
A t'on remarqué que Julian Casablancas se répète dans le nouvel album de son groupe "First impressions of earth" (Rough Trade) qui s'échange déjà depuis de longues semaines sur Emule, Torrent, Kazaa, Soulseek?
Dans "Red light" il parle d'une "génération entière qui n'a rien à dire" et dans ce qui est la plus belle chanson de l'album, une boucle parfaite, "Ask me anything" il repète sans cesse "i got nothing to say, i got nothing to say, i got nothing to say". Ce qu'il faut surtout éviter c'est de se demander pourquoi il n'a rien à dire. Mes amis il ne faut absolument rien dire, jamais, sinon vous n'écrirez jamais de chanson. Dites sans cesse à tout le monde de vous demander n'importe quoi et finissez par répondre que vous n'avez finalement rien à dire.
A cause de l'anonymat je ne peux pas vous donner plus de détails (principalement des noms) de la soirée que je m'apprète à évoquer, vous m'en voyez désolé. Soirée en l'honneur de Jean Paul II à Saint Germain des Prés, en fait promotion d'un livre sur le Pape decédé il y a un an. Si je ne meurs pas dans les prochaines semaines je parlerais de Vatican II. Entre deux petits fours et trois punch (je sais le punch c'est inintéressant, je suis d'accord) je me suis d'ailleurs disputé au sujet de "l'affaire préservatif" avec une femme de quarante ans qui s'est pourtant fait dédicacé l'ouvrage et à qui j'énumérais des citations de Jean Paul II, la plus parfaite étant "Je ne suis pas un vendeur de plastique". J'ai hésité à l'empoisonner en lui offrant un verre mais je ne l'ai pas fait.
Le livre a été écrit à trois mains et préfacé par une célèbre journaliste que tout le monde attendra durant la soirée mais qui ne se présentera pas. On m'a demandé de subtiliser quelques document, ce qui me prend un quart d'heure (facile, tout le monde est saoul vers 23 heures, je tombe sur le bon sac à mains en fouillant dans les ombres entourant un piano noir posé sur une moquette rouge dans le fond du bar). Les plus précieuses informations sont la plupart du temps faciles à se procurer, n'hésitez pas à relire "La lettre volée" d'Edar Poe à ce sujet. Une personne veut se renseigner sur une autre, c'est la majeur partie de mes contrats, c'est le cas ici. Une jeune fille commence à sérieusement faire parler d'elle dans le milieu des journalistes donc on est prêt à payer assez cher les quelques infos que l'on peut découvrir dans ses affaires. Je remet en place le sac Vuitton, je passe entre deux tables garnies de Vodka Perrier et je rejoins trois amis un peu plus loin (Sarah, Luna et Clément). Fin de soirée dans la plus totale confusion (je fais semblant de violer Sarah dans le métro, elle est atterée , j'envois une bouteille de champagne contre un mur vers Odéon, je vomis dans la douche et j'écoute sur les enceintes Altec Lansing de l'ordinateur "right, wrong, what to do, someday it will come to you, i've got nothing to say, i've got nothing to say..."