Papa qui sort de maman et Pâques au tison | 25 mai 2008
(Lio / Amoureux solitaires)
Sur ce même bateau, le Ineke IV (en provenance de
Madeira), on a une vue directe sur le bateau où Sharon Stone fait une petite
fête. Ah tient P Diddy, et là à droite Linda Evangelista. Comment passer de l'autre
côté, juste pour voir ? Il suffit d'enlever ses chaussures et de faire un
sourire si vous êtes une fille. C'est ce que fait Anne-Grue (ne riez pas, vite dit en anglais ca
fait angry, en colère). Elle a crée elle-même sa robe (rouge à pois blancs),
elle est plutôt très jolie, elle se faufile, c'est drôle. Elle vient de
Copenhague, a vaguement fait un court métrage, tout le monde à Cannes a une
excuse. Elle me raconte qu'elle se met à parler en anglais aux danois à cause
de la fatigue, elle peut tenir comme cela une conversation de plusieurs minutes
avant que les compatriotes ne retrouvent leur langue maternelle dans la joie de
l'alcool et des drogues. Sa copine est très moche donc non, finies les
idioties, elles ne dormiront pas dans ma chambre, je le leur fait croire un
moment pourtant, par pure ironie. Genre de filles qui fonctionnent par couple
avant, bien sûr, de se déchirer. « Je veux bien que tu baises ma copine
mais je regarde », ou encore « on est inséparables, si tu me prends
tu la prends aussi ». Les deux cousines, les sœurs en été, nocturne
familial, titres de tableaux du dix huitième... Guerre des guerres, pour les
siècles... faire sortir cousine du bras de la cousine, mettre tout en œuvre pour
que le corps d'une fille traverse celui de sa mère, enlever papa de maman,
maman de papa...
Après une difficulté certains deviennent pervers, alcooliques, dépressifs. Je
deviens minimaliste dans mes comportements, je fais moins d'erreurs, je suis
plus sûr de mes actions. Je m'abstiens et j'évite. Voilà, j'ai des
comportements d'évitement (merci au catéchisme psychanalytique).
Sun Tze toujours (quittez ce blog si vous n'en pouvez plus des citations) :
« Tels étaient nos Anciens : rien ne leur était plus aisé que de
vaincre ; aussi ne croyaient-ils pas que les vains titres de vaillants, de
héros, d'invincibles fussent un tribut d'éloge qu'ils eurent mérité. Ils n'attribuaient
leur succès qu'au soin extrême qu'ils avaient d'éviter jusqu'à la plus petite
faute. »
La fille qui a écrit sur ses fesses, en très grand : « FAITH ».
Entendu sur le bateau :
«-Regarde, il y a Robert Smith !
-Non, c'est Camille Bazbaz. »
Les filles qui pour trouver la force de vernir leurs ongles des pieds demandent
de la cocaïne et qui justifient le proverbe radical fondé sur le modèle de Noël
au balcon, Pâques au tison : « Coke à treize heures, coke à quatre
heures du mat. »