Pigalle et le ressentiment contre le Temps | 20 septembre 2008
(Claudine Clark / Party lights)
Soirée lumineuse où Al. mixe dans un endroit
incongru à Pigalle.
«-C'est quoi le morceau que tu passes là ?
-J'en ai aucune idée. »
J'aime la foule et ses possibilités comme le ciel. Il y a des amis avec qui je
ris et qui sont beaux, pourquoi ne pas dire les choses simplement ? Il
serait bon de pouvoir concentrer l'incroyable énergie historique de ce
quartier, reprendre les millions de fêtes qui ont eu lieu dans ces deux ou
trois kilomètres carrés depuis le dix neuvième siècle, faire une liste précise des
gens qui se sont embrassés, des meilleures anecdotes, des rencontres heureuses.
Il y a Au. qui m'accompagne après que nous ayons bu un verre dans un endroit où
j'allais beaucoup avec A. à une certaine époque et c'est à ce moment et dans ce
lieu que je me rends compte de l'erreur de la tristesse qui consiste à avoir du
ressentiment contre le Temps. Au final la séparation avec une fille que vous
aimez est une vue directe sur le Temps. Même s'il y a un vrai gâchis au niveau
de l'existence à ne plus jamais revoir A., il y a là une occasion de prendre en
considération le Temps lui-même, sa majesté immédiate. Et à nouveau, il y a un
personnage féminin qui, de loin et réapparaissant du passé, déclenche cette
pensée. Merveilleuse Au., elle s'intéresse de près à mon histoire avec A., pose
des questions, me conseille. Et on rit beaucoup, comme lorsqu'on était
adolescents, dans notre Sud.
«Tu étais très insolent.»
Elle me raconte son mariage, ses voyages, avec une grâce qui s'est approfondie.
Serait un personnage de société secrète parfait.
« Je suis sournoise. »
21-09-2008 19:03
De A91 Sujet:
Tu...
... es tellement Cool que je n'arrive pas à t'imaginer faire des trucs comme, le ménage, les courses, acheter une carte orange et payer avec ta carte bancaire.