(Love / Alone again or)
Mais pourquoi pas le smoking ? Et
les Ray ban ! La vendeuse veut que je reste plus longtemps dans le magasin,
elle n'a pas comprit que je savais ce que je voulais, elle tient absolument à
me dire que je peux repasser si jamais il faut régler les lunettes, me donne une
garantie, fait des courbettes, s'ennuie probablement. Trop négligé les habits,
l'allure de manière générale durant pas mal d'années. Oh je n'ai jamais été
hippie, mais le style indie a ses limites.
Quelqu'un me dit : « Mes condoléances » au moment de partir pour
Cannes. Un autre me demande les noms d'attachées de presse de certains films
pour entamer la conversation. Je me souviens que lorsque j'avais quinze ans je
regardais à la télévision la montée des marches chaque soir durant quelques
minutes et puis j'éteignais, trop passionné à l'époque par le cinéma pour
supporter de ne pas être à Cannes durant le festival. Aujourd'hui quoi ?
Plus lucide, plus à même d'accepter la fête pour la fête, plus sûr de soi. Et
ouvert à la fiction à l'intérieur même de l'existence. On ne va pas vous la
faire, vous en êtes là aussi n'est ce pas : le film se déroule partout où
vous choisissez de positionner votre corps.
Souvent j'ai envie que A. soit là, vous avez de la chance que votre narrateur
se retienne et vous épargne ce qu'il faut bien appeler la mélancolie. La
transparence, très peu pour moi, voilà bien un concept des plus médiocres.
Publié par arnaultglamorama à 20:52:52 dans Glamorama and more | Commentaires (4) | Permaliens