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(M83 / Graveyard girl)
Dans
un taxi sur le périphérique dans le cœur de la nuit, cette chanson pour couvrir
le son de la radio, station africaine. Comme toujours ce que les chauffeurs
écoutent est une glaise dégoutante. Exception l'autre nuit, avec le taxi
chinois, on chante vitre ouvertes, on pouvait croire qu'on venait de voler la
voiture. Hier soir les bandes de lumières fluorescentes qui crachent leur
couleur dans le noir, elles me maintiennent et m'apaisent. C'est le seul
horizon ces derniers temps. Une ligne sombre et des flashs lumineux et
lointains. Oh pas de vraie plainte, je me serais tout de même bien amusé. Et
puis la plainte, même stylisée, reste sans intérêt. Porte des lilas, porte de
Bagnolet, porte de Montreuil.
Nietzsche, cité par Sollers dans « Un vrai roman » :
« De tout ce qu'il voit et entend, de tout ce qui lui arrive, il sait d'instinct
tirer profit conformément à sa nature : il est lui-même un principe de
sélection ; il laisse passer bien des choses sans les retenir.(...) Il ne
croit ni à la « malchance » ni à la « faute ». Il sait en
finir avec lui-même, avec les autres, il sait oublier il est assez fort pour
que tout doive tourner, nécessairement, à son avantage. »
J. (je traduis car vous en avez marre de l'anglais) : « Je pars
dimanche pour Dubaï. Vol aller retour en deux jours avec un photographe,
shooting dans l'avion et sur la plage. Il y a une plage à Dubaï, non ? »
Sa grande liberté et sa grande dépendance envers l'agence. « J'ai tué une
souris derrière un placard et j'ai appelé l'agence et quelqu'un est venu pour
la mettre dans la poubelle. » Ses collocatrices collègues russes de 14 et
16 ans. Son copain qui la quitte, elle fait la moue une demi-journée. On mange
des glaces. Jamais autant mangé de sucre, grand paradoxe.
Publié par arnaultglamorama à 18:14:29 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens