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Glamorama and more

la musique la nuit

Stéphanie de Monaco et un tee shirt blanc | 31 juillet 2008

(CSS / Left behind)

Ce n'est pas du tout prévu ce rebond en dehors de la société. Depuis le temps que j'écris ce blog, il y en a eu des incompréhensions, des différends, des attaques. Mais quoi ? Je suis toujours là, les lecteurs sont de plus en plus nombreux, je les bénis du fond de l'été. Et les ennemis sont très utiles ! Bien choisis ! Triés sur le volet ! Prospérité ! La meilleure connivence est celle des inconnus. Ce n'est pas du tout prévu. Bienvenue aux nouveaux, sourire au nouvelles. Adieu aux partants, clin d'œil aux partantes. On aurait plutôt tendance à penser que l'on va vers la fermeture, le narrateur est assez précis sur ses sentiments envers une fille prénommée A. comme s'il ne se faisait pas à la réalité, tout cela n'a aucun sens (tête de mes amis choqués, leur ton surpris, ils estiment que c'en est assez désormais, CSS fait même Left behind pour moi...), on se croirait parfois dans une chronique people et on nous promet une interview de Pete Doherty que l'on ne voit pas venir , mais pas du tout, non non, nous n'y sommes pas, enfin pas vraiment...

A la télévision ce soir un reportage sur le rocher. Oui le rocher, le seul vrai rocher de la terre, la rocher monégasque. Albert, Caroline, et Stéphanie. Images de cette dernière lors de l'enregistrement de « Comme un ouragan ». On est dans le cœur du cœur des années 80, tout est permis et rien n'a de sens. Cheveux courts, androgyne, malicieuse. Elle porte un tee shirt d'une équipe de sport automobile. Et là tout revient, fiou fiou petite madeleine au tournant de l'été ! J'ai déjà vu ce tee shirt quelque part bon sang ! Ultra ringard, blanc avec des logos colorés. Le prince Reignier n'est pas du tout d'accord que sa fille se lance dans la chanson, tout cela est très déplacé. Qu'elle porte ce tee shirt l'est encore plus si on y pense. Elle sort avec Paul Belmondo qui est pilote à l'époque et lui-même est entraîné par mon père. Voilà, c'est le même tee shirt que celui de mon père. C'est bien elle dans la passé qui se cache dans le camion de l'équipe pendant que je fais du vélo sur la piste. Elle est gentille et fait de très bons sandwichs. On dirait un garçon et quand elle parle c'est à voix basse. Je ne comprends pas très bien pourquoi elle se cache jusqu'à ce que ma mère me dise que c'est une princesse. Elle ne joue pas avec moi mais je crois que je m'en fiche. Elle est très amoureuse du pilote même s'il n'a pas de très bons résultats (elles sont toutes amoureuses du pilote de toute façon, quel que soit son classement).

La fille au prénom de nectarine, ses propositions de l'été, ses cheveux de plus en plus blonds.

Publié par arnaultglamorama à 01:21:22 dans Glamorama and more | Commentaires (3) |

Toulouse et la kétamine | 28 juillet 2008

(Primal Scream / Beautiful summer)

 

R. me raconte ses expériences sous kéta. Accroché à une rambarde pendant trente minutes et ayant peur de tomber dans le vide tout en tenant une conversation censée et plus tard voyant un « squelette gentil » qui suit ses ordres : faire un sourire, danser, prendre une allure effrayante, s'approcher, s'éloigner et puis finalement il lui dit de filer, de dégager. Et le squelette part dans la nuit. Comme si la vision en question était apprivoisée, se pliant à chacune de ses demandes.

Toulouse quelques jours pour les contingences familiales, la grande roue qui tourne toujours, les enfants qui grandissent, beaucoup de bruit. Piscine avec mes sœurs de plus en plus belles. Grande promenade dans la ville qui m'a vu naître. Pour vraiment apprécier cette ville il faut en être parti, j'en fais la preuve. L'air est puissant, resserré au fond de l'être. Escale à Bordeaux où la Garonne est violette car elle sait qu'elle va entrer dans l'océan. Elle se prépare de l'intérieur. A Toulouse elle est gris métal, rose ou blanche, encore jeune. De toute façon le plus beau fleuve français, il n'y a là-dessus aucun doute.

Publié par arnaultglamorama à 23:46:38 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

Calimero et les Hives | 23 juillet 2008

(Les V.E.D.E.T.T.E.S / Grand con)


Le monde évolue en vrille vers son anéantissement, très bien. Tout va être très compliqué, il n'y aura plus de place, on va étouffer, le soleil va s'éteindre. Mais d'ici là, faut-il célébrer la mort et mimer la course vers la perte ? La plupart des comportements humains ont une visée nihiliste. Celle de Pete Doherty est un fleuron spectaculaire. Il parle tout de suite de drogues, du genre le concert aurait été bien meilleur si j'avais été drogué. Mais on s'en fout ! Dis-moi donc quel est ton poète préféré, sors de cet enfer !

Sur la route derrière la scène deux vigiles poussent devant eux un gamin qui tient son visage dans ses mains. Ils lui font passer quelques barrières et il semble se révolter contre le traitement d'éviction du festival qui est en train d'avoir lieu. Après l'avoir croisé et marché quelques instants je l'entends pleurer très fort. Le sauvetage n'est pas mon fort, plus égoïste que moi tu meurs mais là il pleure vraiment trop. Je m'approche. Toute la tristesse de l'univers éclate dans ses yeux. Personne n'y prête attention, on doit penser qu'il est saoul. Les vigiles en question l'ont pris dans la foule alors qu'il dansait peut être un peu trop violemment et lorsqu'il leur demande des explications, ils lui arrachent son bracelet sans lequel il ne peut plus rentrer sur le site. Il est effondré, balbutie des explications, a l'air sincère. Et il pleure comme s'il avait huit ans ou qu'il était dans le moment clé d'une psychanalyse (ce qui revient au même finalement). Il pleure comme s'il allait être seul pour plusieurs années dans ce champ breton et que ses amis allaient faire la plus grande fête de la décennie. Calimero à côté de lui n'est qu'un simple oiseau à ce moment là. Je parviens à lui trouver un passe, le voilà sauvé pour un temps.

Vanessa Paradis a mangé quelques kebabs ces derniers temps, elle a à nouveau des joues, danse comme une coquine et chante très bien même si les morceaux sont complètement détruits par M et sa wah wah ringarde.

Les Hives mettent tout le monde d'accord pour la fermeture. « Nous sommes le gel dans vos cheveux ! Nous sommes le sucre dans votre café ! Nous sommes les Hives. Ce que nous faisons dans la vie : des tubes internationaux ! La prochaine chanson s'appelle Idiot Walk... »

Sur le chemin du retour, la Beauce et ses espaces VIDES comme d'immenses trous de mémoire.

Texto de la fille au prénom de nectarine « En Avignon piscine et théâtre. Je suis bien contente. »

Publié par arnaultglamorama à 13:22:35 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Pete Doherty et les V.E.D.E.T.T.E.S | 22 juillet 2008

(Les V.E.D.E.T.T.E.S / MDMA)


La sortie de l'album des Vedettes est prévue le 13 octobre, il s'intitulera « Disque N° 1 ». Fête avec les gens excellents du label Cinq Sept. Katerine et Gonzales en coulisse, ca promet...
Au festival des Vieilles Charrues qui a accueillit 215 000 personnes en quatre jours. Parmi elles des gens qui s'attachent entre eux pour ne pas se perdre ou pour traîner le cadavre de leur partenaire, autant dire que l'alcool coule à flot c'est juste terrifiant. Un type erre à six heures du matin avec un pack de vingt six bières. Un groupe se donne pour mission de déterrer des arbustes de deux mètres de haut et remplit cette même mission avec un sérieux impressionnant et presque martien vu leur taux d'alcoolémie. Tour dans un tourbus Gibson avec des underage dont une brandit une épaule au petit cœur tatoué au stylo Bic par un Pete Doherty que vous pourrez entendre très vite sur ce blog dans une épopée de gonzojournalisme exécutée par votre serviteur.

Publié par arnaultglamorama à 01:23:11 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

La plus grande tour et la lumière or | 16 juillet 2008

(Kaki King / Pull me out)

Un plongeon dans la piscine du huitième étage du Michelangelo et c'est une sensation de liberté absolue. Il n'y a personne, aucun bruit. Juste un peu de pop africaine que je transforme en fermant les yeux en Vampire Weekend. Le vrai luxe n'intéresse personne, mettez vous bien cela dans la tête. Les journalistes du groupe hallucinent quand je leur dit que je passe la moitié de la nuit à nager en regardant les immeubles et l'horizon de Johannesburg. Tout est sombre à l'extérieur.  A l'intérieur, c'est une grande lumière or. L'ensemble est surdimensionné  et parfait. Aucun regard ne vient perturber la nage : l'hôtel est la plus grande tour. Etre sous l'eau en altitude est le comble du bonheur, c'est comme si je parcourais l'eau du ciel. Voilà votre narrateur tout en haut maintenant, il pousse des petits cris de joie en sautant dans la lumière du marbre, il a un grand peignoir crème, il se traverse lui-même en pensée, tout se passe comme s'il entretenait une relation sexuelle avec l'existence elle-même.

Quelques heures plus tard il dort dans un Boeing au dessus du continent africain, il est toujours dans le ciel finalement. Il a une pensée pour les filles qui s'approchent de lui en s'endormant dans l'avion. A. comme un élément tellurique, concret, malgré l'absence qui s'allonge et qui ne prendra pas fin. J. en Allemagne, de plus en plus bankable. La fille au prénom de nectarine, comme un sosie de A. (âge, couleur des cheveux, éducation), pour mieux voir les différences. S. à Cannes « Je me baigne tout le temps, il fait très beau, je suis tellement bronzée que j'ai envie de me baiser. » F., si jeune, et qui emprunte mon Lautréamont over surligné.

Publié par arnaultglamorama à 23:23:55 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

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