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Glamorama and more

la musique la nuit

Soirée sur le Bateau Concorde | 21 décembre 2005

Dernières nouvelles de la société de l'ombre : les informations circulent aussi vite qu'une myriade de synapses irritée par un tremblement de terre suivi d'un tsunami et d'une quantité importante d'acide. En définitive Paris est un cerveau immense qui fonctionne sous éléctrochocs jour et nuit. Sur le bateau Concorde Atlantique pour la soirée "Terrassa"  un décès a lieu  sur le bateau même, au pieds de deux gardes du corps habillés avec des parkas oranges beaucoup trop voyants. L'individu porte un pull Gap bordeaux, ce qui a permit de cacher un peu le sang issu des coups infligés sur le torse et les bras. Tout le monde se reconcentre néamoins très vite sur la seule question qui interrésse vraiment l'ensemble des invités : pourquoi Marie Drucker a t'elle rejoint le service public ? Des rendez vous autour de dîners s'organisent pour le lundi suivant en vue de célébrer la première présentation du "Soir 3" par l'animatrice transfuge de Canal Plus I Télé. Malgré mon entière connaissance des tenants de cette négociation je n'ai pas le droit d'éclairer l'assemblée à ce sujet. De toute façon je suis beaucoup trop occupé par la célébration discrète de cette opération que je dissimule par la joie de recevoir deux invitations backstage pour le prochain concert des White Stripes au Zénith. Quelqu'un me montre une excellente photographie de centaines de glaçons. Je ne fais pas la sottise de chercher un sens à la lumière bleue qui entoure tout le bateau et je me lance plutôt dans un monologue d'une demi heure sur Ruth Elkrieff. Je décrit longuement à cinq ou six personnes ses postures et ses habitudes, je pense que je lui attribue même le nom de "sauterelle éléctrique". J'en profite pour exprimer une théorie à ce sujet : Ruth Elkrieff ne pourrait être que journaliste vu le corps qu'elle a. Il est si mince! Quant à ses yeux, ils peuvent vous fixer et lire un prompteur ou des notes en même temps. Quand une fille habillée en Prada commence à parler de sa chronique dans "Jules et les filles", toujours sur le service public, en disant que Ruth Elkrieff lui a pris sa place au dernier moment, j'évite de lui faire remarquer qu'elle a de la chance de n'être pas morte mystérieusement et je rentre en taxi ou je vais à "L'Etoile" en essayant d'imaginer sur quel ton je pourrais dire cette phrase : "Au moins, tu as la chance de n'être pas morte mystérieusement".

Publié par arnaultglamorama à 00:00:29 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |