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Poser nu et Forward Russia | 20 octobre 2006
Le post le plus commenté et assurément le plus lu de mon "blog" est celui ci :
http://www.blogg.org/blog-34032-date-2006-08-31-billet-425399.html#comments
Il s'agit d'un lien vers une vidéo où le chanteur de Panic at the disco s'effondre sur scène après avoir reçu en plein visage une bouteille dont tout laisse à penser qu'elle est remplie d'alcool. Il s'avère que le terme Panic at the disco est une occurrence importante dans google ces derniers temps et que par conséquent, à googeliser ce groupe, on tombe rapidement sur ce post.
Depuis une semaine donc relations sexuelles superbes avec la jeune fille suédoise dont il est question un peu plus bas. Un soir je pose pour qu'elle me dessine. Il faut que je me déshabille, que je m'allonge sur le lit, et que l'on mette un chronomètre pour que l'exercice soit efficace. Deux minutes. Puis trois. Et puis quatre, ajustement du temps, rythme de l'oeil, réflexe des doigts. Je vérifie la beauté de mon corps (pourquoi être nuancé, humble?). C'est une belle expérience je la conseille à tous les garçons, soyez nus devant des filles habillées qui tiennent un crayon et qui reproduisent la ligne de vos épaules, de votre nez, de votre sexe.
Extrait de la conversation avec Kate cet après midi, c'est à propos de Cali, elle m'a dit :
"-Il a l'accent du toulousain là...
-Douste Blazy ?
-Mais non pas Pete Doherty !"
Avec les vrais amis on partage tout n'est ce pas ? Quelques jours de stress donc avec elle avant un mix dont la belle va nous régaler en début de semaine dans un endroit parisien où les murs sont en velours noir.
Hier soir Forward Russia à la Maroquinerie, puissance rythmique impressionnante, qu'on appelle cela post rock si on veut, c'est surtout de la musique pour votre thorax, brute, compacte. La batteuse et ses coups dirigés par les poignets, on dirait que les bras n'ont pas d'importance, Dieu comme elle doit masturber comme une reine. Titre de l'album : "Give me a wall". Donnez moi un mur pour que ma folie ou ma joie s'arrête, il doit y avoir une fin à tout cela, qu'on présente un mur devant mon corps immédiatement, je cours, cela doit finir à un moment. On donne à J. et moi des tickets pour avoir des Jack Daniels, c'est le sponsor de la semaine. Fin de soirée chaotique avec C. qui fête son anniversaire au Truskel.
Petites précisions sur ma biographie :
Approche de la trentaine, travaille quelques mois par an dans une radio nationale, s'occupe vaguement depuis peu d'une chanteuse folk, aime brouiller les pistes, sors beaucoup, écoute de la musique comme Jade Hallyday mange de la purée de brocolis, ne va jamais au cinéma, peut être discret ou extraverti comme peu d'êtres humains.
Et ce qu'il a fallu traverser déjà : les sirènes de l'Université (fait pour le lacanisme dès l'âge de 17 ans, route tracée), la marginalisation ankylosante (capacité à couper les ponts avec les gens, en allant même jusqu'à bombarder des aqueducs quand la situation l'exige), la drogue épuisante et inutile (dernières soirées sous drogue dont le minimum est un gramme de cocaïne).
Et ce qui m'a lancé jusqu'à aujourd'hui : les bases de la psychanalyse (bonnes lectures très tôt, preuves littéraires), la solitude ferme (lucidité à toute épreuve, facilité à voir une branche pourrie avant de s'y accrocher), les drogues par petites touches (euphorie, fête, gratuité, envers de l'addiction).
Publié par arnaultglamorama à 23:35:08 dans Glamorama and more
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