La plus grande tour et la lumière or | 16 juillet 2008
(Kaki King / Pull me out)
Un plongeon dans la piscine du huitième étage du
Michelangelo et c'est une sensation de liberté absolue. Il n'y a personne, aucun
bruit. Juste un peu de pop africaine que je transforme en fermant les yeux en
Vampire Weekend. Le vrai luxe n'intéresse personne, mettez vous bien cela dans
la tête. Les journalistes du groupe hallucinent quand je leur dit que je passe
la moitié de la nuit à nager en regardant les immeubles et l'horizon de Johannesburg.
Tout est sombre à l'extérieur. A l'intérieur,
c'est une grande lumière or. L'ensemble est surdimensionné et parfait. Aucun regard ne vient perturber la
nage : l'hôtel est la plus grande tour. Etre sous l'eau en altitude est le
comble du bonheur, c'est comme si je parcourais l'eau du ciel. Voilà votre
narrateur tout en haut maintenant, il pousse des petits cris de joie en sautant
dans la lumière du marbre, il a un grand peignoir crème, il se traverse lui-même
en pensée, tout se passe comme s'il entretenait une relation sexuelle avec l'existence
elle-même.
Quelques heures plus tard il dort dans un Boeing au dessus du continent
africain, il est toujours dans le ciel finalement. Il a une pensée pour les
filles qui s'approchent de lui en s'endormant dans l'avion. A. comme un élément
tellurique, concret, malgré l'absence qui s'allonge et qui ne prendra pas fin.
J. en Allemagne, de plus en plus bankable. La fille au prénom de nectarine,
comme un sosie de A. (âge, couleur des cheveux, éducation), pour mieux voir les
différences. S. à Cannes « Je me baigne tout le temps, il fait très beau,
je suis tellement bronzée que j'ai envie de me baiser. » F., si jeune, et
qui emprunte mon Lautréamont over surligné.
17-07-2008 12:46
De wagner Sujet:
fan de toi
Plus je te lis et plus mon amour pour toi s'intensifie. Mais qui est tu donc jeune écrivain contemporain?
love