<< Yeah yeah yeahs et Arnaud Vivian | Sun Tzu et Da Vinci code / Yeah yeah Yeahs et Dillinger Girl | Un bébé en plastique et SuicideGirls.com >>
Excellent concert des new yorkais Yeah Yeah Yeahs à l'Elysee Montmartre, petite vanité bien humaine quand on me donne une enveloppe AZ qui contient la place. La salle est pleine, il y a des gamins de quinze ans qui ne connaissent pas Jarvis Cocker dont le "Common people" a dix ans. Qu'on ne compte pas sur moi pour être nostalgique des années Britpop (1994-1997). Il semble qu'il s'est rasé il y a dix minutes, il est blême, teint pâle sous ses lunettes immenses.
Il est interdit de fumer dans la salle, on est prévenu par des affiches : "Yeah Yeah Yeahs vous demandent de bien vouloir ne pas fumer" (à chaque concert ils changent le nom de l'artiste et hop...)
La chanteuse Karen est habillée tour à tour d'une combinaison moulante et courte à paillettes, de lambeaux de ce qui semble de la peau humaine, d'un déguisement de crocodile. Les morceaux sont violents, elle avale son micro. Sur "Bang" qui était leur premier single, elle scande une mélodie pop par des hurlements. Elle danse, elle sourie :" J'ai un mec à Tokyo, j'ai un mec à Paris, merde ! j'ai un mec à New York !!!!"
Plus tard à La Flêche d'Or pour le concert de Dillinger girl et Babyface Nelson le projet d'Helena Noguerra et de Federico. On assiste au petit scandale indie du mois : l'ingénieur met bien trois quart d'heure à fixer le son (et encore...) donc tout le monde hurle, Federico sort de scène en jetant sa guitare et il finit par revenir, comme un Gregory Coupet qui revient dans l'hôtel de Tignes aprés une petite révolte, il s'accomode. Applaudissements, tout le monde dédicace dans sa tête "Move" à l'ingé son et se félicite de l'avoir fait parce qu'Helena le regarde droit dans les yeux : "Move you body baby, move your body..."
Suit une surprise party, littéralement. Entre une bonne trentaine de standards sixties, je bondis sur les Hives et les Pipettes qui décidément me poursuivent ces derniers jours. Luz utiliserait le terme "claudiquer sur le dance floor", pour ma part je dirais que c'était une grosse fête. En plus C. s'amuse autant que moi, je lui rappelle son "Il faut que je fasse attention avec l'alcool" sans pouvoir lui expliquer pourquoi la phrase m'a marqué quand je l'ai vue la dernière fois au concert d'Holden. Il y a des gens d'Universal Jazz, des photographes amateurs qui éblouissent Helena et le groupe surf The Cavaliers qui ont joué un peu plus tôt (quand dans un concert vous avez l'impression que tous les titres se ressemblent c'est que vous êtes devant un groupe surf, si en plus il y a un micro mais que personne ne chante vous pouvez même en être sûr.)
Annita, chinoise, âge indeterminé, après midi. Ne sait pas qui est Sun Tzu, je lui montre le traité de guerre du stratège du 6éme siècle AVJC. Elle s'étonne qu'on puisse lire ca. Je préfère ne pas lui demander ce qu'elle lit de peur qu'elle réponde Le Da Vinci code. Elle vend des prothèses mammères dans le monde entier depuis Tapeï, a sous loué un appartement pour un mois à Paris.
"L'essentiel est dans la victoire et non dans les opérations prolongées (...) et quand j'ai remporté une bataille, je ne répète pas ma tactique, mais je réponds aux circonstances selon une variété infinie de voies".
Et, mieux car applicable partout : "Attaquez à découvert mais soyez vainqueur en secret."
Publié par arnaultglamorama à 14:38:39 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens