Vampire Week end et le cercle infernal des formes modernes | 05 avril 2008
(Vampire week end / I stand corrected )
L'ipod avec S., moqueries infinies sur les gens assis qui ne connaissent pas MGMT, la personne qui me donne gentiment de la cocaïne et qui me propose en disant « Il faut qu'on règle certains trucs », la mannequin brésilienne qui n'a pas du tout l'air brésilienne et qui s'appelle Julia et qui repousse son retour de semaine en semaine, Aragon qui brûle un manuscrit dans une chambre d'hôtel par amour fou et désespéré, les gens perdus dans le cercle infernal des formes modernes, l'interview de copines que j'arrive à placer à la rédaction (elles n'ont pas de label), les filles qui m'en veulent de suite, l'alternance digne d'une alchimie sérieuse entre alcool et drogues (mon expertise), le trou que ce blog creuse en vous à chaque fois (sa neutralité froide, sa rapidité), la mort qui ne rôde pas, les incroyables jets de joie qu'il me faut retranscrire (bien loin de sauts d'humeur), Rimbaud « J'ai seul la clé de cette parade sauvage », la difficile torsion de mon esprit pour que vous n'ayez pas un récit sentimental et triste (honneur intime).