Une fille de vingt ans dans le TGV, elle a un bébé près d'elle, elle le regarde toutes les minutes. Il n'y a plus qu'un corps double à leur place, son enfant est le prolongement de son bras. Son sourire hypnotique. Elle est habillée en blanc cassé comme le landau. Elle ne le lâche pas donc plus d'une minute du regard. Quand il dort et qu'il est tourné vers la fenêtre et le paysage filant elle vérifie qu'il respire toujours, en fait c'est elle qui s'étouffera si elle ne peut pas embrasser la vue de son enfant de deux mois. Elle change donc de place, cherche ce petit corps endormi, tâte la fontanelle, ferme les yeux et ressens silencieusement un orgasme cotonneux. A sa droite une jeune mère aussi dont les enfants ont cinq ou six ans l'observe sans discrétion, elle se mettent à échanger des "trucs", se passent des magazines intitulés "MAMAN" (pourquoi faire plus compliqué ?).
Je suis sur le point de me lever et de leur dire ceci :
"Vous voulez pas venir un peu plus loin dans le wagon et vous embrasser à pleine bouche je me ferais un plaisir de séparer ce baiser lesbien inattendu avec ma queue. Vous pourrez alors à loisir vous disputer l'organe en érection..."
Je ne le fais pas parce que Caroline m'envoie un texto.