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Glamorama and more

la musique la nuit

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Le jardin d'acclimatation et la Scala | 16 mars 2008

Dans un petit théâtre digne d'un Walt Disney au cœur du jardin d'acclimatation dans le bois de Boulogne, petit concert de Bertrand Burgalat et projection de deux films géniaux, un Resnais (un film d'entreprise, commande de Pechiney, sur le plastique), un doc sur une surboum à Paris en 1962 (danses exceptionnelles, minimales, les années 60 pour toujours, looks parfaits). Pas mal d'argent dépensé par une chaîne du câble pour présenter la carte blanche cinéma réalisée par ma productrice à la radio sur Burgalat. Il porte exactement le même costume que mon père lors du mariage de mes parents en 1977. Bleu clair et cintré.

Truskel scala pourripourri, la trilogie du samedi soir. La Scala comme le refuge ringuard extrême. Les filles qui dansent parraissent sorties de Borat, en gros ce sont toutes vos sœurs et ce sont des prostituées et elles sont blondes et grosses et elles dansent sur une piste à moitié vide devant un écran géant au million de pixels jaunes, rouges et bleus comme dans le « Crystal » de New Order (http://www.youtube.com/watch?v=sBpj5_W-TpY)

Comme je suis sous antibiotiques et que je bois de l'alcool par nihilisme le monde s'en trouve changé. L'univers est un clip tourné caméra au poing. Plan séquence d'une nuit :
Mon bonnet rivé sur la tête pour éviter une plus grande infection, devant l'entrée avec trois filles délurées. L'une vient voir son copain jouer (et oui la crédibilité rock en devenir de la Scala, grosse affaire), une autre veut s'amuser et la dernière vient de passer devant le magasin d'une marque de luxe pour laquelle elle travaille.
Pris en photo (numérique Sony) par des japonais qui n'ont pas compris que je me moquais de leurs ponchos au milieu de la piste de danse eighties à mort à mort.
Pris en photo (Polaroid) avec une barrette Hello Kitty sur le bonnet et trois doigts aux ongles vernis rouge ou bordeaux des filles se baladant sur mon visage.
Pris en photo (numérique téléphone mobile Samsung) avec l'une d'entre elles qui me dit qu'elle n'est pas vraiment juive mais qu'elle veut l'être (elle fait des prières et m'invite pour Pessah)
Cigarette sur le trottoir, le videur fait une petite croix noire sur les mains de ceux qui rentreront à nouveau. « Comme cela on est tous fans de Justice – - Pourquoi tu me parles de justice toi? Je t'ai dis que tu pouvais rerentrer après putain ! »
Devant la comédie française, se dirigeant vers le Paris Paris, votre narrateur pense à A., à Claudel et à La Fontaine. Joli flashback sur les fauteuils rouges, cheveux blonds de A.
Visages outrés par l'odeur de vomi à l'intérieur du PP.
Visages effarés par la house pitoyable du dj.
Visages souriants rendant un hommage appuyé à la vodka, au champagne, à la fraise et à la framboise.
S. : « Je veux une piscine !!! » (Champagne glaçons à foison).
Le gamin de 17 ans qui ressemble à Raphael : « Tu sais moi la coke j'ai commencé quand j'avais 12 ans alors... »

Et tout cela justifié, amplifié et grossi par l'analyse Heiddegerienne, impossible à rendre dans le clip.
« L'horizon le plus proche à tenir prêt en vue de l'analytique du Dasein réside dans sa quotidienneté moyenne ».
« La quotidienneté moyenne du Dasein ne doit pas être prise comme un simple « aspect ». En elle aussi, et même dans le mode de l'impropriété, réside a priori la structure de l'existentialité. En elle aussi il y va pour le Dasein d'une certaine manière de son être auquel il se rapporte sur le mode de la quotidienneté moyenne et quand bien même ce ne serait que sur le mode de la fuite devant soi et de l'oubli de soi. »

Publié par arnaultglamorama à 13:21:39 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

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