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Bu beaucoup de Bordeaux au Sorbon avec à nouveau L et L, on est rejoints par une autre L (oui). Très saouls, on se fait un passage à travers un barrage vers la Sorbonne en présentant des cartes de journalistes qui sont en fait des sortes d'invitations à une soirée privée. Beaucoup restent bloqués devant des CRS comme devant des videurs d'une boîte classique (on apprendra par la suite que ces mêmes CRS laisseront passer tout le monde quelques minutes plus tard, c'est que la soirée ne fait pas recette, il n'y a véritablement que quelques dizaines de manifestants devant l'impressionnante grille crée par la police.)
Plus tard en rentrant dans le métro par la ligne 2, je survole les stations, je suis littéralement en l'air (à cause du vin) et je vois des affiches rouges d'un dessin Arthur Rimbaud sur les murs et j'ai beaucoup de mal à lier cette image aux évenenements de la semaine. On me repondra que personne ne veut qu'il y ai un rapport, qu'il n'est pas censé y en avoir un. C'est que tout le monde veut que je regarde ces dernières manifestations d'un clin d'oeil, qu'il ne faut pas prendre au sérieux les élucubrations du pervers Arthur qui voulait "changer la vie". Ce n'est pas raisonnable, c'est déplacé. Il est malheureux d'attendre d'un mouvement social un fondement philosophique, un vent de pensée.
"Nous ne devons pas identifer "cligner de l'oeil" avec simplement "faire un clin d'oeil" pris dans un sens purement extérieur et insignifiant, par lequel on fait entendre dans certaines circonstances qu'au fond l'on ne prend plus au sérieux ce que l'on dit, ce que l'on a projeté, et généralement ce qui se produit. Car "faire un clin d'oeil" ainsi ne peut se généraliser que parce que toute la présentation a déjà en soi le caractère d'un clignement de l'oeil. La représentation adresse et présente, en toute chose, seulement le scintillant, le luisant de l'apparence, qui n'est que surface et facade." Martin Heiddeger
Publié par arnaultglamorama à 00:33:51 dans Glamorama and more | Commentaires (1) | Permaliens
05-07-2006 11:55
De Raphaël Zacharie de Izarra Sujet:
RIMBAUD OU LA GRANDE IMPOSTURE