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Glamorama and more

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La haine du suduku et Daniel Cohn Bendit | 08 janvier 2009

(Teitur / Catherine the waitress)

Deux remarques précises et vérifiables. Il suffit d'ouvrir sa tête.
La première est une question : pourquoi cette passion des français pour les mots croisés ou mêlés ou mélangés ? Qu'est ce qui se passe avec le suduku ? Quel genre de vie faut-il avoir pour se lancer dans ce genre de pratiques ? Comment est ce qu'un corps humain peut en arriver là ?
Il ne faudrait pas, bien sûr, mettre tout dans le même panier et amalgamer comme cela. On remettra en cause mon propre style de vie, on me demandera ce que je fais moi. Mais je rapproche la pratique des mots croisés et jeux associés à la lecture des bandes dessinées ou mangas. Pourquoi est-ce que cela existe tout simplement ? Mais enfin quelle est l'ampleur de la défaite existentielle, métaphysique, appelez la comme vous le voudrez, des pratiquants de ces passe temps ?
Il y a dans le regard de ces gens penchés sur les petits calepins une âme inversée. Voilà, ils sont le contraire de la vie. Dans n'importe quel grand magasin, toute une troupe d'âge indifférencié se love dans les coins près des bandes dessinées. Une cohorte silencieuse et passive exulte son silence et sa passivité. Vous voyez ce dont je parle. Vous visualisez bien ces types et ces nénettes s'assoir à même le sol, se recroqueviller et se lancer dans une lecture idiote sans commune mesure.  Ils ont tellement envie de dormir tout le temps qu'ils s'incrustent dans la moindre parcelle de sommeil de la société.

La deuxième concerne Daniel Cohn Bendit. Soyons fous. Danny le rouge, ou Danny le vert ? Danny la malice bien sûr.
La chaîne Euronews diffuse régulièrement des images du Parlement européen. Sarkozy en vedette parade, est lui-même, s'impose sans cesse. Les monteurs de la chaîne (vérifiez si je mens) ajoutent toujours aux petits résumés des paroles de Sarkozy des flashs visuels de Cohn Bendit. C'est génial. C'est fameux ! Le voilà tour à tour outré, rigolard, pensif face au général spectaculaire. Qui autorise cela ? Quel rédacteur en chef laisse au montage final ces secondes fabuleuses où Cohn Bendit réagit à notre président (tout cela est très court) ? C'est révolutionnaire et puissant.
Mai 68 c'est maintenant, ca n'a jamais fini. Tous ceux qui voudront enterrer cela, l'historialiser et l'archiver se casseront le crâne. La preuve est partout. Les moyens se sont spécialisés. La larve de la nouvelle guerre pond de l'or. Il est malicieux Cohn Bendit, il n'a pas dit son dernier mot, sa tête ronde et joyeuse est là pour longtemps. Oh bien sûr il en a un peu marre qu'on lui parle de sixtie eight.
Mais voilà il est là comme peu de politiciens le sont. Sa présence scande tout les discours, il est une exception magique. A chaque fois que je le vois bouder, huer Sarkozy je suis content. Les deux sont énergiques assurément. Mais la rapidité de Sarkozy est une peur du vide, la fulgurance de Cohn Bendit naît dans la poésie. Tout cela me saute aux yeux.

Publié par arnaultglamorama à 19:32:03 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

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