E. me dit : "Finalement tu n'es sérieux que lorsque tu parles de musique."
C'est vrai et c'est faux, la preuve, je ne dirais rien, ou presque, et sans être sérieux, sur le morceau instrumental que vous pouvez écouter à trois centimètres au dessus de cette phrase sur l'ordinateur de la maison, quand votre père ou votre mari est couché et que vous voulez couvrir ses ronflements qui viennent de la chambre du fond de la demeure qui vous abrite. Comme il est doux de me retrouver, amant docile et invisible, docile comme un chien qui court après une voiture et invisible comme l'arc de Triomphe lorsque vous sortez de la station de RER Charles de Gaulle. Ou alors vous êtes l'étudiante appliquée qui révise avant la rentrée, bientôt la deuxième année de médecine (vous avez fait le plus dur) et qui vient lire les absurdité fanfaronnesques de ce type sur internet qui prend soin de ne jamais citer ses sources, qui vous embrouille à qui mieux mieux avec des morceaux trop indie vraiment. Sans compter les Caroline qui se multiplient ces dernières semaines dans ses textes trop courts où on ne comprend rien, ni les tentatives de destabilisations de la centaine de lecteurs qui prend ses aises dans ces pages, en les menaçant de les quitter pour aller sur myspace où tout le monde va mais ne lit rien. (Reflection habile et subversive d'un couple d'amis qui "refusent de collaborer à la hype autour de Myspace" et qui n'y mettront pas les pieds ou plutôt les doigts)
Parce que c'est vous je citerais la source ce soir ma jolie, entre les os et les organes dont il faut apprendre par coeur l'agencement, les relations. Je vous embrasse dans le cou, le texte de ce soir ne sera pas trop long, c'est promis. Alors bien sûr on fait les malins quand on voit à New York ou à Londres les graffitis de Jean Michel Basquiat qui dessine avec précision et fantaisie des squelettes au milieu de traits de rouge et noir vifs, pur plaisirs de dessiner sur des toiles toujours plus grandes, mais quand il faut nommer tous ces os on en mène pas large. Comme je vous comprends, moi qui ne connais que la table de multiplication du chiffre six et qui ai eu un Deug de psychologie par pur miracle.
Il s'agit ma chère du groupe Beta Band et le morceau s'intitule Rhododendrom en français écrivez-le Rhododendron :
Famille : Ericacées
Origine : Asie, amérique du nord
Période de floraison : de février à juillet, selon les espèces
Couleur des fleurs : jaune, orange, rouge, carmin
Exposition : mi-ombre, orientation nord-ouest idéale, le soleil direct de la matinée et l'ombre l'après-midi
Type de sol : terre de bruyère, apportez de l'engrais tous les ans, bien drainé
Acidité du sol : acide, ne supporte pas le calcaire, seule exception Rhododendron hirsutum, originaire d'Europe centrale, arbuste aux fleurs rose clair, accepte les sols neutres ou même très légèrement calcaires.
Le groupe a disparu (tu vends pas 30 000 exemplaires t'es mort) après quatre albums, vous vous souvenez peut être d'un titre de Beta Band qui illustrait une publicité pour les produits laitiers, chanson qui figure encore parmi les titres "golds" de la radio du service public Le Mouv'. Le chanteur de ce groupe, dont vous ne pouvez pas situer la voix puisque le titre est instrumental a sorti récemment un album presque clandestinement sous le nom de King Biscuit Time.
(Bizarre non, même quand je prends la forme d'un vrai "Bloggeur", ce que je fais ici par pure dérision, ce que je dis vous passionne quand même, la preuve vous allez relire ce texte en réécoutant le titre qui est d'ailleurs court, petite boucle venant titiller vos oreilles enfantines, et oui ting ting ting, la petite musique qui vous endormait, voici son évolution, pas besoin d'être un hippie adepte du rebirthing pour apprécier ces sonorités, n'est ce pas ?)