Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Glamorama and more

la musique la nuit

Sonic Youth et un champ de maïs | 30 avril 2006

Il y a quelques jours, concert privé de Sonic Youth à la maison de la radio. Ils jouent presque que des titres de leur dernier album. Dernier quart d'heure excellent: des larsens, du feedback en veux tu en voilà. Kate s'en sort très bien, elle cale ses micros entre les titres parfaitement. Elle a toutes les infos, elle n'aime pas le groupe mais en sait plus que la moitié de la salle, elle est excellente. On fume cigarettes sur cigarettes alors que c'est absolument interdit. Les guitares tournent comme lors d'un lancé de poids. Ca me rappelle que je faisais la même chose dans des champs de maïs quand j'étais enfant. Je détruisais les plans, je passais des heures à éclater les pieds des plantes. Si bien qu'un jour un paysan a téléphoné à mon père pour se plaindre. J'avais du exploser la moitié de son champ. Il faut croire que j'avais entrepris de détruire la nature. Si on veut vraiment une explication analytique la voici : je n'aimais pas habiter à la campagne. Aujourd'hui encore je répète à qui veut l'entendre que j'aimerais que la planète soit une ville. Avec de petits parc bien encadrés par le béton et le métal et le plastique et le marbre. Je dis souvent que la nature n'est pas très bien organisée, que les arbres sont là, placés n'importe comment et qu'il faudrait absolument mettre un peu d'ordre dans tous ces bosquets, toutes ces montagnes. A l'after show il y a des fraises et du champagne et du vin rouge et des enfants du groupe et des gens de maison de disque sourds et des attachées de presse fatiguées et tout le monde parle du Printemps de Bourges et des nouvelles nominations à Radio France.

Le héros n'a pas d'emprise sur l'espace déployé autour des années qui l'accompagnent. Mais il se démarque d'une vision purement nihiliste. Il n'y a pas vraiment d'action même si il y a beaucoup de bruit. On assiste simplement au déroulé de son style de vie. Il est fier de ce style de vie et de tous les détails qui la constituent.

Publié par arnaultglamorama à 15:19:02 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Sofia Coppola et Phoenix | 29 avril 2006

La tournée de Phoenix (3ème album, très bon sur l'export, ventes moyennes en France) se lance ces jours ci. Le concert du Trabendo est censé être complet, c'est un évènement et tout le monde parle de cet évènement. Les Inrockuptibles sont à fond sur l'évènement. A l'intérieur, un groupe allemand propose à quelques allemands des chansons allemandes et tout le monde s'en moque, forcément, c'est la première partie. En fait le concert n'est pas complet : la jauge a été réduite pour pouvoir dire qu'il n'y a plus de billets, comme pour souhaiter bonne chance à la tournée qui s'annonce, même si celle ci débute par un mensonge.
Le moitié du public arbore au cou une carte avec un code pour télécharger 5 titres du concert de ce soir sur Itunes. Sofia Coppola, enceinte de Thomas Mars et amie de longue date du groupe est là, à quelques semaines du festival de Cannes. Elle pourrait très bien être n'importe quelle petite groupie mais c'est bien elle, elle signe des autographes sur les billets du concert. Elle mâche un chewing gum, elle est vraiment très belle. Elle a joué dans un clip des Chemical Brothers mais tout le monde dans la salle a vu Virgin Suicides et a pleuré en voyant Virgin Suicides. Jérôme lui souhaite bonne chance pour le Festival, moi je la fait rire en répétant les paroles de Phoenix "It's like somebody took my place, i ain't even playing my own game." Elle est accompagnée d'une grande blonde ultra américaine mais cela n'a aucune importance.

A la radio un producteur fait mon éducation de reggae et je trouve fabuleux qu'en demandant à la collègue de bureau de Jérôme si le film dont l'affiche est posée au mur est un bon film de Wim Wenders elle se lance avec lui dans la filmographie expliquée dudit Wim. Plusieurs fois dans l'après midi je croise cette fille qui veut absolument savoir mon prénom, je lui dis en fumant une cigarette sur la pelouse de "Mangin". Elle me répond par son prénom : Marion. Et c'est décidémment une aprés midi de joie puisque l'émission pour laquelle je travaille joue "Come on let's go" de Broadcast. Il me faudra un jour parler longuement de Broadcast, groupe anglais contemporain de votre existence.

Le soir j'embrasse Virginie : elle est blonde et on se quitte Boulevard Voltaire parce que j'ai pas du tout supporté qu'elle boive du Get 27 dans l'endroit où nous nous sommes rencontrés. Elle a des talons, un piercing au nombril, de très jolies dents et une twingo verte. Je crois me souvenir qu'elle a cru que je travaillais pour Garance Productions et je pense qu'elle doit faire ca avec pas mal de gars, je veux dire lancer un truc pour faire comme si elle connaissais le milieu et essayer de séduire dans la foulée. Elle n'a pas loin de trente ans, très douce, elle veut un enfant, elle n'a pas besoin de le dire. (radicalisation des extrêmes dans le jeune paysage féminin des années 2000 : violence, drogue, rock'n'roll d'un côté et twingo, get 27, bébé de l'autre, au milieu, le vide sidéral.)

Publié par arnaultglamorama à 15:11:36 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

1|

Avril

DiLuMaMeJeVeSa
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      

Glossaire

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03