Publié par arnaultglamorama à 01:24:42 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
En fait vous retrouvez ici des petites chroniques intimes du Paris Paris.
Il faut chanter avec un groupe derrière soi avec Kate, on est cinq ou six, il y a Natacha d'AS Dragon, et on se lance dans Kids in America de Kim Wilde. J'exécute de jolis choeurs. C'est le nouveau karaoké, avec un vrai groupe. Il était prévu qu'on chante Wonderwall d'Oasis mais c'est Frédéric Beigbeder qui s'y colle en brandissant un cocktail orange et en hurlant aux oreilles de Sam.
"-Je suis très mécontent, j'étais censé chanter Wonderwall avec Kate que voici, je suis très en colère contre toi !
-Mais c'est ma chanson !
-Mais je suis le fils de Liam Gallagher, t'as vu ma tête ?
-Vous n'avez qu'à jouer (un titre dont je ne me souviens plus)
-Laisse tomber."
C'est bon enfant bien sûr, il n'y a aucune importance dans tout cela. Par contre que Nadiya soit enceinte de Zidane ça c'est capital, central, primordial. Il veut qu'elle avorte mais elle ne le souhaite pas. No comment.
Et ce n'est rien par rapport à l'info de la soirée : Christine Angot a couché avec Doc Gynéco il y a quelques jours. C'est du lourd. C'est féerique.
Sur le canapé en cuir sous l'écran en face du bar du PP avec A. et C. (la jonction des deux prénoms ferait un prénom aussi). "Il va falloir qu'on le partage." Je reste sage parce que j'ai pris un peu de cocaïne. Elles veulent qu'on aille voir un opéra.
Il faudrait que je m'explique longtemps sur la nécessité de sortir avec une fille catholique mais je veux éviter de choquer le lecteur. C. est catholique, lit Nietzsche et Pythagore, a vingt ans. Mais c'est A. qui est éblouissante, cela vous le savez déjà n'est ce pas ? Le traqueur semble jeter l'éponge. Il traîne quand même, me demande une cigarette, veut faire ami ami pour canaliser sa colère. "S'il trouve une nana ça ira mieux mais ça me ferait quand même mal au coeur."
Elle est belle, comme vous me connaissez bien maintenant vous vous doutez qu'elle a les attributs qui me font fondre (queue de cheval, ongles vernis, prestance, sérieux). Je trouve cela intéressant de retarder le baiser même si je lui fais le coup du "Je suis persuadé que tu embrasses super bien."
On va au Baron où on se fiche royalement qu'il y ait Cartouche. Vodka coca cola, NTM, Gorillaz, Aznavour. Il est six heures du matin je suis assis près de A. dans un métro de la ligne 9.
Publié par arnaultglamorama à 16:41:55 dans Glamorama and more | Commentaires (1) | Permaliens
Importance de l'enfance.
-Parallèle : détermination psychologique omniprésente. Déroulé lacanien. Il y a toujours une forme de l'enfant dans le miroir dans lequel vous vous observez le matin.
-Perpendiculaire : historique, biographie, c'est de là qu'on vient. La base. Les faits sociaux (géographie, déménagements, évènements familiaux).
-Transversale : idée de l'enfance, capacité à retrouver l'état de l'enfant (jeu, lucidité, violence). Mise en abyme de la parenté, appropriation intellectuelle et subversive des schémas (être à un certain moment le père de sa propre mère, le frère de son père, le mari de sa soeur).
Et de l'autre côté tout ce qu'il ne faudrait pas entendre, l'opinion commune : tout est décidé avant cinq ans, catéchisme psychanalytique prolétaire, pratiques new age du rebirthing (séance de souvenir actif de la naissance avec prise de drogues, sectes ou autres), problèmes récurrents en France avec l'éducation, malnutrition, mauvais traitements).
Cette phrase exquise à la télévision au hasard la nuit :
"On vous trouve dans une capsule blanche au milieu de l'espace et vous essayez de me faire croire que vous ne savez pas pour quelle raison vous êtes ici ?"
Rencontre imaginaire mais que je pourrais, pourquoi pas, organiser avec un producteur en vue de tourner un film. Le scénario est de Georges Bataille.
"-Alors le pitch mon cher, le pitch, on m'a dit que c'était des plus littéraires votre projet, très en vogue la littérature...
-Absolument. Il s'agit d'un film sur la création de l'humanité.
-Vaste, ambitieux, grand programme, lisez moi le début mon cher, le début.
-La terre avant la vie représentée par le désert, aucune trace d'animal ou de plante. Le coucher du soleil. Un vent violent chasse le sable. On entend le long gémissement de ce vent. L'obscurité se fait et le ciel étoilé envahit l'écran animé d'un mouvement peu sensible, partie de glissement , partie de recul.
-Je vois. C'est Star Wars votre truc avec une touche de Kubrick deux mille un. Le premier personnage arrive quand ?
-Il n'y a pas de personnage.
-Je vois.
-Voix off :"Les jours et les années, les siècles et les millénaires se succédaient. En un point perdu de l'univers l'étendue vide de la planète, alternativement, se gorgeait de lumière et sombrait dans la nuit. Lentement le brassement des eaux..."
-Ok on va arrêter là mon cher, merci d'être venu.
-"...lentement, tragiquement, le tumulte des eaux éleva les douloureux prodiges de la vie. La vie fracassante jaillit du désordre des éléments comme l'électricité du désordre des orages."
Publié par arnaultglamorama à 17:41:08 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par arnaultglamorama à 19:19:38 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par arnaultglamorama à 17:06:35 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
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