Un des derniers petits paragraphes ici alors. Il faut filer, s'éclipser, (se déplacer). Mon histoire discrète ces dernières années ? Quelques bonnes idées, un ton franchement insolent dans le fond. Quelques fêtes bien décrites selon certains. Des grands silences liés à la vie intime (les moments se répondent, c'est parfait). Des citations énervantes, déviées de leur contexte, insuffisantes pour la plupart des cerveaux. Précises, vraies flèches pour d'autres têtes. On peut considérer en effet que le narrateur n'a jamais cessé d'être et n'a pas pu s'empêcher de vivre en fonction de ce qu'il lisait dans cette période (Rimbaud, présocratiques, Kafka, Debord...). Il faudrait préciser : n'a pas pu s'empêcher de vivre dans l'espace soit disant inviolable qui sépare l'art de la vie la plus matérielle. Il faudrait encore préciser : a déroulé nerveusement sa joie. On y est : s'est bien amusé. Quelques amitiés franches, abordées ici ou là, ponctuant une solitude solide comme un roc. Un certain nombre de filles, les pages se suffisent à elle-même. L'importance de certaines, le miracle d'une. Maureen Katie Maya aussi c'est la chanson de Holden. Où l'on apprend que l'été est inconsistant sur fond d'écho de guitares. Que font-elles exactement ? Une plage ? Facile comme image mais pourquoi pas (les yeux gorgés d'eau et de sable). Elles sont dans le rythme d'une seule danse. Mais oui elles s'embrassent, il y a de la caresse, on reste dans l'évocation saphique. Elles dévorent l'ennui. C'est charmant. Que faites vous de vos journées ? Vous est il déjà arrivé de dévorer l'ennui, d'en finir avec lui en en faisant un repas ? « Et moi ? Moi j'ai devancé l'appel devant la blancheur de mes pages. D'ailleurs je m'en vais. »