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Glamorama and more

la musique la nuit

Paris et un blog | 28 novembre 2006

Paris comme une bouteille de Perrier d'un litre et demi, entamée depuis plusieurs semaines et pleine d'un gaz triste. C'est entendu l'hiver s'impose et j'ai envie de me cacher. Plus beaucoup de temps à passer dans ce blog, c'est presque la fin, il faut trouver d'autres moyens, cela devient trop intéressant que cent à deux cents personnes lisent cette page chaque jour. Il y a une modestie à atteindre, c'est la limite de la nuit.

Conversation majeure et que je n'avais jamais eu avec A. sur la modestie justement manquant aux artistes.

Publié par arnaultglamorama à 16:37:28 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Dove Attia et James Murphy | 26 novembre 2006

Soirée en l'honneur du festival Calvi on the rocks dans le club Sous le pont Alexandre III. Il faut franchir le premier barrage, une bonne centaine de gens se bousculent à l'entrée, quelques coups de fils, j'y suis tu y es je te vois pas je te rappelle y'a trop de bruit allo non j'y suis pas je viens plus tard. On finit par rentrer avec A. et on file au deuxième barrage, le plus drôle : celui des backstage, qui ne pose pas de problème. Soirée étrange donc où il est plus aisé de se rendre dans l'arrière scène que de tout bonnement rentrer dans le club. Il faut voler des bouteilles de vodka, congratuler Adanowsky pour sa prestation mi nu avec invasion voulue de la scène, s'étonner de ne pas être étonné de voir James Murphy le boss de DFA qui va monter mixer sur scène, rigoler avec J., dire bonjour à Raphaël Berger en essayant de ne pas lui parler de sa mère France Gall (c'est dur), regarder l'immensité du club et celle des backstage, raconter tout par texto à Kate qui est à Toulouse, s'amuser du fait que Dove Attia demande le numéro de A. et tienne absolument à me serrer la main, chanter Rape me avec Sam et plusieurs gens qui sont heureux.

(On est au milieu ici vous en rendez vous compte ? Pas de tristesse, pas de bonheur, je m'y attacherais, ceux-ci étant secrets.)

Publié par arnaultglamorama à 21:47:25 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

L'amour et Lacan | 24 novembre 2006

Aimer c'est vouloir donner quelque chose qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas. Oh la belle formule lacanienne ! Regardez bien, ça fonctionne ainsi...preuves évidentes tous les jours...il est passé par ici il repassera par là...il court il court le furet des bois mesdames...toujours en avance sur tout...déjà loin devant vous...farandole...danses africaines...rythme après rythme...on tourne sur soi même et on s'essouffle...on est dans les airs...les mouvements s'esquissent...vous êtes amoureux...où est ce furet bon sang...on l'a perdu dans la danse...

Ma violence envers moi même et envers elle. Tout de suite tout. Comme un fou (amoureux). Quelle erreur stratégique ! Doublée de l'erreur de son dévoilement ici ! Alors, vide ou pas vide le cadeau à lui donner, elle qui n'en veut pas ? Ou qui pourrait bien en vouloir si je ne le donnais pas.

Mon élégance finalement. Et sa beauté comme un véritable phénomène (apparition à expliquer, science effervescente, seule magie).

Question des questions :
" -Ca fait quoi d'être aussi belle ?
- Cela procure de l'aisance..."

Elles veulent qu'on les décrive c'est entendu. Elles veulent qu'on les regarde, c'est encore plus sûr. Elles veulent bien qu'on les aime, c'est des plus évident.

Publié par arnaultglamorama à 20:45:14 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Warhol et la joie | 24 novembre 2006

Limites de ce blog suite. Son ton fondamental : la joie. Son style : des paragraphes rapides. Son but : des conclusions sans fin. On semble comprendre que des personnages apparaissant dans la vie de son auteur sont décrits, ils parlent, ils tournoient et disparaissent. Des situations nocturnes y sont présentées mais il ne semble pas y avoir de parti pris. Le lecteur vient piocher des titres accrocheurs, revient parce qu'il est intrigué. Mais au final quoi ? Elucubrations lancées trop vite et qu'il faut lire comme on regarde un tableau de Warhol, furtivement. Quelques traits esquissés, une idée lisse et blanche. Une idée neutre.

Pour certains internautes il faut plus de drogues, pour donner une expérience que ceux ci n'ont pas. Voyeurisme amateur de ceux qui ne se sont jamais drogués et qui ici s'apercevront bien du peu d'intérêt pour ces substances du type qui écrit Glamorama and more. Tout au plus le portrait d'un dealer dont on ne sait pas s'il est réel ou pas et quelques passages sur une prise de drogue dans les toilettes d'un club parisien se terminant par des citations impromptues d'un philosophe présocratique. Autant dire que pour le réalisme vous pouvez toujours chercher. Jamais vu un gars se mettre à avoir des visions précises de la Grèce antique après avoir pris de la coke. Tout simplement pas possible.

Les citations justement, ne s'adressant à personne, venant toujours au mauvais moment, incompréhensibles, non liées. De la fumée aux yeux.

Tout à coup des points de suspension. Qui font mal à la tête, qui la font même tourner.

Et puis tous ces personnages féminins, ces filles beaucoup trop jeunes, qui semblent toutes des déesses, on y croit peu. On n'y croit pas. Et la dernière, on ne sait même pas quel âge elle a, ce qu'elle fait dans la vie. Il en dit trop ou pas assez. Elle va certainement disparaître sans que l'on sache ce qui s'est passé, il parait même qu'est apparu un texte qui a été effacé la semaine dernière à propos d'elle, impossible d'en savoir plus. Non vraiment se colle à la fiction de manière obscène, pas franche du tout. Tourne en rond ce blog vous dis-je. Beaucoup de lecteurs mais peu de commentaires, c'est dire.
N'a pas compris que ce n'était pas le lieu pour s'épancher...et encore s'il donnait un peu plus au lecteur qui a envie d'avoir des émotions et qui, toujours, veut se reconnaître dans des attitudes. Je reste perplexe, vous serez d'accord avec moi.

Pour rajouter ce blog à vos favoris : http://glamorama.blogg.org

Publié par arnaultglamorama à 16:37:38 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Attaque de chien meurtrière et Erik Satie | 22 novembre 2006

Les gens qui me connaissent peuvent trembler, il y a le feu, c'est la fin des haricots. Je suis en passe de n'écouter plus que la musique d'Erik Satie. Sur la page Myspace de Ségolène Royal j'ai découvert Gymnopédie 1 et c'est désormais plusieurs heures par jour que je consacre à cette musique. Il varie rythmes, lenteurs, envolées. Il peut passer de la critique ironique et comique de l'histoire de la musique jusqu'à lui à la plus haute pensée. Alors quoi ? Finies les obsessions indies ? Et le travail ? Le travail ?

Autre attaque de chiens. Ce coup ci c'est exceptionnel, une véritable avancée dans la violence. Irruption puissante de la mort dans l'Oise. Quatre Rottweillers pesant entre soixante et quatre vingt kilos ont attaqué une jeune fille de vingt trois ans qui venait apparemment les nourrir. Branle bas de combat et bon travail de la presse qui nous explique grâce à un éducateur canin comportementaliste (tu fais quoi dans la vie ? je suis éducateur canin comportementaliste.) qu'il s'agit d'une pulsion de prédation qui doit trouver ses racines dans un mauvais traitement. On avance aussi l'hypothèse d'un dysfonctionnement permissif ou d'une rivalité au moment d'un jeu. Deux chiens particulièrement "méchants" étaient enfermés dans un coin, les deux autres se joignent et là c'est le drame. La jeune fille se débat seulement quelques secondes, attaquée qu'elle est directement à la gorge. Les voisins ne peuvent rien faire. Ils la voient se faire déchiqueter. Ils lâchent, eux, l'affaire et se barricadent. La gendarmerie arrive, autrement dit l'armée, et abat les animaux. On retrouve des morceaux de cuir chevelu sur le gazon et d'autres restes du corps qui, lorsqu'il s'est mis en boule en se recroquevillant a excité la fureur des chiens qui ont l'impression à ce moment là d'avoir véritablement à faire à une proie. S'ensuit une synergie animale meurtrière. Les cris dans les premières secondes avant la mort attisant vivement cette fureur.
En dix ans, quinze personnes ont été tuées par des chiens. Je suis absolument fanatique de cette histoire et des termes employés par les spécialistes.

Publié par arnaultglamorama à 21:01:17 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

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