Naast et Second Sex sur le plateau de "Ce soir ou jamais" l'émission quotidienne et quasi nocturne de Frédéric Taddeï sur France 3. Les petits enfants du Rock.
Le chanteur de Naast a tout compris, il joue le jeu vraiment bien, il critique l'imagerie H&M tout en étant absolument le type qui pourrait venir faire ses emplettes dans le magasin en question mais qui pourrait aussi être le mannequin de la marque et se retrouver sur ses panneaux de publicité (il n'est pas anglais, c'est la seule raison pour laquelle cela ne pourrait, in fine, pas se produire). Il aurait aussi la possibilité de faire la musique de la campagne publicitaire H&M.
A un moment il dit : "Il faudrait trouver un autre mot pour décrire le rock aujourd'hui."
Excellente réplique. Tout comme celle ci quand on lui demande son âge : "J'avais dix huit ans il y a peu, maintenant je n'ai plus d'âge."
Il se fait attaquer par le type de The Brats qui lui reproche d'avoir enregistré un album trop tôt, en fait jalousie de n'être pas lui même signé en maison de disque : "Nous il faut qu'on travaille encore, on veut pas enregistrer un album de merde".
Ambiance.
Au milieu, excellente géométrie pratiquée par les assistants de l'émission, c'est un membre de Second Sex, en cours de signature, dont Taddeï évoque l'origine bourgeoise, école classe. Il ne répond pas, il pose, c'est ok.
En fait personne n'a rien à dire, le chanteur de Trust essaye de dire qu'il fait un nouvel album, du coup on évoque une chanson anti sarko / anti social et le constat général sur lequel s'accorde tout le monde est la non-conscience politique de cette nouvelle scène parisienne.
Asyl clôt l'émission avec un titre en plateau et cela m'agace car j'ai toujours refusé de les jouer dans l'émission que j'avais sur Le Mouv' il y a quelques temps.
Comme Christine Angot finissait il y a quelques semaines un article dans Le Monde sur Madonna, je lui emprunte la conclusion : "Conclusion ? Aucune."
Ou alors ceci que l'on raconte à Casanova quand il arrive à Paris en 1750, il a vingt cinq ans :
"Les Dieux qu'on adore ici, malgré qu'on ne leur élève pas des autels sont la nouveauté et la mode. Un homme n'a qu'à courir, et tous ceux qui le voient lui courent après. On ne s'arrêterait que lorsqu'on le découvrirait pour fou; mais une pareille découverte est une mer à boire : nous avons ici des fous qui le sont depuis leur naissance, et on les prend encore pour des sages."
LM. qui me téléphone mais je ne décroche pas car je ne suis pas indifférent à elle.
A. texto : "Petite reine tu as vu juste, j'adore!"