties le même jour, Country house et Roll with it. Il annonçait alors que les morceaux étaient diffusés pour une simple information. Il faut croire qu'il a changé d'avis sur Oasis après avoir changé d'avis sur Blur au moment de leur album éponyme. Kate a la pression au moment d'interviewer Liam, elle me demande une ou deux questions. Ses enfants ! Le nouveau disque, qu'ils prétendent placer dans la grande Histoire de la musique anglaise ! Il lui dit « C'était quoi la britpop finalement ? Que sont devenus les gens de la britpop ? Certains bossent au mac do, d'autres font des disques avec des aveugles en Afrique. » Confère Damon Albarn et Amadou et Mariam, c'est quand même drôle.
Me voici enculant les mouches je l'avoue bien volontiers, faisant même acte pornographique.
Liam a la grande classe, il est très agressif ou du moins mime bien l'attitude. Le rock a quelque chose de sauvage, il en est le prince absolu. Je cherchais de l'action et tout ce que j'ai trouvé c'est des cigarettes et de l'alcool.
Ce soir je suis une star de rock.
Le public est finalement assez calme, Canal plus filme sans passion, Oasis est devenu une légende, il est entendu qu'aucun groupe ne leur arrive à la cheville depuis quinze ans. Ca roule. Les nouveaux morceaux cependant sont décevants, joués sur scène c'est pas la joie. Sors de ce corps Paul Weller. Une fille hésite à montrer ses seins au groupe, assise sur les épaules de son mec. Liam la montre du doigt, il la défie un peu, lui lance son micro, les techniciens s'empressent de le fermer. Le pendant de Liam durant le concert est Andy Bell, lunettes de soleil, basse discrète et groovy. Combien se souviennent de son merveilleux groupe Ride et de son single brillant « Leave them all behind » ? Voilà, maintenant il fait le tour du monde avec Oasis, un titre par album, le dos rond en interview. Si, en coulisses, Noel est derrière chaque décision, en live il est plus discret, aie mes côtes, ca picote encore un peu.
Message éblouissant de A. qui est la personne la plus belle que l'on puisse rencontrer sur la surface de la terre.

Publié par arnaultglamorama à 18:29:24 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Christine Angot et Catherine Breillat | 06 novembre 2008

(Love / Can't explain)

Prononcer le prénom et le nom de Christine Angot devient un scandale en soi. A la radio, je dis tout haut qu'elle est un grand écrivain, les visages s'éteignent immédiatement. Une des rares personnes qui se rend compte que l'écrivain pense pour éviter au reste de l'humanité de le faire. Que le corps soit en jeu, que la tension cérébrale agisse sur un texte, cela permet au reste de la société de continuer à tourner. Kafka est très précis sur cette affaire : écrire c'est sortir du rang des meurtriers. Quoi ? La société serait meurtrière ? Dans son ensemble ? Toute ? Angot a une vision aigue des meurtriers, elle ne se laisse pas faire. Elle a compris.

Le plastic à Bastille, tout le monde cherche Catherine Breillat car c'est la fête de fin de tournage. Elle n'est pas là et c'est tant mieux. Car l'assortiment de bière et de vodka infernal qui irrigue ma tête aurait certainement fait sortir mon corps de ses gongs. Et je n'aurais pas pu m'empêcher d'aller lui dire que je trouve ses films odieux. A-t-on déjà senti aussi précisément sur grand écran le mal être d'une réalisatrice engoncée dans la question des questions ? La différence sexuelle ! A la base de toute forme de racisme, la première différence est dans le genre bien sûr. Breillat tourne autour, elle fait des chichis, c'est compliqué. Mais c'est seulement compliqué parce qu'elle n'accepte pas la différence première entre un homme et une femme.

Publié par arnaultglamorama à 16:10:58 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Le prêtre et le président | 02 novembre 2008

(Dee Lite / Groove is in the heart)

Les services secrets américains sont stressés. Beaucoup de boulot, beaucoup de café. Le premier président noir va être élu dans 48 heures. L'activité du réseau est chargée, c'est la plus grande des tensions. Le prêtre de l'Eglise de la Trinité à New York est noir, il ne veut pas se prononcer sur ses opinions politiques mais il sourit. Lui aussi a beaucoup de travail en ce moment, il a recruté des psychologues catholiques qui prennent en charge des traders à la cervelle sombre. N'ayez pas peur dit-il à qui se presse pour l'entendre. Et il a bien raison. Et puis de toute façon la sainte Trinité est là haut dans le ciel de Manhattan, engeance qui veille pour longtemps. Et puis de toute façon les marchés financiers vont faire un bon énorme dès mercredi. Ce sera aussi mon anniversaire.

Publié par arnaultglamorama à 13:52:43 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

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