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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Digression et petite mort pour Zamora | 16 août 2007

Plus de deux cent photos. Beaucoup que j'aime vraiment, que j'aimerai mettre ici. Il faudra des dizaines de notes pour les écouler. Pas mal d'adresses msn qui vont rentrer, pour l'instant encore peu. Des gens que je vais revoir? J'aimerais bien.

C'est si bizarre.

Je rentre de l'aéroport dans le coupé noir d'un accompagnateur. Il pleut. On parle peu. À Villeneuve, je fais la bise aux gens, je pars, avec ma valise et mon sac à dos, à pied. C'est à deux pas de chez moi. Je rentre les photos, tout ça. Ma mère arrive plus tard, puis des cousins de passage à Paris, qui vont aller en Bretagne le lendemain. Ils m'emmènent chez mon père, en Ille-et-Villaine. Me voilà aquì.

C'est bizarre. Je devrais faire un compte-rendu du voyage, mais je préfère essayer d'expliquer cette sensation de petite mort. Tout est comme avant. Tout est comme si rien ne s'était passé. Pendant deux semaines, deux semaines minusculissimes, j'ai côtoyé des gens tous les jours, partagé du temps, des conversations, des délires, de la marche. J'ai sympathisé avec deux hippies bisexuelles juvéniles, un musico, un skater... J'ai bu de la liqueur de pomme, P-b a flambé sa chaussure avec de l'axe et un briquet, on m'a pris pour un photographe en devenir, on m'a appelé Jésus et Merlin, je me suis emmerdé et amusé dans une "discothèque", Ridge a poussé des râles érotiques devant des personnes âgées de Salamanca, et puis tout est fini, je me retrouve à regarder Rochester avec Johnny Depp, puis à faire un tour sur l'ordi. Je bosserai ma nouvelle en train de pousser, je lirai, peut-être commencerai-je à préparer une bande dessinée pour m'exercer.

Comme une digression. Comme une parenthèse dans ma vie, dans ces vacances. Comme une petite mort.

La vie ordinaire, le voyage commence, continue, finit, la vie ordinaire. Retour à la case départ. Retour au début. On tourne autour d'un point avant d'y revenir. Comme s'il ne s'était rien passé. Si bizarre.

Y a-t-il un réelle différence entre le souvenir et le rêve? Mis à part que le souvenir est un rêve partagé par plusieurs personnes? Que le rêve est un souvenir qu'une seule personne ait vécu?

 

Publié par boiseime à 13:05:48 dans textes | Commentaires (2) |

Ce qu'on écrit lorsqu' il est 22:30 et qu'on a décidé de ne pas continuer l'expérience du journal intime | 29 juillet 2007

Hey hey Hey!
That's WHAT I Say!! 22:06, envie de stones, envie d'écrire de la merde, envie d'écrire tout court, sous la musique des stones.
Plus de journal intime, alors où vais-je parler du film que je viens de voir? Où vais-je noter mes réactions? Sur mon blog? Mais je n'y ai pas l'habitude de parler des films que je voie... je l'avais fait, au début, et puis...
Sue perdue dans Manhattan, c'est ça que je viens de voir. La peinture sans concession d'un individu largué dans une société où il n'y a pas forcément de place pour tout le monde, où l'on se sent particulièrement petit et comme une fourmi. Un tableau de New-York, une illustration d'Eleanor Rigby des Beatles. Quelqu'un de seule et désemparée sur la Terre, qui parle à n'importe quel inconnu, fait l'amour avec n'importe quel inconnu, pour oublier la misère de sa vie, son loyer à payer, son travail qu'elle n'arrive pas à trouver, pour oublier que sa vie est absurde; quelquechose comme ça. À ne pas voir si vous êtes déprimé.

Ma mère me demande d'éteindre la musique. Les plans étaient souvent très longs, au cours du film. Peu de musique. Caméra à l'épaule. Ça donne un style un peu dogmatique. Une réalisation assez singulière, ancrée dans le réel. Ce n'était pas comme dans les films habituels, un coup sur la personne qui parle, un coup sur l'autre personne qui parle... La caméra prenait assez souvent les deux personnes dans le champ, et ne bougeait plus beaucoup. Plans larges pendant les dialogues, quoi. Crû, froid. Comme New-York.
Une si grande ville pour de si petites gens...
Pourtant, j'aimerais bien vivre à Paris, juste un peu, une fois.
Ma mère veut que je me couche.
Mais, et j'en ai déjà parlé sur ce blog, j'ai cette sensation de tête pleine de choses qui bougent tout le temps, alors qu'il s'agit qu'il est tard. C'est drôle, quand il est tard. Comme j'ai la tête pleine, quand il est tard.

Bientôt je vais en Espagne. Je vais reprendre l'avion.
Je ne désespère pas pour mon roman, je n'ai même pas encore envoyé de manuscrits à quiconque, j'ai pas encore de raison de déséspérer. Mais la route de la publication me semble barrée d'avance. Il y a pourtant ces annonces de plus petites maisons d'éditions, je reprends espoir, toujours d'avance.
22:20, ce n'est pas très tard.
Je veux écrire n'importe quoi, mais il s'agit que je me couche. Il vaut peut-être mieux que je reprenne un journal intime, plutôt que j'écrive de la merde sur ce blog...
Demain, m'acheter des chaussures.
Je ne suis pas sur mon journal intime. J'ai des lecteurs. J'ai des lecteurs. Quelques-uns, une poignée. Il faut que j'arrête d'écrire comme si j'écrivais dans mon journal, quitte à en reprendre un.
Le journal intime me permettait peut-être de n'écrire qu'ici ce qui appartenait vraiment au domaine bloggien.

Plus de musique dans ma tête. Le silence, la lumière de la lampe, le bruit unique des touches. Toute une atmosphère.
Heureusement que je dois avoir relativement peu de lecteurs, ce que j'écris n'a pas d'intérêt, ce soir. Il faut que je reprenne un journal, pour plus écrire de la merde ici!

BlackScarf, où es-tu ? Tu as supprimé ton dernier blogg aussi. BlackScarf que je n'ai jamais rencontré de ma vie. Ce bal masqué qu'est internet, c'est si bizarre.

Publié par boiseime à 22:31:38 dans textes | Commentaires (0) |

Impro sur les promenades à Paris. | 26 juillet 2007

C'est une impro, je n'ai pas écrit ce texte après une promenade dans Paris, mais c'est tout comme. 

 

Marcher. Marcher, marcher, prendre les détours, tourner, varier, perdre pied, petit à petit. C'est lorsque l'on se perd que l'on trouve. Perdre pied. Tourner à gauche, à droite, à droite et puis à gauche. Une énorme place, la foule, des gens de toutes sortes, comme d'habitude, des piercings, des vélos, des black, blanc, beurs, des asiatiques et des indiens, des dreads, des chauves, des cheveux ras, des grands et des petits, des femmes et des hommes, des beaux et puis des moches, des maigres et des grosses, des brunes, des blondes, des rousses... Tous ces gens, tous ces gens, tous ces gens, tous ces gens... Tous ces gens et la chasse d'eau tirée dans l'océan, les gens, les hommes et les femmes océaniques, forment un petit trou, tournent autour et autour, c'est vertigineux, moi-même je m'affaisse, je me noie et tournoie parmi leur tournoiement, l'effet concentrique me fait mal à la tête, je tourne, tourne, tourne, mon esprit se perd et s'évanouit, mon corps continue à tourner, dans des cercles toujours plus petits et rapides, puis le trou.
Le trou noir.

Si j'avais un appareil photo dans la tête, je prendrai ce couple en photo, cette naine et ce géant qui se prennent par la main... J'aurais pris cette mannequin en face, aux jambes si maigres que c'en est déplorable, j'aurais pris cette fenêtre d'où ce gars regarde la rue avec un air absorbé, j'aurais pris cette petite allée dans l'ombre gagnée par le lierre, j'aurais pris ce cycliste avec ces lunettes, cette moustache des années 1900 et ces dreads blondes, j'aurais pris cet homme qui tient un bébé, une drôle de crête sur les cheveux, et un souaral orange en guise de pantalon.
Plein les yeux. Paris est un immense tableau avec toutes les couleurs du monde.

Publié par boiseime à 19:15:55 dans textes | Commentaires (0) |

Franchir la frontière du terre-à-terre | 24 juillet 2007

"C'est alors qu'une chaise vivante arriva". C'est tout de même très fort, au fond, non? Quand j'y pense... Enfin... "C'est alors", "arriva", c'est des expressions très fortes qui montrent le choc, l'événement, l'inattendu et tout... Et une chaise vivante, c'est un objet, donc quelque-chose qui n'est que paraître, qui là devient aussi être! C'est quelque-chose de non-vivant qui devient vivant! Ce titre de blog, c'est la création du monde, c'est Jésus qui ressuscite!
Enfin, quand on y réfléchit bien... J'y avais jamais pensé avant, d'ailleurs.
Je suis là, à faire une note de merde, parce que j'ai la flemme de lire, la flemme de travailler ma nouvelle, la flemme de faire une bande dessinée. C'est naze, tout de même.
Le dernier tome d'Harry Potter est sorti. Moi, j'ai fait des recherches photos sur Dumbledore Gambon/Harris, et sur Sirius Black. C'est fou, comme si j'avais pas d'autres choses à foutre...
Partir. Franchir la ligne de l'emmerdant. Dépasser le manque d'intérêt.
Passer à travers la frontière séparant le chiant de l'intéressant. Immigrer au pays des textes borderline.
Borderline.
Hier soir, j'ai pas pu m'endormir avant au moins trois heures du matin, alors j'ai pas arrêté de penser à comment j'adapterai mon roman au cinéma. C'est fou combien j'en rêve, ça m'obsède. J'ai déjà dû réaliser la moitié du film dans les moindres détails, dans ma tête. Je pense qu'il me tient plus à coeur de l'adapter au cinéma que de le voir publié.
Mais les deux me semblent inaccessibles. C'est horrible. Je pourrais pas être un chouilla moins ambitieux?
Marcher, marcher, marcher, puis courir, suer, s'épuiser, puis s'envoler, quitter le sol, les pieds brassent le vide, la bouche s'ouvre, sourit, les yeux s'arrondissent, le coeur bat la chamade. Franchir la frontière du réel. Brasser la merde et passer de l'autre côté. Inventer des choses qui n'ont pas de sens mais qui font rêver.
S'en aller, partir, s'envoler, immigrer, rêver.
L'avion rase le sol des mètres et des mètres et puis décolle.
Décoller. Décoller.
Laisser le vent m'emporter.
Le vent m'emporte.
Je bondis vers le ciel, mes cheveux sont comme des bandes de confettis dans le carneval, virevoltant dans tous les sens. Je traverse les nuages à la vitesse d'une fusée, je suis au coeur d'une tempête.
La musique se crée. On pose un rythme, un autre instrument s'y met, puis un autre... Douce mélodie. Envolée lyrique.
Les doigts sur le clavier s'efforcent de sentir le vent gratter leur dos.
Au-dessus des nuages, le vent m'emporte finalement vers le bas. Je fonce en direction du grand bleu et croise un type qui vole. Il n'est pas porté par le vent, il vole vraiment ! Il me sourit en passant à côté de moi. J'ai l'impression d'être au Tonnerre de Zeus, le vent me mène tout droit, très vite, me fait soudain tourner à gauche, puis m'envoie encore plus haut, avant de me laisser tomber à la verticale. Un avion en-dessous de moi. J'atteris dessus, et grimpe vers le nez de l'avion. Je m'accroche au cylindre comme l'enfant au dragon dans l'Histoire sans fin. Le type qui volait nous croise, l'avion et moi, il se pose dessus et on se regarde, avant de fermer les yeux en souriant. Ce vent qui nous frotte, à cette vitesse... On se sent comme sur une moto aérienne.

Publié par boiseime à 19:52:16 dans textes | Commentaires (0) |

Ces moments-ci | 09 juillet 2007

Ce moment où on est seul, qu'il est tard, qu'on ne veut pas se coucher. On écoute de la musique douce, avec une lumière tamisée, on surfe sur l'ordi, ou autre chose, et on se retrouve toute-chose. On est seul, on ne veut pas se coucher, on pense des choses et d'autres, on se dit que ce n'est rien de bien intéressant, rien qu'on n'ait déjà dit mille fois, simplement, il semble qu'un film appelé "I don't want to sleep alone" nous parle assez. On n'est même pas allés le voir pendant la fête du ciné.

Comme d'habitude :

Envie d'écrire un  truc, comme ça, spontanément, et ce serait un chef-d'oeuvre.

Envie de continuer à écrire dans mon journal, raconter ma semaine passée, peut-être qu'en me racontant mes journées, j'arriverais à comprendre ce que je ressens en moi, à cet instant. Mais il est terminé, et on s'est dit qu'on allait remplacer par autre chose.

Que vais-je faire de mes jours, maintenant? Si je ne les note pas? Les plonger aux oubliettes?

Et je me dis que c'est bien pour ça que je l'ai arrêté. Il faut s'habituer à lâcher prise. Lâcher prise sur mes jours, tous ces trucs que je vis. Enfin, plus au moins. En mourant, on lâche tout, définitivement, autant se préparer au lieu de faire le sourd. Pourquoi s'accrocher pieds et poings liés? Rien de ce qui nous entoure ne nous appartient tout à fait. Tout est destiné à passer, pas rester. Pourquoi chercher à garder l'eau qui coule entre ses mains? Désolé si ça fait phrase bateau.

Le temps passe. Ça va faire un an. Ces couples autour de moi. Des grands mecs, et des gens heureux. Je les vois sourire, épanouis ensemble.

Moi, je suis petit. Ces souvenirs... Ces câlins à deux balles avec une fille que je connais à peine...

Je me dévoile à fond ce soir, je sais pas ce qui me prend. C'est parce que je peux plus écrire dans mon journal, mais il me faut quand même un endroit où dévoiler mes états d'âme.

Tant pis, je publie quand même. Ça me fera du bien.

Publié par boiseime à 23:17:38 dans textes | Commentaires (1) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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