J'ai beau disparaître, ne pas laisser de traces, peu d'indices, vivre dans les interstices, rien à faire, ça se bouscule au portillon, vous êtes toujours là. Que faut-il faire pour qu'il y ait moins de 100 personnes qui visitent ce blog chaque jour ? Non pas que je le veuille bien sûr, mais la question se pose désormais.
J'ai bien une idée après tout, il vous faut encore des détails, vous avez beau critiquer ces pages, vous demander pourquoi je n'écris pas un roman bordel de merde, pourquoi je ne mets pas des personnages à la place d'initiales trop révélatrices, vous avez beau triturer les hypothèses me concernant, je vous intéresse. C'est direct et facile à comprendre. Vous en avez marre des pleurnichards en tous genres, des parleurs du vide, des adorateurs de la peine. Donc vous voilà.
Vous avez aussi compris que je ne réglais pas mes comptes ici, vous vous doutez, et cela vous excite assez, que je n'ai pas de comptes à régler. Trop facile.
Et comme je vais vous décevoir aujourd'hui...pas d'évocation de ma vie ces deux derniers mois, pas d'explication en quelque sorte biographique du truc là, de l'absence.
Et pourtant il y en aurait des scènes! Des lits, des magasins, des conversations acharnées et poussées loin dans l'humour, des masturbations, des préparations secrètes d'émissions pour une radio, des après midi dans des cafés, des débuts de nuits impressionnants, des espiègleries, de la gaîté inouïe, des centaines de photographies, des lesbiennes qui s'embrassent dans des clubs, des garçons qui deviennent fous, des robes, des couleurs dans des matins.