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Glamorama and more

la musique la nuit

Laurent Cantet et Marc Jacobs | 29 avril 2008

(Vampire week end / Cape cod Kwassa Kwassa)

A. qui a peur de moi parce qu'elle pense que je construis en secret un autel à son effigie. Genre amoureux éconduit qui passe dans la sorcellerie. Mais non, pas du tout. Je prends juste ma douche avec un shampoing à la camomille parce qu'il me fait penser à ses cheveux blonds. Je lui avais acheté mais elle ne l'utilisera pas. J'utilise aussi beaucoup trop le parfum qu'elle m'a offert il y a quelques mois « Cotton » de Marc Jacobs. J'ai faillit il y a quelques semaines le verser dans le lavabo, et puis non, matin et soir, il se pose sur ma peau, je ne fais pas exprès. Il faut que je vous dise, je ne peux pas accepter les demandes de lancement de pétition pour qu'elle revienne, c'est gentil de votre part, vous êtes fous. J'espère bien qu'aucun d'entre vous n'en a entamé une sans me prévenir, ce serait tout de même gênant. Merci l'anonymat.

On connaît le troisième film français de la compétition officielle de Cannes. Ce sera celui de Laurent Cantet, « Entre les murs ». Son « Emploi du temps » en 2001 était une merveille. L'histoire d'un homme qui perd son emploi et qui le cache à ses proches. Tout le travail intime pour mentir à sa famille, ses amis, s'inventer des occupations, l'incroyable démonstration d'une force mentale. On est le 29 avril et on m'invite déjà à une fête durant le festival (film de Desplechin).

Discussions avec J.
« - Je suis pauvre.
- Impossible, cette couverture ca ne t'a pas bien rapporté ?
- On n'est pas payé pour une couv.
- Ah.
- Non mais c'est surtout que les gens ne prennent pas les billets de 500 euros, pour les changer c'est vraiment compliqué. Alors je fais comment ? »

« -Barcelone ?
- Certainement pas.
- Milan ?
- Je ne suis jamais allé en Italie. Volontiers.
- Mais c'est à côté ! Sao Paolo ?
- Evidemment. »

Publié par arnaultglamorama à 19:53:07 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Jardin du Luxembourg et Closerie des Lilas | 28 avril 2008

(Kings of Leon / Charmer)

Au jardin du Luxembourg et à la Closerie des Lilas avec J. On regarde des clips des Smiths en fumant de l'herbe couchés dans l'herbe. Et puis le soir à Montmartre il y a des musiciens brésiliens qu'elle prend en photo mais elle n'ose pas danser parce que les autres brésiliennes dansent mieux qu'elle. Ce n'est pas plus mal, je trouve cela assez ringard, même si le chanteur ressemble décidemment à Henri Salvador. La couverture du magazine et les bijoux Dior et Chanel et la retouche de son nez avec Photoshop. La retouche de la tâche de Nutella sur la photo où elle mange une crêpe. Style international, pourrait être italienne, française, israélienne. Les péripéties avec les deux filles russes qui volent des « bonbons » à des gens dans des clubs, accompagnées par un type qui est payé à la fois par l'agence et par des lieux de nuit pour s'occuper de mannequins.

Publié par arnaultglamorama à 18:39:26 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

La plage de Dubaï et des flashs lumineux et lointains | 26 avril 2008

(M83 / Graveyard girl)


Dans un taxi sur le périphérique dans le cœur de la nuit, cette chanson pour couvrir le son de la radio, station africaine. Comme toujours ce que les chauffeurs écoutent est une glaise dégoutante. Exception l'autre nuit, avec le taxi chinois, on chante vitre ouvertes, on pouvait croire qu'on venait de voler la voiture. Hier soir les bandes de lumières fluorescentes qui crachent leur couleur dans le noir, elles me maintiennent et m'apaisent. C'est le seul horizon ces derniers temps. Une ligne sombre et des flashs lumineux et lointains. Oh pas de vraie plainte, je me serais tout de même bien amusé. Et puis la plainte, même stylisée, reste sans intérêt. Porte des lilas, porte de Bagnolet, porte de Montreuil.
Nietzsche, cité par Sollers dans « Un vrai roman » :
« De tout ce qu'il voit et entend, de tout ce qui lui arrive, il sait d'instinct tirer profit conformément à sa nature : il est lui-même un principe de sélection ; il laisse passer bien des choses sans les retenir.(...) Il ne croit ni à la « malchance » ni à la « faute ». Il sait en finir avec lui-même, avec les autres, il sait oublier – il est assez fort pour que tout doive tourner, nécessairement, à son avantage. »

J. (je traduis car vous en avez marre de l'anglais) : « Je pars dimanche pour Dubaï. Vol aller retour en deux jours avec un photographe, shooting dans l'avion et sur la plage. Il y a une plage à Dubaï, non ? » Sa grande liberté et sa grande dépendance envers l'agence. « J'ai tué une souris derrière un placard et j'ai appelé l'agence et quelqu'un est venu pour la mettre dans la poubelle. » Ses collocatrices collègues russes de 14 et 16 ans. Son copain qui la quitte, elle fait la moue une demi-journée. On mange des glaces. Jamais autant mangé de sucre, grand paradoxe.

Publié par arnaultglamorama à 18:14:29 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

L'air candide et l'air malicieux | 24 avril 2008

(Holden / Ce que je suis)

On vous en fait des tonnes sur l'amour, tout ce que vous entendez ne correspond pas à ce que vous vivez. De toutes façons vous êtes victimes des contingences psychologiques de votre passé et de l'histoire de l'humanité. Si vous pensez aux milliards de relations sexuelles qui ont eu lieu depuis que les hommes vivent, vous sentez que vous allez vomir. Ouvrez les volets. Oh mais non ?! Vous êtes en pleine partouze mentale. Dégagez. Toujours la même histoire, seuls les détails changent. Ah oui cette robe, merveilleuse, ces jambes là, cet air candide et malicieux. Mais au final quoi ? Ca semble bouché. Pas possible de passer. Mille cauchemars vous le confirment si vous y pensez. Les situations sont incongrues, vous dormez sur le bord du lit et vous vous en rendez compte au matin, il, elle, vous dégoute, il y a mieux là bas, dans la rue ou dans la nuit. Ou dans le roman que vous avez commencé à lire il y a deux jours. Vous sentez bien que quelque chose vous échappe, la musique savante manque à votre désir. Votre intelligence s'aiguise, vous pressentez de plus en plus souvent leur attirance foireuse depuis l'adolescence. Mais qu'est ce qu'ils, elles, vous veulent ?

Libres critiques et remarques :
« C'est toughtful et plein d'humour »
« Non mais là ca devient n'importe quoi, il faut que tu arrêtes de te droguer. »
« Give me the adress of your blog please ! »

A., dont je ne devrais plus parler. Ca coule ca coule pourtant devant vous comme ca, vous êtes gênés mais je ne vais pas m'excuser. Vous mettez en pratique discrètement certaines de mes phrases (j'ai des preuves). Vous voulez savoir la suite, vous tournez doucement autour de mon pot. Vous feriez bien votre la fulgurance de mon amour pour cette fille. Ce qui se passe ici n'a pas lieu ailleurs, c'est une certitude que nous partageons.

Publié par arnaultglamorama à 22:04:03 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Ceux qui ne disent pas et sans l'amour | 24 avril 2008

(My bloody valentine / I only said, sur l'album Loveless, autrement dit sans amour, le genre de morceau qui a influencé M83 n'est ce pas.)

Les gens deviennent complètement fous depuis la conférence de presse annonçant la sélection du soixante et unième festival de Cannes. Les rumeurs vont bon train sur le troisième film français restant à annoncer. Autant sur le film d'ouverture et celui de clôture. Tout le monde se met en place. Mails généraux pour donner le numéro de portable de son assistant sur place, mise en route de milliers de feuillets de documentation sur les réalisateurs les moins connus, négociations en tous genres (quel attaché de presse pour quel film ? quel partenaire média pour quel film ?). Ceux qui ont déjà vu des films en compétition, les autres, ce qui ne le disent pas.

Publié par arnaultglamorama à 20:44:10 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

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