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Le Paris Paris again, soirée de la caravane tzigane où l'on s'aperçoit que dans un club ultra branché on peut croiser des sosies de Jean Michel Basquiat, des filles pieds nus, des sosies de Cali, des filles qui dansent ensemble et qui ne veulent pas danser ensemble, des garçons de seize ans qui couchent avec des filles de trente ans, des gens qui ont des fausses moustaches, d'autres qui font partie de Métal Hurlant (je sais pas ce que c'est).
Tout le monde boit des cocktails avec de la framboise et de la vodka et des glaçons et des pailles dont on peut à loisir doubler l'utilité. Ou alors tout le monde boit du champagne avec des framboises. A un moment on entend probablement les White Stripes mais comme d'habitude avec Kate on chante d'autres titres sur le titre joué. Très utile quand c'est des chansons tziganes. Justice passe d'ailleurs très bien s'il est bien hurlé. Because we are your friends, you'll never be alone again, huuu CMON, huuuu CCMMMOONNNN, HOOO COME ON ! Kate qui subira l'ultime outrage devant le club quand son copain déchirera plus tard avec les dents sa culotte noire et en fera une pochette originale pour sa chemise noire. Regard stoïque des videurs. Regard outré virant à l'excité des taxis dans la rue qui se battent à coups de klaxons boulevard de l'Opéra à quatre heures du matin, manquent de renverser des cyclistes, tuent trois caniches et snobbent une bonne dizaine de clients pour conduire la belle.
Quant à L. , à qui je parle pour la prémière fois (ne soyez jamais amis avec les nouvelles têtes de la radio que vous quittez, c'est un principe) elle signale clairement à Kate qu'elle "tomberait bien amoureuse de moi si son copain n'avait pas été là".
Tout ce qu'on dit de France Culture est vrai : l'influence des grandes maisons d'éditions, le socle psychanalytique de la pensée, la couleur blanche et les portes violettes (rien de tout ca ne me dérange). Le directeur est des plus aimable, il me demande si je veux boire un café, oui je veux boire un café. Dans son bureau les livres sont alignés d'une manière désordonnée sur les larges étagères (trop d'envois promo? réaménagement récent? pourquoi mettre un catalogue de Bonnard en bas et un roman de Sylvie Germain en haut? intéret crucial de ces questionnements?)
Je lui parle de la rencontre Zagdanski-Godard d'il y a quelques années, des émissions musicales, d'Alain Veinstein et d'autres choses plus terre à terre qui m'interressent peu.
Art du teasing en zone urbaine : une chef de produit qui fait écouter à tous les programmateurs trois titres de l'album de Charlotte Gainsbourg (avec Air et Jarvis Cocker entre autres) à paraître à la rentrée.
John Lennon : "Ringo, si tu arrêtes pas tout de suite tes pitreries je te donnerais pas tes cachets."
Publié par arnaultglamorama à 00:44:21 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens