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« Ah ouais je vous sauve hein, vous avez l'air d'être dans un sale état
hein. Vous voulez passer par les quais ou par Répu ? Non mais moi
j'aurais voulu prendre une fille pour la course vous voyez. Va falloir être
gentil avec moi hein, penser au pourboire parce qu'à cette heure là hein. Oui
non moi j'aurais voulu baiser une femme ce soir vous voyez, ca m'arrive les
clientes elles sont faciles. Vous avez pas un joint pour moi
silvousplait ? Oui quarante cinq ans, trente cinq ans, moi je les sodomise
direct. Longtemps j'ai hésité mais maintenant voyez hein j'y vais direct je
leur pète le cul de toute façon elles adorent ca, il faut pas leur demander.
Vous auriez pas une petite ligne pour moi ? Ouais faut que je trouve une
femme là, j'ai deux numéros là je vais en appeler une toute à l'heure une bonne
grosse salope là hein. Y'a des filles là où vous étiez là ? Quoi à
droite ? Ok Ok. Ah oui mais je m'arrête devant le distributeur mais vous
partez pas en courant sinon je vous cours après moi j'ai pas peur
attention. »
Quand je reviens il est en train de pisser dans la rue et il prend tout
l'argent que je lui donne et la fenêtre de la voiture se referme au moment où
il accélère, emportant dans le petit matin son insupportable voix et ma
monnaie.
Le contraire de la discussion avec cet antiquaire, la cinquantaine, au Père
Lachaise. Je lui achète un avion miniature en fer qui semble vieux, sans
vraiment savoir pourquoi, je ne fais aucune collection, je n'ai rien à faire
ici, je n'ai pas d'enfant auquel je pourrais offrir l'objet en question. Il l'a
eu lors d'un voyage en 1976 vers l'île de Rhodes, à bord de la compagnie
Minerve, aujourd'hui disparue. Le pilote était marié avec une hôtesse de l'air
dont le frère était lui-même son copilote. Comme c'est un passionné d'avion, il
demanda à entrer dans la cabine de pilotage. Le pilote dormait et il pu
entendre « ses incroyables ronflements », son beau frère tenant dans
ses mains la vie des passagers et lui disant bonjour ou probablement bonsoir.
C'est à ce moment que je me souviens du cauchemar bouillant de la nuit dernière
(on est un peu dans l'autofiction ces derniers temps, je m'en excuserais
presque auprès des lecteurs si j'en sentais la vraie nécessité, ce qui n'est
pas encore le cas). Je dors à l'arrière d'un avion, couché sur le ventre,
lorsqu'on se met à voler à très basse altitude, les ailes frôlent puis
déchirent les branches de très grands arbres. L'avion est ensuite beaucoup plus
haut dans le ciel et se brise en son centre, mon corps est dans le vide.
Publié par arnaultglamorama à 10:36:00 dans Glamorama and more | Commentaires (3) | Permaliens
08-10-2008 22:02
De 28889 Sujet:
.
09-09-2008 23:41
De 28889 Sujet:
Pas de musique pour ce post.
08-09-2008 14:24
De vincent Sujet:
ca alors