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Glamorama and more

la musique la nuit

La Britpop et du biscuit | 29 septembre 2006

Allez, encore une confidence sans importance, une de celles qui vous plaisent le plus. J'ai écouté ce titre toute la journée. Probablement 80 à 100 fois. Le truc c'est que c'est un groupe dont il faut avoir honte. Vraiment. Pas du tout à la mode. Il s'agit d'une formation anglaise (encore???) qui en est à son cinquième album. Il sort chez Cooking Vinyl. Ce sont des rejetons de la vague Britpop, mais si vous savez, Blur contre Oasis, Pulp surplombant tout le monde, Supergrass dans le coin et des myriades de groupes signés chez des majors pour un seul album, qui rentraient dans le top ten anglais et étaient oubliés aussi vite, le tout entre 1995 et 1997. Je ne peux donc le dire qu'ici, ce titre est fabuleux, il serait parfait en haute rotation dans une radio mais ce ne sera pas le cas. Et à vrai dire ce n'est pas bien grave. Ce morceau est là pour quelques jours dans ma tête, et puis hop, plus rien, comme un amour parfait, comme une flèche traversant la nuit. Imaginez une putain de flèche qui est tirée quelque part vers le ciel et qui disparaît très vite. Vous me ferez vraiment plaisir si vous l'écoutez au moins deux fois, j'y tiens. Refrain couplet refrain, un peu de choeurs, une histoire de voisin dont la maison brûle, ca suffit.

Cauchemars de plus en plus fréquents où apparaît mon père. Je me réveille en pleurs au milieu de la nuit, parfois je me surprend à crier.

Ah ben voilà, on y vient, la faaaaamille, il va nous lâcher du biscuit tout de même...

Même thème, on marche côte à côte, j'ai des choses à lui dire, je veux lui faire comprendre qu'il a eu tord de se marier avec ma mère. (Sur la photo de mariage il est saoul, il a bu de l'alcool le matin même, avant la cérémonie, chez sa grand mère en lui disant : "Je vais faire la plus grosse connerie de ma vie." Et c'est bien vrai, je suis dans le ventre de ma mère, il n'a aucune envie d'être père, pression sociale, on croit rêver, il doit se marier, c'est ainsi, peut pas y échapper.)

Ben voyons, le voilà qui veut faire sortir le papa de la maman, séparation des sexes, ca devient n'importe quoi. Et l'avenir de l'univers ? Et qui se serait occupé de lui ? ca devient lourd, lourd là.

Publié par arnaultglamorama à 00:30:53 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Tendres boutons et laisser aller | 28 septembre 2006

Broadcast - Tender Buttons

Voici ce que l'on peut lire sur le site du plus grand groupe de l'univers : Broadcast.

I repeat myself. I believe that through this unconscious repitition, I have been leaking messages to myself for years. Two words have come up again and again for me. These two words feature in a number of my songs and I have not realized it until now. The words are 'let go.' I have been telling myself to let go for years. So much so I am claiming ownership of them. They are my words. I refuse to let go of them. They are going to be my reminders to let go. Perhaps my epitaph.

The lyrics of 'Tender Buttons' were generated through automatic writing. They are my free falling thoughts. I believe that words have their own life. That if you throw words together randomly, they naturally make sense. Language just wants to be understood.


Bon d'accord direz-vous mais
ca donne quoi les paroles (je traduis) ? 

Le charbon, la lumière du charbon, le durillon, la caresse.
Le peigne, le calme, les couleurs, le cortex.
Le code, le codine, la virgule, le contexte, le collectionneur.
Le vert, le bien, l'hiver, le financier, le rêve, la défense, le faon.
Et fais.
Le cadavre, la ressemblance.
Meurs.
Coupes.
Meurs.
Coupes.
Meurs.
Coupes.

C'est un bon exercice de santé mentale, pour savoir où vous en êtes parmi tous ces phénomènes laissez vous tenter par l'écriture automatique, il se peut, comme Trish la chanteuse, que les premières images que vous coucherez sur le papier soient des éléments naturels. Puis des objets. Et pourquoi pas un animal qui pointerait son museau. Vous le voyez le faon? Il vous observe et vous craint, il attend que vous l'imaginiez.
Enfin, et parce qu'elle aura le dernier mot, une petite dédicace pour la mort, après avoir aperçu une dépouille humaine qui vous ressemble.
Voilà donc le vrai laisser aller, utilisé par Freud, les surréalistes et la belle chanteuse anglaise.

Publié par arnaultglamorama à 01:19:32 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Deux fellations et The Walkmen | 27 septembre 2006

Si, le lendemain d'un concert, vous écoutez à nouveau un disque du groupe que vous avez vu évoluer le soir précédent, c'est qu'il s'agit d'un groupe excellent. Si vous avez préféré voir ce groupe là aux pâles Rapture, vous êtes dignes de lire ce Blog qui vous satisfera entièrement, il vous procurera de la joie, au delà de quelques détails sexuels dont vous vous passerez bien et que vous avez tendance à croire inventés. Je le sais, ce n'est pas que le titre du post d'aujourd'hui qui vous a attiré, vous n'êtes pas qu'un voyou ou qu'une coquine. Avec moi c'est le petit plus, le frigo rempli au matin dans l'appartement d'un de vos coups d'un soir. Les bonnes citations au bon moment, quand vous en avez besoin (gueule de bois, univers hivernal et puant). L'ami qui n'en est pas un mais qui en est un quand même. La porte qui s'ouvre dans les meilleurs clubs de la capitale. Je ne sais pas, dites moi...Le paquet de cigarette que vous trouvez sous le lit, pensant qu'il allait falloir encore voir la tronche de cette conne de buraliste aux ongles noirs et aux dents pourries. Le préservatif extra large qui flatte votre ego et le petit hérisson de votre partenaire. La drogue qui ne procure pas de manque. L'arrogance, les pieds ailés, le parfum CK One...


Le groupe The Walkmen de New York au Batofar hier soir. L'américaine qui veut danser plus près de moi, devant la scène. Perfection du dos des américaines. Le groupe qui va bientôt signer chez une major qui me font écouter une démo dans une voiture noire qui nous mène au Paris Paris. Le whiskey coca posé sur le tableau de bord et le titre où on dirait que le chant est à dix kilomètres de la musique. La place de la Concorde. La slovène prénommée Maya, ses lèvres au milieu de la piste de danse, blonde, grande et souriante. Derrière la scène avec Kate pendant que le groupe reprend un titre de Supergrass. Le patron d'un célèbre club rock du deuxième arrondissement. J et C. Des vodkas coca avec des pailles noires. La fille que je vais peut être prendre en management, son folk doux à la Mazzy Star. L'incroyable classe de mes vêtements, de mon attitude, de mon âge. Les deux fellations dans l'après midi par une fille qui a déjà fait une apparition dans ce blog (un pub anglais près des Champs Elysées).

Publié par arnaultglamorama à 18:55:27 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Des Walkmans et un petit oiseau | 24 septembre 2006

Birdie - Shipwrecked


Finalement le but ultime c'est quoi ? Etre égal à cette chanson par exemple : pas de sentiment, quelque chose de froid et de dansant. Pour une fois, ce que les paroles vous racontent, on s'en fiche totalement. Encore une histoire de elle ou de lui, c'est pas facile, c'est risqué, c'est mal alambiqué, encore des fans de Belle and Sebastian, toujours une posture pop sortie d'une école d'art, c'est pas la dépression mais quand même, ce qui en sépare c'est cette élégance fondamentale de la pop. C'est entendu, on est indie pour toujours, on a beau essayer de bifurquer vers le classique, on fait des efforts pour se plonger un peu dans l'éléctro dure ou dans la varièt, on ne sait jamais. Rien à faire, on est hautains de nature. Un petit rythme de batterie toute plate et on chante toute la journée. Une pochette originale et le plus grand groupe de la décennie est né. C'est l'adolescence pour toujours ou même l'enfance, les cousins viennent jouer mercredi après midi, il y a du touche pipi dans l'air, on est tout excités. Quel genre de personnages sommes-nous pour nous passionner à la vue d'un 45 tours ? Est ce qu'on va se réveiller un matin et voir l'étendue du scandale de nos vies ? L'incroyable vénération de tout ce qui peut être "nouvelle sensation", "nouveau groupe" va t'elle se calmer ?

Pas de réveil en vue, la vénération va se poursuivre.

Mais le plus important c'est que tout cela est choisi. Et choisi consciemment. Je sais bien qu'il ne faut pas trop se dévoiler mais enfin, personne ne lit vraiment ce que j'écris alors bon...j'ai décidé il y a longtemps maintenant de bien dérouler le spectacle. Je dis souvent que j'ai arrêté d'être intelligent, mais c'était un choix...que la vie soit un peu plus compliquée, qu'elle se retourne sur elle même...quel bonheur de se rouler dans les apparences...l'extase suprême...en route ! Sur le bateau mardi...The Walkmen au Batofar...

Publié par arnaultglamorama à 21:01:23 dans Glamorama and more | Commentaires (3) |

Martin Rappeneau et Camille | 24 septembre 2006

Les débuts d'une relation. Disons un flirt de plus de deux semaines. Humain après tout ? Pas sûr. C'est une fille qui me ressemble. C'est cela qui me plaît.
Un coup de fil par là, une esquive, des informations à échanger. Mais aussi des textos dans l'après midi, des messages sur Myspace, un humour implacable, des métaphores filées sur France Gall. Quel vêtement à quel moment ? La couleur blanche qui lui va si bien. Les copines délurées, le non sens fondamental de tout ca. La gratuité et la fête.
 Allons c'est reparti dans le nombrilisme, et vas y qu'il parle de ses conquêtes, de ces soirées dont on ne sait pas si ce qu'il dit est vrai ou pas, de tous ces morceaux de musique qu'il doit passer des heures à télécharger, impossible d'y voir clair dans son jeu, et puis de plus en plus de redondances sur lui même, des hésitations à n'en plus finir sur l'avenir de son blog dont il doit mentir sur la fréquentation, c'est évident. La fille qui m'a menacé avec des skinheads, souvenez vous, à la soirée hier. Elle vient me faire la bise avec un regard de chien battu, je suis à côté de la cabine des filles DJ, je parle avec une amie de C. Elle dit :"Ah bonjour Monsieur..." Elle semble hésiter, elle veut me donner un nom mais elle ne sait pas trop. Monsieur l'Enculé ?(comme dans ses mails et textos d'insultes) Monsieur Charme ?(Je porte tout de même un pull noir rayé de blanc flambant neuf sur une chemise blanche, vieux jean Levi's parfaitement adapté aux jambes, Converses blanches à scratches) Monsieur Je t'aime encore ?(Elle s'accroche à la conversation pendant qu'on essaie de l'éviter, me dit qu'elle m'a vu depuis une demi heure et me demande si je l'avais remarquée, ce à quoi je réponds par la négative)
Elle finit par partir, désolée, malheureuse, l'au delà de l'agressivité. Et puis elle se reprend, dernier petit jet de bile là derrière ses yeux, ca l'irrigue un peu : "Je vais voir le concert de XXX demain, avec ton pote YYYY." Elle tente le coup de la jalousie transversale, mais non ma chère, ca ne marche pas avec moi. Si tu as été jalouse que je sorte avec une amie d'une de tes amies, tu peux même tenter de séduire un ami, je mords pas à l'hameçon.

Scène classique de la peinture moderne. (Tableau à exécuter, j'en donne l'idée aux peintres qui liront ceci, avec des détails, ce qui est agréable vous en conviendrez)
Martin Rappeneau et Camille improvisant quelques titres sur un piano désaccordé d'un endroit où l'on peut boire du vin dans le 11ème arrondissement. Les murs sont bleus marine et bleu clair, il y a des bouteilles de vin partout, un serveur qui découpe des tranches de saumon sur des assiettes couleur chocolat. Ce que je fais là ne regarde personne, pas plus que ce que je pense des artistes cités. Il ne s'agit que d'une note pour un peintre que je ne connais pas. C'est deux mille six pour les gens qui n'ont pas besoin de regarder des sitcoms puisqu'ils les vivent tous les jours. L'univers est simple, tout est ordonné. On cite allégrement Véronique Sanson, Michel Berger, on est tous très beaux et on a bien fait de s'accrocher à l'Ecole de Commerce, ca commence à porter ses fruits. Ils sortent de scène (Café de la Danse) où ils ont interprété "La fièvre" de NTM, Camille dansant comme si elle avait treize ans, ce qui n'est pas important.

 

Publié par arnaultglamorama à 01:07:07 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

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