Publié par arnaultglamorama à 19:53:07 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par arnaultglamorama à 18:39:26 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
(M83 / Graveyard girl)
Dans
un taxi sur le périphérique dans le cœur de la nuit, cette chanson pour couvrir
le son de la radio, station africaine. Comme toujours ce que les chauffeurs
écoutent est une glaise dégoutante. Exception l'autre nuit, avec le taxi
chinois, on chante vitre ouvertes, on pouvait croire qu'on venait de voler la
voiture. Hier soir les bandes de lumières fluorescentes qui crachent leur
couleur dans le noir, elles me maintiennent et m'apaisent. C'est le seul
horizon ces derniers temps. Une ligne sombre et des flashs lumineux et
lointains. Oh pas de vraie plainte, je me serais tout de même bien amusé. Et
puis la plainte, même stylisée, reste sans intérêt. Porte des lilas, porte de
Bagnolet, porte de Montreuil.
Nietzsche, cité par Sollers dans « Un vrai roman » :
« De tout ce qu'il voit et entend, de tout ce qui lui arrive, il sait d'instinct
tirer profit conformément à sa nature : il est lui-même un principe de
sélection ; il laisse passer bien des choses sans les retenir.(...) Il ne
croit ni à la « malchance » ni à la « faute ». Il sait en
finir avec lui-même, avec les autres, il sait oublier il est assez fort pour
que tout doive tourner, nécessairement, à son avantage. »
J. (je traduis car vous en avez marre de l'anglais) : « Je pars
dimanche pour Dubaï. Vol aller retour en deux jours avec un photographe,
shooting dans l'avion et sur la plage. Il y a une plage à Dubaï, non ? »
Sa grande liberté et sa grande dépendance envers l'agence. « J'ai tué une
souris derrière un placard et j'ai appelé l'agence et quelqu'un est venu pour
la mettre dans la poubelle. » Ses collocatrices collègues russes de 14 et
16 ans. Son copain qui la quitte, elle fait la moue une demi-journée. On mange
des glaces. Jamais autant mangé de sucre, grand paradoxe.
Publié par arnaultglamorama à 18:14:29 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
(Holden / Ce que je suis)
On
vous en fait des tonnes sur l'amour, tout ce que vous entendez ne correspond
pas à ce que vous vivez. De toutes façons vous êtes victimes des contingences
psychologiques de votre passé et de l'histoire de l'humanité. Si vous pensez
aux milliards de relations sexuelles qui ont eu lieu depuis que les hommes
vivent, vous sentez que vous allez vomir. Ouvrez les volets. Oh mais
non ?! Vous êtes en pleine partouze mentale. Dégagez. Toujours la même
histoire, seuls les détails changent. Ah oui cette robe, merveilleuse, ces
jambes là, cet air candide et malicieux. Mais au final quoi ? Ca semble
bouché. Pas possible de passer. Mille cauchemars vous le confirment si vous y
pensez. Les situations sont incongrues, vous dormez sur le bord du lit et vous
vous en rendez compte au matin, il, elle, vous dégoute, il y a mieux là bas,
dans la rue ou dans la nuit. Ou dans le roman que vous avez commencé à lire il
y a deux jours. Vous sentez bien que quelque chose vous échappe, la musique
savante manque à votre désir. Votre intelligence s'aiguise, vous pressentez de
plus en plus souvent leur attirance foireuse depuis l'adolescence. Mais qu'est
ce qu'ils, elles, vous veulent ?
Libres critiques et remarques :
« C'est toughtful et plein d'humour »
« Non mais là ca devient n'importe quoi, il faut que tu arrêtes de te
droguer. »
« Give me the adress of your blog please ! »
A., dont je ne devrais plus parler. Ca coule ca coule pourtant devant vous comme ca, vous êtes gênés mais je ne vais pas m'excuser. Vous mettez en pratique discrètement certaines de mes phrases (j'ai des preuves). Vous voulez savoir la suite, vous tournez doucement autour de mon pot. Vous feriez bien votre la fulgurance de mon amour pour cette fille. Ce qui se passe ici n'a pas lieu ailleurs, c'est une certitude que nous partageons.
Publié par arnaultglamorama à 22:04:03 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
(My bloody valentine / I only said, sur l'album Loveless, autrement dit
sans amour, le genre de morceau qui a influencé M83 n'est ce pas.)
Les gens deviennent complètement fous depuis la conférence de presse annonçant
la sélection du soixante et unième festival de Cannes. Les rumeurs vont bon
train sur le troisième film français restant à annoncer. Autant sur le film d'ouverture
et celui de clôture. Tout le monde se met en place. Mails généraux pour donner
le numéro de portable de son assistant sur place, mise en route de milliers de
feuillets de documentation sur les réalisateurs les moins connus, négociations
en tous genres (quel attaché de presse pour quel film ? quel partenaire média
pour quel film ?). Ceux qui ont déjà vu des films en compétition, les
autres, ce qui ne le disent pas.
Publié par arnaultglamorama à 20:44:10 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens