Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Glamorama and more

la musique la nuit

<< Liliy Allen et TTC | Lucas Cranach et le vernis noir | Robert Smith et une tête contre la porte >>

Lucas Cranach et le vernis noir | 22 août 2006

Il y a des filles qui sont beaucoup trop élégantes pour être des personnages. Bien sûr vous en avez croisé dans les bons romans de Philip Roth ou Milan Kundera, vous connaissez cela par coeur. Ca se passe toujours dans une ville immense, la fille est très cultivée on dirait que c'est la conséquence de cette élégance. Le héros va être obnubilé par elle (quelle erreur !). La plupart des mauvais écrivains (beaucoup) parlerait de ses gestes, de sa posture en utilisant le terme "ineffable" (Quelle erreur ! Tout peut être dit).
Moi, rien ne m'échappe. Donc quand une fille comme ca est dans les parages vous le savez de suite, ca s'impose. La place se fait autour du corps en question. Les garçons sont subjugués, ils se mettent près d'elle en ayant l'impression qu'ils vont être plus beaux. Les filles se mettent à la détester très rapidement, disent qu'elle est trop ou pas assez, elle inventent des histoires pas possibles, la poussent discrètement loin des dancefloors, récupèrent leur petit copain, le font boire, essayent de détourner leurs regards absents, vont même jusqu'à accepter qu'il prenne de la coke ce soir.
"Et moi bien sûr j'me suis pas rendue compte, qu'il regardait par dessus mon épaule, cette fille lui a fait le coup du sang chaud, la calypso, besame mucho, vertige des pays chauds, il disait let's go, j'ai besoin d'autre chose, la calypso..."
C'est drôle d'ailleurs comme on (on c'est la foule) va directement penser que cette fille est étrangère, c'est pas possible qu'une fille d'ici soit aussi belle, il y a le feu dans la maison mère, il faut trouver une explication. Espagnole ? Polonaise ? Italienne ? Cubaine ? Il y a bien une raison pour laquelle elle porte ces vêtements rouges, ces bottes là...Ou alors on ne voit pas bien mais elle doit être rousse, c'est le détail qui doit nous faire focaliser ainsi. Ca y est on nous refait le coup de Lucas Cranach (bon dessinateur mais pote de Luther, dommage...) le truc spécial de la rousse, la fille qui sort de l'adolescence et qu'on va retrouver dans tous ses tableaux, des Vénus dans la forêt, des Eve cachées dans les buissons, des portrais d'aristocrates allemandes qui ne se reconnaissent pas tant il est incapable de les rendre reconnaissables, il exécute toujours la même fille, c'est à chaque fois ce même regard pervers, en coin, encore cette coiffe haute, ce long corps qui n'en finit pas (maniérisme allemand).
Pas du tout, elle n'habite pas si loin que ca de Paris. C'est vrai elle très jeune. Et non elle n'est pas rousse. On comprend les jaloux de tous poils, oui c'est vrai que la beauté procure calme et facilité, tout le contraire des filles pas si jolies que ca qui tout de suite vont s'installer, vouloir regarder un DVD, préférer que vous commandiez à manger plutôt que de sortir au restaurant. Vous parler de leur boulot qui les fatigue au bout du troisième rendez vous. Mais enfin quoi ? Vous préférez quoi ? Ecrivez moi, faites des schémas, explications à l'appui...
Je peux vous dire ce que vous pouvez faire avec la muse de Cranach : écouter du bon rock (Futureheads, Spiritualized, Editors). Se laisser mordre et griffer jusqu'au sang (ce n'est qu'un jeu). Pas besoin de fusion, pas de vagues, pas de sentiment déplacé, de l'air ! Et puis notez bien dans votre cerveau les détails qui vous enchantent : les seins blancs et durs, le maquillage qui tient jusqu'au matin sur une peau jeune, le vernis noir...

(Il ne cesse de parler de vernis dans ce blog ce type, faut vraiment qu'il se fasse soigner, complètement à l'ouest, indécrottable, paranoïaque, fétichiste de base, incapable de nous donner les détails minimums sur sa propre personnalité, ni son âge, ni son travail exact, ses revenus, sa famille...je l'enlève de mes favoris, ca suffit les conneries, c'est sûr c'est sympathique quand il parle de Beyonce, moi je vois bien de quoi il parle, ce qu'il aborde quoi, tu vois ? mais les descriptions à n'en plus finir de soirées vides comme le cerveau de Paris Hilton merci bien...sans compter ces filles qu'il invente à chaque fois, c'est un obsédé total, il invente je te dis, il fantasme en direct et tu voudrais que je cautionne tout ce charabia ? Vernis noir, vernis noir, vernis noir encore une gothique à deux balles oui, doit avoir dix sept ans la nenette, doit écouter Cure en boucle, vraiment n'importe quoi...)

Publié par arnaultglamorama à 18:54:32 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Ajouter un commentaire

Nom :
Email :
Url :
Sujet :
Texte :
Code :
si vous n'arrivez pas à voir le code Cliquez ici