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Glamorama and more

la musique la nuit

Christine Angot et Catherine Breillat | 06 novembre 2008

(Love / Can't explain)

Prononcer le prénom et le nom de Christine Angot devient un scandale en soi. A la radio, je dis tout haut qu'elle est un grand écrivain, les visages s'éteignent immédiatement. Une des rares personnes qui se rend compte que l'écrivain pense pour éviter au reste de l'humanité de le faire. Que le corps soit en jeu, que la tension cérébrale agisse sur un texte, cela permet au reste de la société de continuer à tourner. Kafka est très précis sur cette affaire : écrire c'est sortir du rang des meurtriers. Quoi ? La société serait meurtrière ? Dans son ensemble ? Toute ? Angot a une vision aigue des meurtriers, elle ne se laisse pas faire. Elle a compris.

Le plastic à Bastille, tout le monde cherche Catherine Breillat car c'est la fête de fin de tournage. Elle n'est pas là et c'est tant mieux. Car l'assortiment de bière et de vodka infernal qui irrigue ma tête aurait certainement fait sortir mon corps de ses gongs. Et je n'aurais pas pu m'empêcher d'aller lui dire que je trouve ses films odieux. A-t-on déjà senti aussi précisément sur grand écran le mal être d'une réalisatrice engoncée dans la question des questions ? La différence sexuelle ! A la base de toute forme de racisme, la première différence est dans le genre bien sûr. Breillat tourne autour, elle fait des chichis, c'est compliqué. Mais c'est seulement compliqué parce qu'elle n'accepte pas la différence première entre un homme et une femme.

Publié par arnaultglamorama à 16:10:58 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |