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Glamorama and more

la musique la nuit

Des spectres et de la fumée | 03 février 2007

Faites bien attention, on va vous en faire des tonnes sur les relations amoureuses, ça va pleurnicher dans tous les sens, on va vous demander de vous identifier à celui qui vous raconte son histoire, c'est le gnan gnan absolu, faites bien attention, je vous aurais prévenu.
Heureusement vous êtes ici, personne ne sait que vous me lisez, vous avez affaire à un explorateur comme il y en a peu. Messieurs vous allez apprendre les techniques, mesdames vous allez rire, vous émouvoir, je vais devenir votre drogue.
Il faut évidemment bien choisir son partenaire, ne vous laissez pas aller au sentimentalisme, allez directement à l'intelligence, à la beauté. Mais avant vous avez plusieurs années de formation pour cela, cinq à six amours feront l'affaire. Evacuez donc durant cette période toutes les formes possibles, épuisez les caractères. L'hystérique qui vous avale, la personne jalouse maladive, la nymphomane qui n'a pas de plaisir et son pendant masculin l'obsédé bisexuel, les drogués sans le sou, les femmes mariées à la mort, les mous du genou aux yeux révulsés, les faux artistes en vadrouille, les assoiffées colériques, la liste se tord sur elle même. C'est le grand défilé, vous n'avez pas le choix, il faut y aller. Laissez les croire qu'ils peuvent se déverser sur vous, qu'ils peuvent décharger leur stock de bile. Ca va être long, fastidieux, il faut être courageux. Mais ce n'est qu'ainsi que vous saurez reconnaître la personne que vous allez aimer quand vous la rencontrerez. Oubliez alors tout ce que l'on vous a raconté, c'est vous qui avez gagné, vous savez de quoi vous parlez, il est temps de se mettre à table et de consommer, vous avez fait votre choix, c'est le cercle parfait, raison et désir se joignent, la meute en furie des gens que vous avez aimé comme une horde de spectres revient vers vous, ils vous en veulent de les avoir utilisés, le tour est joué. Ils sont là pour vous empêcher, ils vous font peur car ils sont alliés, c'est normal, laissez les errer autour de vous la nuit. Parlez leur à ces spectres tristes, les voilà se mettant à chanter, à huer, à vous poursuivre même quand vous fermez les yeux, ils se faufilent dans vos rêves, sous votre lit, derrière le placard de l'entrée, c'est interminable et minable, un instant vous croyez que vous allez succomber, patience, patience ce n'est qu'un spectacle, ils partiront bientôt en fumée.

Publié par arnaultglamorama à 20:45:56 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

Michel Leeb et Lou Salomé | 03 février 2007

Le nouveau spectacle de Michel Leeb est si répugnant que j'ai mal au corps. A un moment il raconte l'histoire d'un cheval qui lui pisse dessus.

Hypothèse selon laquelle la terre est en expansion, les continents n'auraient pas migré, ils se seraient éloignés les uns des autres car la planète grossit.

Ce que laisse entendre Nietzsche sur la laideur de Lou Salomé, affaire des affaires. Elle aurait donc été moche. Et si elle avait été belle ?

Publié par arnaultglamorama à 17:11:22 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Les interstices et un bordel de merde | 03 février 2007

J'ai beau disparaître, ne pas laisser de traces, peu d'indices, vivre dans les interstices, rien à faire, ça se bouscule au portillon, vous êtes toujours là. Que faut-il faire pour qu'il y ait moins de 100 personnes qui visitent ce blog chaque jour ? Non pas que je le veuille bien sûr, mais la question se pose désormais.
J'ai bien une idée après tout, il vous faut encore des détails, vous avez beau critiquer ces pages, vous demander pourquoi je n'écris pas un roman bordel de merde, pourquoi je ne mets pas des personnages à la place d'initiales trop révélatrices, vous avez beau triturer les hypothèses me concernant, je vous intéresse. C'est direct et facile à comprendre. Vous en avez marre des pleurnichards en tous genres, des parleurs du vide, des adorateurs de la peine. Donc vous voilà.
Vous avez aussi compris que je ne réglais pas mes comptes ici, vous vous doutez, et cela vous excite assez, que je n'ai pas de comptes à régler. Trop facile.
Et comme je vais vous décevoir aujourd'hui...pas d'évocation de ma vie ces deux derniers mois, pas d'explication en quelque sorte biographique du truc là, de l'absence.
Et pourtant il y en aurait des scènes! Des lits, des magasins, des conversations acharnées et poussées loin dans l'humour, des masturbations, des préparations secrètes d'émissions pour une radio, des après midi dans des cafés, des débuts de nuits impressionnants, des espiègleries, de la gaîté inouïe, des centaines de photographies, des lesbiennes qui s'embrassent dans des clubs, des garçons qui deviennent fous, des robes, des couleurs dans des matins.

Publié par arnaultglamorama à 17:00:58 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

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