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Glamorama and more

la musique la nuit

Laure Manaudou et Gustav | 31 août 2008

(A sunny day in Glasgow / Things only i can see)


Le prochain entraîneur de Laure Manaudou peut s'adresser à elle comme Maldoror s'adresse à une créature marine / humaine qu'il voit un soir nager sur la mer « avec de larges pattes de canard à la place des extrémités des jambes et des bras, porteur d'une nageoire dorsale, proportionnellement aussi longue et aussi effilée que celle des dauphins, un être humain, aux muscles vigoureux, et que des bancs nombreux de poissons (je vis, dans ce cortège, entre autres habitants des eaux, la torpille, l'anarnak groënlandais et le scorpène-horrible) suivaient avec les marques très ostensibles de la plus grande admiration. »

Laure, "O toi, dont la natation l'emporte sur le vol des longues ailes de la frégate, si tu comprends encore la signification des grands éclats de voix que, comme fidèle interprétation de sa pensée intime, lance avec force l'humanité, daigne t'arrêter, un instant, dans ta marche rapide, et, raconte-moi sommairement les phases de ta véridique histoire. Mais, je t'avertis que tu n'as pas besoin de m'adresser la parole, si ton dessein audacieux est de faire naître en moi l'amitié et la vénération que je sentis pour toi, dès que je te vis, pour la première fois, accomplissant, avec la grâce et la force du requin, ton pèlerinage indomptable et rectiligne."


D'une manière générale les cauchemars interviennent soit dans une période de trouble, soit dans une période de calme imposant. Les soucis se reflètent quand on dort, c'est bien évident. Mais a d'autres moments on est trop concentré, trop à l'aise et les mauvais rêves viennent confirmer l'état de perfection diurne. C'est mon double cas ces derniers jours. Et la nuit se défoule. Probablement parce que je mets en péril le rythme qu'elle cale sur les hommes en ne dormant pas vraiment aux heures où il le faudrait. (J'entends à plusieurs reprises des gens me dire cet été sur les festivals : « On va voir des concerts quand même non ? »)

Deux classiques nocturnes donc :

-C'est la fin du monde, les chaînes de télé sont formelles, ce sont des images sans son, sans fil conducteur, sans présentateur et par la fenêtre les mêmes scènes ont lieu. Les gens sont vraiment calmes ou très agités (comme le terrain psychologique favorable aux cauchemars), ils se demandent ce qu'ils vont faire dans la seconde qui suit leur marche dans des rues désertiques, sourdes, où une fumée s'étend. Le ciel est orange comme dans le dessin d'un enfant violé et puis il est violet comme une peau entourant une blessure grave. A certains moments il est en partie violet, en partie orange. Il y a eu plusieurs explosions atomiques et ce qui frappe le plus, c'est la certitude absolue qui s'empare du monde : c'est vraiment la fin, on est dans le dernier moment, la conscience est ferme et claire, tout est fermé bouclé vissé.

-Je vais mourir parce qu'une maladie m'emporte. Dans la maison de mon adolescence il ne reste que quelques heures, c'est la plus grande fébrilité, je cherche ce que je peux faire. Là aussi les secondes sont précises, dures et lourdes, à l'opposé de ma vue sur le temps.

Au matin je regarde toutes les vidéos possibles de l'ouragan Gustav sur CNN, cela me calme et dans un sens que je ne m'explique pas, me nourrit. Après avoir quitté leur maison et l'avoir barricadée, des habitants de la Nouvelle Orléans ont écrit en grandes lettres vertes sur les planches en bois clouées sur les fenêtres « Viens Gustav, on t'attend ! » et « Que Dieu bénisse la Nouvelle Orléans ». Aucune victime à Cuba, même si une des stations météorologiques de l'ouest de l'île a mesuré une pointe de vent à 340 km/h. Dans l'après midi rétrogradation au niveau trois. Mais après être redevenu tempête, Gustav se renforce et est à nouveau ouragan alors qu'il s'apprête à toucher les Etats Unis demain.

Publié par arnaultglamorama à 17:13:28 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

Mars et ce qui s'est écrit en Mer Morte | 30 août 2008

(The Coral / Put the sun back)


Comme je tombe sur la date d'anniversaire d'une amie, je me souviens que c'est à cette période que A. est partie. Cela fait donc un nombre considérable de mois, et la tournure que prennent mes pensées pour elle tend vers la catastrophe. Plus le temps passe, plus j'aime cette fille et la regrette. Que l'on me comprenne bien, en passant dans son quartier par le hasard d'un taxi partagé dans le fond de la nuit, j'éclate en sanglots, tout cela est irréel vraiment. « Excusez-moi, vous pouvez monter le son de la radio s'il vous plaît ? ». S. qui me dit « Tu saoules un peu quand même là maintenant ». Et les autres « Appelles la ! ».
La tendance de l'univers et de mon cerveau est à l'archivage en tous sens. Le passé me revient comme un bing ok, la présence d'un passé omniprésent n'est pas passée oh shit à la télé y'a plus de speakerine. Oups pardon.
On n'a jamais été aussi loin dans l'Histoire : Manuscrits de la Mer Morte qui font surface, probabilité qui entre dans son évidence de la présence d'eau sur Mars à un certain moment du Temps. L'archéologie vrille et éructe.
Et par ici les filles du passé qui montrent donc leurs nez. Il y a un cercle spécial, un archétype jungien au final ou quoi ?
SH sur Facebook comme expliqué plus bas (scène du restaurant à Toulouse, le musée, son élégance, il y a neuf ans).
Au. sur Myspace, l'amour du lycée qui habite maintenant dans mon quartier et qui est mariée (en sortant avec elle il y a quinze ans et très peu de temps il faut bien le dire, c'est comme si j'avais signé un contrat chez Universal, les amis me regardaient avec envie, le grand truc des films idiots américains genre la fille la plus populaire et la plus jolie reine du lycée, je lui écrivais tout le temps, sa beauté précise que j'ai recherchée partout par la suite, malicieuse, intelligente).
M. enfin qui envoie un texto comme tous les trois ans, (grande complicité à l'époque, musique, amitié amoureuse, truc immédiat, connus trop jeunes, preuve que les êtres peuvent vraiment s'éloigner, respect pour elle, m'a dépucelé en venant frapper au volet de ma chambre).

Suite sans fin des pitreries, nage habile et assez chanceuse au milieu de la réalité. Au magazine, ce seront désormais plusieurs millions de lecteurs qui vont lire mes petites apparitions qui sont aussi des camouflages (parfois je m'amuse à épeler un prénom avec chaque lettre débutant un mot, tout cela est invisible).

Mike Skinner des Streets est vraiment excellent, comme Amy Whinehouse vient d'annuler son apparition à Rock en Seine, il dit : « Ok, je ne suis pas Amy Whinehouse, en fait elle est à Londres au moment où je vous parle, elle fume du crack. »
Scandale Justice, trois blancs durant leur set. Mieux vaut ne pas dire pourquoi ca plante.
Un ami m'appelle aujourd'hui pour me raconter qu'il m'a filmé à un moment de la soirée de jeudi et que je parle de A. et de Björk en délaissant une des deux personnes en question, celle qui est à même d'intéresser lesinrocks.com.

Publié par arnaultglamorama à 22:50:49 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

The Verve et une fille danoise | 19 août 2008

(The Verve / Judas)


Le temps ne passe pas vraiment. The Verve sortent un album dans pas longtemps et une danoise que je n'ai pas vu depuis neuf ans montre son nez. Le disque en question est bon et la fille en question fait une thèse sur « La décadence dans l'œuvre de Rimbaud » et est toujours aussi belle. J'avais rencontré SH.  dans un musée dans lequel je travaillais. Premier regard le plus important, on vous parle de flash mais il faudrait trouver un autre mot non ? Ouverture de l'espace, porte attachée à aucun mur. Brune, grande, élégante. Passe dans la salle silencieuse avec une amie. Hésite, revient, visage parmi les portraits de la Renaissance, yeux peints qui rehaussent les yeux noirs de cette fille qui n'est visiblement pas française. Il y a un truc avec les filles du Nord pour les latins, on est immédiatement dans la séduction, on a rien demandé, il y a une engeance qui doit décider cela, brassage génétique à l'intérieur de l'Europe peut être... Là pour quelques jours avec son lycée, a du temps, a un corps élancé. Au restaurant impossible de commander un plat, puis impossible de manger ce plat, cette fille est splendide et me tient la main. Les joues blanches et le front blanc, on s'embrasse dans des parcs et dans des voitures.
La beauté physique est une religion pour moi, je m'en rends de plus en plus compte. Il n'est pas question d'aimer qu'une fille soit belle et que cela ouvre une relation utile socialement money baby home chérie, non je me bats pour cela (je me sens un cœur à aimer toute la terre dit Don Juan), je prendrais les armes, je partirais en campagne. Je n'ai pas aimé que des filles jolies attention, mais j'ai toujours plu à de très jolies filles, que la providence soit remerciée comme il se doit. Mes mémoires si mémoire il y a vont être un bon moment. Je sais à ce propos la place qu'aura A. Pour les connaisseurs, c'est Henriette dans l'œuvre de Casanova.

La phrase du jour est pour ma grand-mère : « Sous les arbres il pleut moins. »

Publié par arnaultglamorama à 22:49:28 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

Luz et Sigur Ros | 18 août 2008

(Dubstar / Unchained monologue)

Fourberies sans limites à la Route du Rock à Saint Malo. Le videur dans un club de Rennes au moment où on sort fumer une cigarette :
«- Vous ne pourrez plus entrer à nouveau.
-Ah...mais pourquoi ?
-Vous savez très bien pourquoi. »
Pitreries dans les loges de The Do et foot improvisé avec Kim Deal (le chemin parcouru de la cour du lycée où on hurlait Cannonball jusqu'à cet été...).
Luz porté par la foule à neuf heures du matin sur Space Odyssey...ce type est incroyable, il arrive à se dessiner en étant fidèle à son corps (ses bras sont toujours parallèles), il aime vraiment la musique, Mercury Rev par exemple (et il a raison). Ce n'est pas pour autant que je vais me mettre à lire Charlie Hebdo.
Promesse faite de ne pas raconter ici une anecdote sur Kate Moss qui vaut son pesant d'or « Attends il y a peu de gens qui sont au courant, alors ne dis rien stp...»
Le concert qui s'impose : Sigur Ros et son trio de cordes de filles sublimes, confettis en veux-tu en voilà, le groupe a la prochaine décennie devant lui.
La fille qui a les mêmes mains que A., l'autre fille qui me dit que je rayonne sur une photo que A. a prise de moi, effort considérable pour ne pas lui souhaiter son anniversaire (d'une manière générale hanté implacablement, comme si tout n'avait pas été fait avec elle, monologue enchaîné...). Je pense à Kafka.

Publié par arnaultglamorama à 22:09:52 dans Glamorama and more | Commentaires (2) |

Liam G. joue et Thom Y. s'ennuie | 11 août 2008

(Oasis / Falling down - Chemical Brothers remix)

Liam Gallagher est en forme, il fait du jogging, il fume moins, avoue dire « moins de conneries ».  Dig out your soul, le prochain album, sort le 6 octobre. Le seul chanteur qui m'ait vraiment impressionné « en vrai », en Espagne à Benicassim il y a quelques années.
Il déclare au Times à propos de Radiohead et de Coldplay « Je ne les déteste pas. Je ne leur souhaite pas d'avoir un accident. Je pense juste que leurs fans sont laids et ennuyeux et qu'ils n'ont pas vraiment l'air de s'amuser. »
C'est dit ! Les types en questions ne sont pas drôles, c'est comme cela qu'il faudrait se faire une idée des gens. Ceux qui s'amusent et ceux qui ne s'amusent pas. Et inévitablement la musique, les œuvres qui proviennent de ce JEU profond s'imposent dans le temps.

Publié par arnaultglamorama à 16:13:05 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

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