<< Des pitbulls et Philippe sollers | Gainsbourg et la France Moisie | France Gall et un requin jeune >>
De plus en plus de commentaires incendiaires, voir un peu plus bas. J'en suis très heureux, non que ma démarche les recherche, encore que à un niveau supérieur je pourrais vendre des enfants pour ma propre promo et choquer pour choquer, mais ils m'encouragent vraiment. Et puis encore une fois faire un "blog" sur un site où tout est mauvais, où tout sent la France moisie, rentrée à l'intérieur d'elle même, qui se sodomise sans cesse, ajouter presque chaque jour quelques phrases ici est un acte de bravoure.
Biensûr je ne resterais pas trop longtemps ici, je prendrais soin de tout effacer, je brulerais l'ordinateur, je rendrais les clés. Mais pour l'instant je persiste, je suis bien caché, c'est parfait, parmi les "cher journal", "aujourd'hui mon copain m'a joui sur le visage, c'était intérressant", "j'ai fait une grosse soirée en discothèque avec mes potes, on s'est tapé des gros cocktails à la poire et au vin, je te dis pas la tête du boss le lendemain au bureau, j'étais flag' grave mais je me sens bien maintenant parce que je regarde les étoiles dans le ciel, au dessus du champ de blés qui me parraissent verts et gris, je sens que je vais bien m'endormir ce soir, je suis comme apaisé et je pense à ma mére et à mon père".
Pleins de gens qui ont des bons sentiments et qui n'ont pas lu Gide, comprendront ceux qui pourront.
Les négociations que les artistes cachent à la presse : l'autre soir à l'hôtel Amour à Pigalle une fille que je ne peux pas nommer me donne une information que je ne peux pas dire. Dans le fond du tableau, Emma de Caunes avec sa fille qui pleure, Edouard Baer qui dit à quelqu'un : "Je suis très fan de vous", les Little Rabbits, le chanteur d'Aston Villa. C'est l'after show des Guillemots qui viennent de jouer à la Boule Noire (compte rendu de la black session d'il y a un mois un peu plus bas) et tout le monde est saoul. On se bat avec J. pour avoir des tickets de boissons. Je pars dans une conversation effrenée avec le guitariste brésilien du groupe et c'est une entrevue passionnantes jusqu'à ce que je m'aperçoive que je viens de dire "New york c'est l'Europe mec." Comme je peux pas supporter cela je remercie la contre bassiste qui a désormais des sortes de dread locks pour nous avoir donné de la drogue (douce, la drogue) lors de la fameuse Black Session. Elle est grande et porte une robe blanche et rouge et verte et noire et dorée. Elle me demande et je lui réponds :
"-What's your name again?
-Not again, cos you never knew it."
Le groupe vient de signer pour le monde avec Polydor. Dialogue avec le batteur et là aussi je peux pas rentrer dans les détails, il faudrait romancer n'est ce pas? mais sachez qu'il y a des responsables de majors qui se déplacent en limousine, des tables réservées dans de grands restaurants et un nombre importants d'albums à enregistrer dans cette conversation là. Je n'arrive pourtant pas à savoir le chiffre exact du deal, soit parce que je ne le lui demande pas, soit parce que A. que je viens de rencontrer et qui est délicieusement au courant et délicieusement souriante ne me donne pas l'information. Je fais confiance à bons nombres de lecteurs pour ironiser sur cette envie furieuse de mettre un chiffre sur le deal d'un groupe de rock et pour blâmer celle ci dans le même temps. Pour moi je sais que je suis dans un spectacle, que je l'ai choisi, que je peux y figurer, être à la limite de l'ombre et de la scène et que j'aime les détails de ce spectacle.
Autre beau spectacle que mon corps et celui d'une jeune chroniqueuse de radio ou de la presse écrite (brouillons les pistes, pour vivre heureux vivons dans la nuit, à l'envers ou débout avec des cocktails de vodka-champagne-framboise-fraise dans les deux mains) avons donné au Paris Paris mardi soir. Oui mesdemoiselles il s'agit bien d'une masturbation sur la piste de danse. Oh biensûr sous le jean, ne prenez pas peur. Mais il y eu aussi viol de cou (le mien et le sien à moins que des cous puissent se violer entre eux.)
Kate me dit qu'il y avait M (le chanteur) à cette soirée, c'est une non information pour moi. Kate et son copain déguisé en je-peux-pas-dire-encore-une-fois.
Serge Gainsbourg : dans ses interviews transpire sa peur. Il est parfait pour le système : plus il apparait cynique, plus on l'aime et on le demande. Ce qu'il dit sur le visage d'un homme aprés quarante ans. Et sur Jane Birkin. Et sur le triangle amoureux avec BBardot. Scandale de la marseillaise à Strasbourg, fachisme, à creuser. Quelques très bonnes chansons tout de même, celle composées pour les femmes et parmi elles France Gall et Vanessa Paradis. La manière dont Jane Birkin s'épanche en interview, même aujourd'hui. S'aperçoivent ils qu'en s'adressant à tous il n'atteindrons jamais aucune entité ?
Publié par arnaultglamorama à 01:16:46 dans Glamorama and more | Commentaires (1) | Permaliens
12-07-2006 02:43
De L. Sujet:
J'avais pas compris...