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Glamorama and more

la musique la nuit

Naast et Second Sex | 10 novembre 2006

Naast et Second Sex sur le plateau de "Ce soir ou jamais" l'émission quotidienne et quasi nocturne de Frédéric Taddeï sur France 3. Les petits enfants du Rock.
Le chanteur de Naast a tout compris, il joue le jeu vraiment bien, il critique l'imagerie H&M tout en étant absolument le type qui pourrait venir faire ses emplettes dans le magasin en question mais qui pourrait aussi être le mannequin de la marque et se retrouver sur ses panneaux de publicité (il n'est pas anglais, c'est la seule raison pour laquelle cela ne pourrait, in fine, pas se produire). Il aurait aussi la possibilité de faire la musique de la campagne publicitaire H&M.
A un moment il dit : "Il faudrait trouver un autre mot pour décrire le rock aujourd'hui."
Excellente réplique. Tout comme celle ci quand on lui demande son âge : "J'avais dix huit ans il y a peu, maintenant je n'ai plus d'âge."
Il se fait attaquer par le type de The Brats qui lui reproche d'avoir enregistré un album trop tôt, en fait jalousie de n'être pas lui même signé en maison de disque : "Nous il faut qu'on travaille encore, on veut pas enregistrer un album de merde".
Ambiance.
Au milieu, excellente géométrie pratiquée par les assistants de l'émission, c'est un membre de Second Sex, en cours de signature, dont Taddeï évoque l'origine bourgeoise, école classe. Il ne répond pas, il pose, c'est ok.
En fait personne n'a rien à dire, le chanteur de Trust essaye de dire qu'il fait un nouvel album, du coup on évoque une chanson anti sarko / anti social et le constat général sur lequel s'accorde tout le monde est la non-conscience politique de cette nouvelle scène parisienne.
Asyl clôt l'émission avec un titre en plateau et cela m'agace car j'ai toujours refusé de les jouer dans l'émission que j'avais sur Le Mouv' il y a quelques temps.

Comme Christine Angot finissait il y a quelques semaines un article dans Le Monde sur Madonna, je lui emprunte la conclusion : "
Conclusion ? Aucune."

Ou alors ceci que l'on raconte à Casanova quand il arrive à Paris en 1750, il a vingt cinq ans :
"Les Dieux qu'on adore ici, malgré qu'on ne leur élève pas des autels sont la nouveauté et la mode. Un homme n'a qu'à courir, et tous ceux qui le voient lui courent après. On ne s'arrêterait  que lorsqu'on le découvrirait pour fou; mais une pareille découverte est une mer à boire : nous avons ici des fous qui le sont depuis leur naissance, et on les prend encore pour des sages."


LM. qui me téléphone mais je ne décroche pas car je ne suis pas indifférent à elle.
A. texto : "Petite reine tu as vu juste, j'adore!"


Publié par arnaultglamorama à 01:24:42 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Zidane et Nadiya | 08 novembre 2006

En fait vous retrouvez ici des petites chroniques intimes du Paris Paris.
Il faut chanter avec un groupe derrière soi avec Kate, on est cinq ou six, il y a Natacha d'AS Dragon, et on se lance dans Kids in America de Kim Wilde. J'exécute de jolis choeurs. C'est le nouveau karaoké, avec un vrai groupe. Il était prévu qu'on chante Wonderwall d'Oasis mais c'est Frédéric Beigbeder qui s'y colle en brandissant un cocktail orange et en hurlant aux oreilles de Sam.
"-Je suis très mécontent, j'étais censé chanter Wonderwall avec Kate que voici, je suis très en colère contre toi !
-Mais c'est ma chanson !
-Mais je suis le fils de Liam Gallagher, t'as vu ma tête ?
-Vous n'avez qu'à jouer (un titre dont je ne me souviens plus)
-Laisse tomber."

C'est bon enfant bien sûr, il n'y a aucune importance dans tout cela. Par contre que Nadiya soit enceinte de Zidane ça c'est capital, central, primordial. Il veut qu'elle avorte mais elle ne le souhaite pas. No comment.
Et ce n'est rien par rapport à l'info de la soirée : Christine Angot a couché avec Doc Gynéco il y a quelques jours. C'est du lourd. C'est féerique.

Sur le canapé en cuir sous l'écran en face du bar du PP avec A. et C. (la jonction des deux prénoms ferait un prénom aussi). "Il va falloir qu'on le partage." Je reste sage parce que j'ai pris un peu de cocaïne. Elles veulent qu'on aille voir un opéra.
Il faudrait que je m'explique longtemps sur la nécessité de sortir avec une fille catholique mais je veux éviter de choquer le lecteur. C. est catholique, lit Nietzsche et Pythagore, a vingt ans. Mais c'est A. qui est éblouissante, cela vous le savez déjà n'est ce pas ? Le traqueur semble jeter l'éponge. Il traîne quand même, me demande une cigarette, veut faire ami ami pour canaliser sa colère. "S'il trouve une nana ça ira mieux mais ça me ferait quand même mal au coeur."
Elle est belle, comme vous me connaissez bien maintenant vous vous doutez qu'elle a les attributs qui me font fondre (queue de cheval, ongles vernis, prestance, sérieux). Je trouve cela intéressant de retarder le baiser même si je lui fais le coup du "Je suis persuadé que tu embrasses super bien."
On va au Baron où on se fiche royalement qu'il y ait Cartouche. Vodka coca cola, NTM, Gorillaz, Aznavour. Il est six heures du matin je suis assis près de A. dans un métro de la ligne 9.

Publié par arnaultglamorama à 16:41:55 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

Un scénario et l'importance de l'enfance | 06 novembre 2006


Importance de l'enfance.

-Parallèle : détermination psychologique omniprésente. Déroulé lacanien. Il y a toujours une forme de l'enfant dans le miroir dans lequel vous vous observez le matin.

-Perpendiculaire : historique, biographie, c'est de là qu'on vient. La base. Les faits sociaux (géographie, déménagements, évènements familiaux).

-Transversale : idée de l'enfance, capacité à retrouver l'état de l'enfant (jeu, lucidité, violence). Mise en abyme de la parenté, appropriation intellectuelle et subversive des schémas (être à un certain moment le père de sa propre mère, le frère de son père, le mari de sa soeur).

Et de l'autre côté tout ce qu'il ne faudrait pas entendre, l'opinion commune : tout est décidé avant cinq ans, catéchisme psychanalytique prolétaire, pratiques new age du rebirthing (séance de souvenir actif de la naissance avec prise de drogues, sectes ou autres), problèmes récurrents en France avec l'éducation, malnutrition, mauvais traitements).


Cette phrase exquise à la télévision au hasard la nuit :

"On vous trouve dans une capsule blanche au milieu de l'espace et vous essayez de me faire croire que vous ne savez pas pour quelle raison vous êtes ici ?"


Rencontre imaginaire mais que je pourrais, pourquoi pas, organiser avec un producteur en vue de tourner un film. Le scénario est de Georges Bataille.
"-Alors le pitch mon cher, le pitch, on m'a dit que c'était des plus littéraires votre projet, très en vogue la littérature...
-Absolument. Il s'agit d'un film sur la création de l'humanité.
-Vaste, ambitieux, grand programme, lisez moi le début mon cher, le début.
-La terre avant la vie représentée par le désert, aucune trace d'animal ou de plante. Le coucher du soleil. Un vent violent chasse le sable. On entend le long gémissement de ce vent. L'obscurité se fait et le ciel étoilé envahit l'écran animé d'un mouvement peu sensible, partie de glissement , partie de recul.
-Je vois. C'est Star Wars votre truc avec une touche de Kubrick deux mille un. Le premier personnage arrive quand ?
-Il n'y a pas de personnage.
-Je vois.
-Voix off :"Les jours et les années, les siècles et les millénaires se succédaient. En un point perdu de l'univers l'étendue vide de la planète, alternativement, se gorgeait de lumière et sombrait dans la nuit. Lentement le brassement des eaux..."
-Ok on va arrêter là mon cher, merci d'être venu.
-"...lentement, tragiquement, le tumulte des eaux éleva les douloureux prodiges de la vie. La vie fracassante jaillit du désordre des éléments comme l'électricité du désordre des orages."

Publié par arnaultglamorama à 17:41:08 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Chômage des jeunes et conflit de génération | 05 novembre 2006

Multiplication des débats sur le conflit de générations. Il y a de quoi faire, trentenaires contre soixante-huitards, les chiens sont lâchés sur toutes les chaînes, des prime time en veux-tu en voilà, le ton monte, publications contre publications, analyses sociologiques versus grilles analytiques, on donne des chiffres et on les conteste, on s'interpelle et on se bouscule.

Le jeune militant agité de gauche :
"Le truc c'est que vingt cinq pour cent des moins de vingt cinq ans sont au chômage, c'est de votre faute, vous nous laissez une société bouchée, vous nous privez d'avenir."

Le journaliste salarié du service public:
"Mondialisation ! Globalisation ! Et puis pensez à tout ce que vous avez et que nous n'avions pas ! IVG à gogo ! Internet !"

Le professeur de sociologie très propre sur lui de trente ans :
"Les jeunes d'aujourd'hui ne veulent pas d'écran plat mais ils veulent penser."

La jeune et jolie responsable d'une association aux vertus libérales :
"On ne veut pas payer vos retraites et on va payer vos retraites, comment en est on arrivé à devoir payer vos retraites ?"

Le petit de banlieue à l'accent du sud :
"J'en ai marre qu'on me demande de figurer dans des reportages sur mon quartier, pourquoi on vient jamais interroger mon père ?"

Et puis tous ces regards pleins de tendresse entre pères et fils, ils jouent leurs rôles, ils sont à la télévision pour cela, ils s'en aperçoivent finalement. La réconciliation au milieu du spectacle en guise de générique. Ils consentent à partager un peu de culpabilité française. Ils tombent d'accord sur l'enjeu de la prochaine génération. Petits enfants en devenir, fantasme partagé. Pères et mères bien contents que leurs enfants reviennent vers l'ordre, la fidélité, après s'être déchirés devant leur progéniture. Emboîtement de tous dans tous. Resserrement du schéma social.

Publié par arnaultglamorama à 19:19:38 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Mickael Jackson et une nouvelle cicatrice | 03 novembre 2006

Soirée chaotique, électrique. Passé à nouveau deux bonnes heures à l'hôpital au petit matin (cf aftershow de rock en seine), explosion de l'arcade sourcillaire gauche, poussé contre un coin de mur dans un état d'ébriété avancé, sang qui coule, je vomis dans une poubelle devant les urgences, bonsoir je crois qu'il va falloir me recoudre.
Douce Cl. qui m'accompagne, elle se sent un peu coupable puisque c'est un de ses amis qui est au départ de la blessure. Il y a une infirmière évidente dans chaque fille, pas besoin de tout le tintouin pornographique pour s'en apercevoir. Et puis dans son cas vous n'auriez pas besoin de scénario, de fétichisme, de jeu émoustillant. C'est une des plus jolies étudiantes de la Sorbonne. Elle a déjà fait des apparitions dans ce blog, elle n'avait pas d'initiales.
Concurrence entre les hôpitaux "Ici pas d'agrafe, on est des orfèvres", je vous dirais ça dans dix jours les cocos (et en secret je me dis que les sourcils, assez fournis chez moi, cacheront ou atténueront cette nouvelle cicatrice).
De toute façon il était entendu que la soirée allait être violente, au Truskel l'univers est un bain de vodka caramel, je retrouve le chanteur du groupe dont je parle souvent qui rentre d'un studio en Irlande qu'ils ont partagé avec un roi de la pop. Bono ? non, plus haut. Quoi ? Michael ? Ouais, Jacko en personne, qui travaille sur des morceaux avec Will I Am des Black Eyed Peas. Scène épatante d'un chanteur rock français qui fait l'éloge de la rythmique hip hop américaine. Et la voix de l'ex pédophile acquitté ? "Il chante comme un Dieu."
Et puis discussion sur la manière de composer un morceau et la fameuse problématique paroles / musiques avec ordre de création des éléments. Nécessité absolue de lier l'ensemble.

Concurrence aussi au parti socialiste, le type au téléphone. :"Alors t'es pour DSK, Fabius ou Ségo ? On fait un sondage pour la section". Quand je lui donne ma réponse, il semble rassuré.

La première interview filmée de la mère de dix neuf ans dont le bébé a "disparu" était flagrante. En voyant son visage on pouvait savoir qu'elle avait tué son enfant, c'est ce qui m'est venu à l'esprit immédiatement. Elle disait qu'il avait disparu pendant qu'elle fumait une cigarette en bas de l'immeuble et qu'il avait "forcément été enlevé".

Publié par arnaultglamorama à 17:06:35 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

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