Lorsque Damon Albarn, leader de Blur et de Gorillaz, a un nouveau projet on écoute avec attention. Comme le téléchargement sur ce blog ne permet pas de vous faire découvrir un morceau un peu long vous devrez le découvrir vous même par des moyens légaux. Que l'on sache juste qu'on est dans la lignée de Gorillaz et de...Blur. Le groupe n'a pas encore de nom mais y figure un ancien membre des Clash et l'album s'intitulera "The good, the bad and the queen". Et le morceau "Herculean" me fait bénir l'inventeur de la touche repeat sur le lecteur winamp.
L'avenir était simple : la terre allait être atteinte par une météorite, c'était la fin, on l'avait tellement voulue qu'elle était enfin à portée de vue, l'alarme planétaire justifiant absolument des comportements nihilistes. On soutenait, en remplaçant de vieux adages, que puisque la race humaine allait disparaître tout était désormais permis. On organisait à tour de bras des séances new age, des prières bouddhistes, des rebirthings sauvages. On sacrifiait au milieu des autoroutes des colleys en rasant leur pelage et en tirant leurs entrailles pour les aligner sur les lignes blanches de sécurité (pourquoi?). Le couvre feu était mondial, permanent.
Les savants du monde entier, réunis à Boston (pourquoi Boston?), tentaient de trouver une solution au danger imminent, après tout il ne restait que quelques jours avant que la pierre de carbone de quinze kilomètres de diamètre ne heurte la terre (peu importait où l'impact aurait lieu, les conséquences sur la vie humaine étaient déjà calculées, elles tenaient en chiffres identiques : zéros.)
Même les derniers schémas (lignes de savants européens, chinois, américains dans un hangar de Boston) ne donnaient pas le moindre espoir aux milliards de téléspectateurs assis, couchés ou endormis devant leur écran de télévision.
La seule question qui agitait in fine l'ensemble de l'humanité était la suivante : allait on réussir, maintenant que tout projet de faire exploser la météorite était oublié (les résidus de l'explosion heurteraient la terre de toute façon), à faire dévier les tonnes célestes meurtrières de leur trajectoire ?