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Importance de l'enfance.
-Parallèle : détermination psychologique omniprésente. Déroulé lacanien. Il y a toujours une forme de l'enfant dans le miroir dans lequel vous vous observez le matin.
-Perpendiculaire : historique, biographie, c'est de là qu'on vient. La base. Les faits sociaux (géographie, déménagements, évènements familiaux).
-Transversale : idée de l'enfance, capacité à retrouver l'état de l'enfant (jeu, lucidité, violence). Mise en abyme de la parenté, appropriation intellectuelle et subversive des schémas (être à un certain moment le père de sa propre mère, le frère de son père, le mari de sa soeur).
Et de l'autre côté tout ce qu'il ne faudrait pas entendre, l'opinion commune : tout est décidé avant cinq ans, catéchisme psychanalytique prolétaire, pratiques new age du rebirthing (séance de souvenir actif de la naissance avec prise de drogues, sectes ou autres), problèmes récurrents en France avec l'éducation, malnutrition, mauvais traitements).
Cette phrase exquise à la télévision au hasard la nuit :
"On vous trouve dans une capsule blanche au milieu de l'espace et vous essayez de me faire croire que vous ne savez pas pour quelle raison vous êtes ici ?"
Rencontre imaginaire mais que je pourrais, pourquoi pas, organiser avec un producteur en vue de tourner un film. Le scénario est de Georges Bataille.
"-Alors le pitch mon cher, le pitch, on m'a dit que c'était des plus littéraires votre projet, très en vogue la littérature...
-Absolument. Il s'agit d'un film sur la création de l'humanité.
-Vaste, ambitieux, grand programme, lisez moi le début mon cher, le début.
-La terre avant la vie représentée par le désert, aucune trace d'animal ou de plante. Le coucher du soleil. Un vent violent chasse le sable. On entend le long gémissement de ce vent. L'obscurité se fait et le ciel étoilé envahit l'écran animé d'un mouvement peu sensible, partie de glissement , partie de recul.
-Je vois. C'est Star Wars votre truc avec une touche de Kubrick deux mille un. Le premier personnage arrive quand ?
-Il n'y a pas de personnage.
-Je vois.
-Voix off :"Les jours et les années, les siècles et les millénaires se succédaient. En un point perdu de l'univers l'étendue vide de la planète, alternativement, se gorgeait de lumière et sombrait dans la nuit. Lentement le brassement des eaux..."
-Ok on va arrêter là mon cher, merci d'être venu.
-"...lentement, tragiquement, le tumulte des eaux éleva les douloureux prodiges de la vie. La vie fracassante jaillit du désordre des éléments comme l'électricité du désordre des orages."
Publié par arnaultglamorama à 17:41:08 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens