Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Glamorama and more

la musique la nuit

L'amour après et la Place du Trocadéro | 14 mars 2008

L'amour c'est aussi après. Quand c'est fini, c'est aussi bien. La ville ne cesse de me rappeler cela. Place du Trocadéro, c'est A. : soirs d'hivers, après la radio, son travail à ce moment là, on ne faisait que passer mais finalement je me rends compte que nous y sommes restés, que l'on est toujours là bas.
Il y a eu aussi bien ce moment incroyable, cette sorte d'évènement absolument immobile dans le temps. On est là où on s'amuse le plus à chaque fois, soirée pour le doc Paris sans pitié nous appartient. On ne se parle pas, on ne se regarde pas, elle ne se doute pas du tout que je vois ce qu'elle fait, que je l'observe discrètement. La projection vient de commencer, on boit un verre, tout le monde est rivé sur l'écran, c'est plutôt intéressant et A. est en train de picorer dans de petites assiettes, elle sourit comme un enfant sourit à une idée. Elle se satisfait elle-même, elle se gausse doucement, sans trop bouger. Elle a une sensation assurée, posée, candide. Je crois qu'elle est tout simplement heureuse d'être là, elle est merveilleusement sans avis à cet instant. Et d'une beauté ahurissante. Quelque chose passe à travers elle sans qu'elle s'en doute, un miracle absolu et invisible aux autres yeux. J'ai envie de la coller contre le mur, de la déshabiller, de dire au gens de se prosterner devant elle. Il faut qu'il y ait une conscience de la stupéfiante merveille qu'elle est, il faut que cela se sache. Mais bien sûr je ne fais rien, je suis absolument incapable de faire le moindre mouvement sinon je vais me mettre à pleurer. Directement. Alors que faire ? Garder le silence ou essayer de lui dire ce qu'il est en train de se dérouler. Ou bien même faire les deux choses en même temps.

Publié par arnaultglamorama à 19:15:07 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Le parti pris et la neutralité | 12 mars 2008

Finalement, personne n'est content. Les filles qui lisent ce blog voient bien que je suis amoureux de mon ex, qu'il n'y a rien a tirer de moi, on ne peut pas faire de projet, elles sont dubitatives, impatientes. Quand à A. elle même, elle détestait ce blog, des horreurs selon elle.
Donc bon, c'est l'heure de la grande neutralité. Comme les jours suivant un ecstazy trop fort. De plus en plus de fêtes, de gens, de films, de disques, et de moins en moins de parti pris.

Publié par arnaultglamorama à 16:32:56 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Californication et Imbécile | 10 mars 2008

La nouvelle série de David Duchovny, Californication, est un pur chef d'œuvre. Hank Moody a la quarantaine, c'est un écrivain qui n'écrit plus. Son dernier roman a été (mal) adapté au cinéma. Il va créer son blog dans un journal. Il a du talent, il est beau. Rien de neuf sous le soleil de Los Angeles et pourtant...les femmes sont ultra présentes, le ton est joyeux. Même si on n'évite pas une touche de tristesse, plutôt esthétique dans la lumière de la Californie (couleurs rosées, architecture ultra moderne, palmiers rouges et verts, avions noirs). Et oui Hank est toujours amoureux de son ex avec qui il a eu une fille, il la demande en mariage, il faut bien que la série ait des téléspectateurs. Mais Duchovny survole les scènes, il baise toutes les filles qui passent. La jeune adolescente qui se masturbe en lisant son blog avec un vibromasseur. L'employée de quarante ans qui se déshabille pour qu'on lui donne un avis sur son corps, triste qu'elle est que son mari l'ai quittée pour un homme (« Cela pourrait être pire, vous pourriez être scientologue. – Mais je suis scientologue »). L'actrice de films pornos dont l'enfant pleure dans la chambre voisine. L'amie de l'amie, belle comme un ciel. Je crois que la série débarque bientôt sur M6.

Appellé SOS médecin dans la nuit, mon oreille craque, siffle, se met à couler, la température monte, je suis pris par instants de panique. Le médecin est clair : otite aigüe. Je ne dors pas, visite des souvenirs de l'enfance malade. Sorte de fauvisme brut intérieur. J'ai peur que mon cerveau explose, il me faut attendre le matin pour acheter des antibiotiques. Je passe la journée dans une vapeur incertaine, neutre et douce. Itw de Barbara Carlotti au téléphone, me parle du projet Imbécile, s'exprime de manière étrange et assez confuse, raconte le processus du chant et du jeu théâtral, ses impasses, ses trouvailles. Il y a des fils branchés au téléphone dans le lit, je suis au milieu des coussins, très peu de lumière, j'enregistre, j'enregistre, c'est incongru et luxueux.

Publié par arnaultglamorama à 21:43:57 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Flêche d'or et écharpe noire | 09 mars 2008

 

Les backstages de la Flèche d'or, j'adore. Le plafond est bas et les fauteuils rouges, c'est presque un caisson finalement. Autonome comme dans l'espace, à l'abri et isolé. Il n'y a pas tant de monde que cela à la fête de mon ancienne radio. Mais si vous voyez bien, la radio jeune du service public. Fortune jouent un set (rock) qui n'a rien à voir avec ce qu'on avait entendu d'eux sur disque (plutôt électro tout de même). Les gens dansent comme s'ils respiraient, sans s'arrêter, et en cadence. Sa fichent pas mal de l'affiche des groupes ou dj's. Soirée avec Kate et des gens autrichiens, toulousains. Comme il est six heures du matin il faut rentrer et se rendre compte à quel point je déteste le vingtième arrondissement. Trop de pauvreté par ici, une misère injustifiable et probablement éternelle. Hier impossible de mettre un pied dehors, les deux petits cartons rouges d'invitations pour le Zénith et les victoires restent dans un carnet (mot de la semaine : « Tu vas aux victoires ? »). Comme je suis donc malade je dois me couvrir et je mets l'écharpe noire de A., un des seuls accessoires qui lui appartient et qu'il y a encore chez moi. Je me dis que son parfum va disparaître au bout de quelques heures autour de mon cou et qu'il n'y aura donc plus d'odeur d'elle chez moi. A vrai dire cette fragrance discrète va se mélanger à ma peau un instant, créer ainsi une nouvelle note (que je ne remarquerais déjà plus), puis s'effacer implacablement et logiquement.

Oh merde enfin, c'est reparti, il nous fait encore croire qu'il est malheureux. Nous on attend des commentaires pertinents sur le palmarès des victoires de la musique, est ce qu'il embrasse des filles à nouveau, des détails physiques, et la drogue, on en est où hein ? Non, non c'est pas marrant, et Heidegger bon sang, ne peut on pas nous expliquer un petit peu les concepts d'Etre et d'Etant ?

Publié par arnaultglamorama à 15:51:22 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Mai 68 demain et le mercredi 14 octobre 2009 | 05 mars 2008

C'est parti pour les polémiques sur mai 68. On va encore éviter de penser....il y a 10 ans l'anniversaire des 30 ans était plutôt envisagé négativement (A part le titre d'une édition de la revue littéraire "L'infini" de 1998, absolument heureux : "Mai 68 demain"). Cette année c'est l'inverse. Merci Sarkozy à nouveau.
Mes amis choqués hier soir quand je leur dis que Sarkozy me donne envie de faire l'amour avec des femmes. Discussions fantastiques et d'une portée mythique sous l'effet de l'alcool : T. d'accord avec moi pour le silence qui doit s'imposer aux artistes en ce moment. Il est temps de se taire et de laisser faire. Grand bruit contre mutisme éclairé. Héritage complexe de 68 finalement...tout est dans la stratégie...

On me pose de plus en plus de questions sur A., les gens sont intrigués.

Je retrouve ce matin une carte du boss du Truskel : "Mercredi 14 oct 2009 - Mix Arnault" C'est drôle. Mais j'y serais.

Publié par arnaultglamorama à 18:28:06 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| >>