Publié par arnaultglamorama à 19:59:04 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Mesure sémantique américaine contemporaine :
"We need to talk" ou comment imprimer l'angoisse à la conversation qui va suivre, basée sur la morale, peut aussi étre déclinée en "Can i talk to you for a second?"
"We are in a situation where... / We are in a situation here..." , formule utilisée par les journalistes et souvent doublée ou triplée dans le même micro / papier pour bien montrer qu'on a fait le tour du problème, qu'on en présente le résumé, le principal. Peut aussi être présente dans une critique d'un mode de comportement, politique par exemple, elle sera alors là pour faire le point sur la vision inverse de celle que défend celui qui en est l'auteur.
Cette fille, autre aspect américain, bien moins visible, et c'est bien mieux ainsi. Vingt sept ans, habite à Chicago, est spécialiste du droit de l'espace. Elle m'explique comment elle ajoute à des contrats d'aérospatiale qui portent sur des millions de dollars quelques lignes qui fixent les régles des manipulations spatiales (transferts, envois de sondes, projets de voyages lunaires et vers d'autres objets de la galaxie). Je lui demande des textes, je veux en savoir plus mais défense d'en connaître davantage, dommage. C'est à qui l'espace, la lune appartient-elle aux américains, puis je avoir une planète ?
The Pipettes ou le groupe que tout le monde va écouter cet été à Brighton (elles se sont rencontrées là bas à une fête l'an dernier). On va aussi l'écouter à Amsterdam, Barcelone, Seattle, Lyon, Berlin. Les trois filles portent des robes à pois, elle veulent absolument "revenir à un moment de l'hisoire de la musique où les Beatles n'avaient pas encore sévi." C'est tout à fait louable. On peut entendre sur leur disque une apologie du coup d'un soir "One night stand", une mise au point avec un garçon "Your kisses are wasted on me". L'album n'est pas très bien produit mais on leur pardonne car elles sont très mignonnes et que leur disque sera une très bonne halte face aux lourds Kaiser Chiefs, aux inintéressants Franz Ferdinand et au retour qu'on aimerait éviter des Raptures.
Sofia Coppola n'ira pas à la MTV party ce soir à Cannes.
Dans la nuit le rêve où à un croisement de rue une fille que je ne connais pas m'appelle par mon prénom en s'approchant. D'autres personnes veulent aussi me parler et se rapprochent. Très vive angoisse.
Publié par arnaultglamorama à 15:45:47 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par arnaultglamorama à 18:13:57 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Tout le monde parle des nouveaux disques et de la soirée MTV à Cannes et du livre Colombe Schneck et du nouveau projet d'Helena Noguerra avec Federico des Little Rabbits et du Paris Paris (encore) et de France Inter (toujours) et de la mauvaise drogue et de tout l'alcool bu et des soirées où il ne faut pas aller et des soirées où il faut ne pas être et de celles où il faut passer et de celles où il faut être invité et ne pas aller et de celles où il faut dire qu'on est allé et de celles où on est trop épuisé pour refuser de la cocaïne.
Et tout le monde est saturé de dossier de presse qu'on n'ouvre même pas et de disque qu'on jette et qu'on réecoute parce qu'il faut les réecouter et des titres dont la rotation va augmenter et dont personne ne veut augmenter la rotation.
Et tout le monde va aux soirées en se faisant une place parmi les phénomènes et tout le monde rentre dans des taxis en se faisant une place parmi les idées.
La subversion aujourd'hui : tenir les nuits sans frôler ni doutes ni angoisses. Si c'est votre cas attendez vous à attirer les foudres. Mais persevérez dans ces nuits. (Ne tenez pas de blogs pour ne pas laisser d'indices.)
On va l'appeler comment celle ci ? Charlotte serait bien, ca convient parfaitement à son cul merveilleusement rond, à ses manières centre droit caviar (à la fois contre le CPE et pas vraiment pour le retrait). Elle vient d'avoir 23 ans. A la sortie du métro elle remarque en un instant mes 3 cheveux blancs "C'est mignon". La cousine qui l'hébèrge durant son stage de relation presse chez un fabricant mondial de gel lubrifiant (elle a une trentaine de boîtes de gel dans son sac), ses sensations vertigineuses dès qu'elle approche un journaliste du Monde, le string rose presque elastique, la vodka (toujours) et le reste :
" - On m'a pincé les fesses jusqu'au sang au Paris Paris l'autre soir.
- Vraiment ?
" - On peut faire que s'embrasser, ca peut être intéressant.
- Mais absolument."
Elle est soufflée, c'est un monde qui s'effondre, les hommes sont des gorilles, il ne sont que des gorilles, le jeu devient un jeu donc elle continue.
" - Mais bon si on s'embrasse tu vas vouloir aller jusqu'au bout. De toute façon tu es déjà excité.
- Je suis excité parce que tu es belle et qu'on a envie de te baiser dés qu'on te voit. Mais on s'embrassera seulement. C'est promis."
Elle rit.
" - D'accord, viens par là."
Plus tard :
" - T'as gagné espèce de salaud. Tu m'excites, t'es un beau vicieux." et "J'adore qu'on me COLLE DES DOIGTS."
Encore plus tard :
" - Plus profond."
Ce que j'ose pas, et que je pourrais oser si j'inventais la scène :
" - Pas besoin de gel hein ?"
Je relis d'anciennes notes : "Maintenir la métaphysique comme un jeu. Bonheur à relire Heidegger."
Colombe Schneck à un blind test, je lui souffle toutes les réponses à l'oreille en regardant SES talons, elle s'applaudit, c'est comme si elle applaudissait sa beauté, son livre, sa posture. Son clin d'oeil et le mien.
Tillie m'envoit une photo sur le téléphone, elle tient une rose, ses grands yeux et ses cheveux noirs prennent tout l'espace. (Elle a tout juste la majorité, elle va rentrer au conservatoire de théâtre de Paris). Je me demande si c'est la grande classe où qu'on frôle le ridicule. Je me souviens que ce qui n'est pas cool est cool et que ce qui est cool n'est pas cool donc je décide que c'est charmant. Dans la foulée suivante je me souviens d'elle vomissant à une soirée dans un théâtre à Toulouse, elle avait décidé, par souci esthétique, de vomir dans chacune des cuvettes des immenses toilettes immaculées. Elle avait donc ouvert toutes les portes et vomit une douzaine de fois. Elle avait dit : "Je suis une artiste, j'investis le lieu à ma façon". Quand un garçon avait commencé à photographier la scène elle avait répondu : "L'essentiel est voué à l'oubli. Pose cet appareil." Phrase qui pardonne, grâce au souvenir, la photo de la rose d'aujourd'hui.
Les deux coups de tonnerre dans la nuit de lundi.
Publié par arnaultglamorama à 00:19:13 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par arnaultglamorama à 23:23:43 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens