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Glamorama and more

la musique la nuit

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Les asexués et la fashion week | 05 octobre 2006

La nouvelle tendance qui fait les choux gras mal cuisinés de la presse : les asexués.
Ce ne sont pas des gens qui ne seraient pas pourvus d'organe génital, non, il s'agit d'un refus de la sexualité. Le terme regroupe les jeunes personnes qui ne souhaitent pas avoir de relation sexuelle avant le mariage mais aussi les puceaux quarantenaires ou des militants anti pornographie. C'est donc un mot utilisé pour qualifier beaucoup de gens.

Certains groupes d'asexués revendiquent un catholicisme américain, bien loin de Rome. Que disent les filles dans ce cas ? : "Je veux attendre le bon et je veux me marier dans la foulée." Les garçons n'utiliseront pas l'adjectif "bonne".
Les militants anti pornographie, marqués par l'utilisation abusive de magazines pornos par leur papa ou leur maman essaient en vain de convaincre une population acquise à cette industrie, superbement alliée au capitalisme moderne.
Quand au quarantenaire, il est dans le journal de France 2 ce soir, on le suit dans la rue, dans un parc : "J'ai besoin de jouir toutes les quarante minutes. Alors j'écoute de la musique classique, c'est une jouissance profonde, je jouis." Lorsque la journaliste lui demande s'il ne pense pas passer à côté de quelque chose, il répond : "Si on n'avait jamais mis de parfum devant votre nez, vous ne sauriez pas quelle peut en être l'odeur, aussi merveilleuse soit-elle." Regard troublé, il pose ses yeux sur ses chaussures, le montage est parfait. Il déambule maintenant vers un kiosque où il achète un magazine sur l'opéra.
Il fait absolument partie du cercle vicieux, il est l'exception qui confirme la règle de l'obligation d'avoir des relations sexuelles.

Alterner des périodes de sexe intense, appliqué, diversifié avec plusieurs filles et des périodes de calme lisse complètement décidé, voulu. Voilà le petit système libidinal à mettre en place. La relation sexuelle n'est pas obligée malgré ce que l'on veut nous faire croire.


Devant Le Baron avec C. en sortant du Paris Paris, pas possible de rentrer, soirée privée Balenciaga. Les videurs, en l'espace de deux minutes, répètent le mot privatisé.
"Ah non ce soir c'est une soirée privatisée. Ah oui mais non on s'est fait engueulés parce qu'on a fait rentrer des gens malgré la privatisation. Ce soir c'est privatisé, c'est comme ça, c'est privatisé."
Je reste bouche bée parce que je comprends qu'on serait rentré si ce n'était pas le milieu de la fashion week mais aussi parce qu'il faut bien que je trouve une posture au niveau de la mâchoire pour éviter d'exploser de rire si jamais j'entends à nouveau le terme privatisé.
Fashion week dans un endroit pas du tout approprié où je me trouve à un moment où débarque une équipe après un défilé. Vraiment amusant et renfermant beaucoup de gens qui pensent que dans la vie il y a ceux qui écrivent les livres et ceux qui les vivent, ça demande du champagne et du jus d'orange dans tous les coins, les boissons sont mixées en rajoutant du pulco citron et l'eau gazeuse, personne n'a de cocaïne mais tout le monde en cherche. Quelqu'un dit qu'il a payé un jour dix grammes de cocaïne avec une carte de crédit en refaisant son noeud de cravate. Une femme de cinquante ans porte un chapeau noir au dessus d'une coiffe en résine.

Publié par arnaultglamorama à 22:14:10 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

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