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Glamorama and more

la musique la nuit

Les habitants de Hambourg aux cheveux blancs et CSSex | 11 avril 2008

« - Even the girls are looking at you.
-That's groce. »

« Everybody is old and ugly in Hamburg, everyone is white-haired. I was there for work yesterday. I wanted to tell the people that they are going to die soon. »

« He doesn't leave me alone. I found him cute for one night. I came tonight because i knew you would be there. »

« Next week. »

"The Smiths and CSSex"

« A radical demonstration ?”


Publié par arnaultglamorama à 20:36:12 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

2025 et Studio | 09 avril 2008

En avril 2025, j'écouterais toujours « Turn on the bright lights », premier et essentiel album d'Interpol. Il fallait que cela soit dit.

Heidegger avec « Etre et temps » se lâche entièrement.
On a là le livre du 20ème siècle, tout y est, retour fondamental sur les présocratiques, des questions qui nous paraissent aller de soi, qu'est ce qu'un être, qu'est ce que vous faites avec votre pensée...il n'y a plus qu'à étudier, ce que je fais avec ardeur sans que personne ne s'en aperçoive et c'est parfait. Ses notes de bas de page, qui affirment, qui appuient. Bourrées de points d'exclamations. Tout Lacan est là, en réserve, prêt à exploser.

Incipit du « Studio » (qui veut dire bien sûr « J'étudie ») de Sollers:

« J'ai rarement été aussi seul. Mais j'aime ça. Et de plus en plus. »

1, 2, 3, musique... Sollers ne cesse d'avancer, de marcher...
Plus loin, Rimbaud... :

« A partir de là Rimbaud devient en effet insaisissable et impossédable. Il est détaché. C'est une situation qui va le mener assez loin, car son caractère va dans le sens d'une démonstration radicale. »

Toujours ce va et vient dans ce roman de 1997 entre Rimbaud, Hölderlin et son propre corps.
Page 72, attaque de paragraphe :
« Bon, je douterai maintenant de tout, actes, pensées, appétits, rêves, désirs. Je mettrai entre parenthèses, à chaque instant, mes nécessités programmées, mes affections, mes amitiés, mes proximités, jusqu'aux mots « mon », « ma » ou « mes ».
Dans le même temps, j'affirmerai tout cela, pour voir, d'après une négation sans limites. »

C'est clair non ? Le nihilisme retourné et
utilisé.
A apprendre par cœur (demain matin au réveil).

X dit :
pourquoi tu mets tes pensées dans un blog?
X dit :
c'est pas de la vulgarisation?
arnault dit :
ce ne sont pas des pensées
X dit :
l'internet?
X dit :
je ne sais pas ce que c'est
X dit :
   mais ...

Publié par arnaultglamorama à 18:45:17 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Scopitone 2008 et l'été 1986 | 07 avril 2008

Le premier clip de Vampire weekend « Mansard roof » est tourné sur un bateau, probablement dans la baie du New Jersey, ils sont de New York. Ils jouent, guitare, basse, synthé, batterie, ils ont un look d'étudiant (chemise rayée, pantalon blanc pour le chanteur), ils sont installés sur le pont de ce petit bateau blanc, il fait beau, lunettes de soleil noires. Les premiers clips des groupes sont toujours les meilleurs, on vérifie cela ici encore. Ok les gars et si on faisait un clip sur un bateau, il y a trop de soleil, c'est trop bon ! On dirait qu'ils vont rire à chaque seconde, ils se concentrent, il faut jouer en mesure. On dirait un scopitone. Ensuite ils sont dans la soute, ils mangent du poulet, des prunes, tout est coloré et facile, il y a des tasses de thé. Voilà. Ils tiennent la barre en jouant de la guitare, regardent une carte de la côte de New York, le ciel est immense, leur pop song parfaite, elle les devance, les guide. Ils croisent un cargo appelé « Atlantic Superior ». Mais oui New York, de l'autre côté de l'Atlantique, sera toujours la meilleure ville de rock de l'univers, loin du berceau londonien et de son ciel bas et gris. Ils voient les noms de groupes récents à qui ils mettent une sacrée gifle, écritures dans le ciel immense au dessus de Manhattan, Strokes, Walkmen...
Sans que j'aie besoin de l'expliquer ou que l'on entre dans des corrélations surréalistes, ce clip me fait penser à une photo prise durant l'été 1986, dans la maison de mon enfance quelque part dans le sud. J'ai 8 ans, ma sœur 5. Il y a clairement deux parties dans cette image. Au premier plan, l'eau de la piscine, petite vagues, lumière incandescente et omniprésente. Au loin, l'herbe, les bois, et se détachant par une petite silhouette au ventre rond, ma sœur qui s'apprête à courir et à plonger à ma suite : je suis dans l'air, bras bien en avant, slip de bain noir comme mes cheveux, je vais rentrer dans l'eau dans le centième de seconde qui va suivre. On se baigne comme cela toute la journée, tout encourage au jeu infini, il faut toujours parfaire le plongeon, la liberté est absolue.
C'est durant cet été que A. est née.
Mon cri affreux et pitoyable cette nuit au brusque réveil d'un cauchemar où elle entre chez moi et dit dans le couloir « Qu'est ce que tu fais ? ». Hier soir la sonnerie du livreur de sushi qui me fait frémir parce que je crois que c'est elle. Cette après midi enfin, où après avoir donné 469 euros à Apple, je me retrouve à l'endroit précis où il y a un an des gens nous accostaient pour nous demander si on voulait participer à l'Ile de la tentation, casting sauvage.

Publié par arnaultglamorama à 00:02:02 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Vampire Week end et le cercle infernal des formes modernes | 05 avril 2008

(Vampire week end  / I stand corrected )

L'ipod avec S., moqueries infinies sur les gens assis qui ne connaissent pas MGMT, la personne qui me donne gentiment de la cocaïne et qui me propose en disant « Il faut qu'on règle certains trucs », la mannequin brésilienne qui n'a pas du tout l'air brésilienne et qui s'appelle Julia et qui repousse son retour de semaine en semaine, Aragon qui brûle un manuscrit dans une chambre d'hôtel par amour fou et désespéré, les gens perdus dans le cercle infernal des formes modernes, l'interview de copines que j'arrive à placer à la rédaction (elles n'ont pas de label), les filles qui m'en veulent de suite, l'alternance digne d'une alchimie sérieuse entre alcool et drogues (mon expertise), le trou que ce blog creuse en vous à chaque fois (sa neutralité froide, sa rapidité), la mort qui ne rôde pas, les incroyables jets de joie qu'il me faut retranscrire (bien loin de sauts d'humeur), Rimbaud « J'ai seul la clé de cette parade sauvage », la difficile torsion de mon esprit pour que vous n'ayez pas un récit sentimental et triste (honneur intime).
                                                                                                

Publié par arnaultglamorama à 16:00:17 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Un bébé caïman et le Madame | 30 mars 2008

Mon corps est parfait, je pense qu'il est béni. La quantité ahurissante de drogue qu'il vient de subir ne semble pas l'affecter, j'ai dormi une heure entre 12 et 13 heures et je hurle dans mon appartement en dansant sur Vampire Weekend. Tout à l'heure je dormirais. Deuxième nuit blanche de la semaine. Votre narrateur est décidemment dans une période qui reste encore à qualifier.
Dans un nouvel endroit privé avec S., Kate et Tvdb. Ca sent la peinture fraîche, sorte de loft immense, projections d'images graphiques inégales sur un mur blanc derrière le DJ, champagne à foison que l'on transforme en piscine (je sais que vous suivez, c'est champagne glaçons à foison, si vous vous en souvenez je vous serre la main chaleureusement et sincèrement). Il y a Nagui qui n'arrête pas de caresser sa femme. J'explique à qui veut l'entendre qu'un bébé caïman dort dans le fond de la baignoire-bassin sombre, chic et chauffée. On reste jusqu'à quatre heures puis taxi hop hop le Baron. N. de la radio devant l'entrée avec deux filles. Il me dit : « Celle là c'est celle que j'embrasse quand j'ai personne d'autre ». S. parfaite camarade de fête, une vraie alliée. On crie « On est des machines de guerre » en fumant des cigarettes tout près de la DJ. On n'est pas les seuls d'ailleurs, la fumée qui est balancée régulièrement permet ce genre de procédé révolutionnaire de nos jours. On est dans un autre espace en sortant, insulte à un marchand de journaux qui nous vend à la sauvette un paquet de cigarette pour 6 euros (c'est trop cher). Il fait jour et il est huit heures du matin et direction le Madame sur les Champs avec S. et on prend le temps de parler un quart d'heure avec des policiers qui gardent l'ambassade de Chine.  « Il y a des problèmes au Tibet » Tu m'étonnes John. Je parle de l'héritage de mai 68 et ils me regardent bizarrement et ils ne remarquent pas mon nez qui suinte et c'est tant mieux et on se fait virer du Madame et c'est très drôle.

Publié par arnaultglamorama à 22:51:28 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

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