Ma soeur et son copain qui hésitent à aller à une soirée. Ma mère au téléphone, à propos de boulot. Et moi. Et moi qui ai encore envie d'écrire, d'écrire de la merde, d'écrire peut-être vraiment de la merde, en attendant que monsieur courage vienne casser la gueule de monsieur procrastination. Oui, parce que dissert'. J'aurai du la rendre ce matin, mais j'ai pas réussi à finir ma dissert' hier soir. Je crois que ma note va être courte. Pas ma note de dissert', ma note de blog. Qu'elle sera courte ou qu'elle n'aura pas lieu : j'avais oublié qu'il restait une tarte à manger.Publié par boiseime à 22:13:06 dans textes | Commentaires (0) | Permaliens
Lire un truc et s'arrêter parce que ça nous donne des envies. Voir un film et vouloir devenir cinéaste. Lire Irving et vouloir écrire une vie. Voir le dessin d'un Guibert et en baver de jalousie. Lire laplum et s'arrêter en plein milieu, ça te donne une envie d'écrire toi-même énorme. Laplum. C'est dans mon blogroll. Je connais pas sa vie, donc je comprends rien à ses textes, et en plus elle raconte pas des choses exactes et détaillées, ça reste abstrait et je comprends rien à sa note, mais franchement, ça n'a aucune Oh! Ça c'est beau ça... J'écoute wax Tailor (je pense que c'est wax tailor) featurant Que sera sera, je trouve ça super ça n'a donc aucune importance, parce que sens ou pas, ses textes dégagent une musique des mots, un rythme, des émotions, une poésie, qui sont pour moi comme un vent sur mon corps, quand je lis ses textes, je sais pas, ça me fait un truc en moi, je trouve ça trop beau et ça me donne donc envie d'écrire moi-même.
J'écris pour écrire ce que j'aurais aimé lire, mais j'écris aussi parce qu'inversement, certains ont écrit comme j'aurai aimé écrire, et je veux essayer de faire la même chose à ma sauce. Au 17ème siècle, l'originalité, c'était ça. Réécrire quelquechose à sa sauce. Drôle, hein, comme la signification a changé?
Quand je lis le blog de Laplum, je m'arrête en plein milieu de sa note, et je réalise en moi un énergie encore visqueuse qui pourrait se solidifier, se concentrer, et me pousser à ça : écrire un texte comme elle, absurde, confus, mais avec un rythme, une musique, une poésie des mots, une force des images, des émotions. Mais je ne le fais pas parce qu'en fait c'est dur.
Parfois c'est totalement différent. Je lis un tout autre blog, et pareil, je m'arrête. C'est une note qui me fait réfléchir, et qui, en plus, me donne envie de réfléchir. Alors je réfléchis. J'écris moi-même, l'envie déjà donnée par quelqu'un d'autre.
C'est pour ça que la création c'est du recyclage. Mes créations, c'est bien mon cerveau en ébullition, mais mon cerveau en ébullition parce que livres lus, bandes dessinées lues, peintures vues, musiques écoutées, articles lus dans les magazines, notes de blog, notes de ce que tu veux, et tout ça ça te nourrit, c'est de la bouffe, c'est nutritif, c'est de l'énergie, et puis cerveau en ébulliton aussi parce qu'expériences vécues, parce qu'attention à ce que tu vois autour de toi, et c'est ainsi que chacune de tes pensées peut être conséquence d'une cause extérieure. C'est ainsi que j'écris, je dessine, comme j'expire après avoir aspiré par mes yeux, mes oreilles, mes mains.
Je pense que les gens les plus intéressants sont aussi les gens les plus intéressés.
Nous sommes longtemps après le début de cette note. Il a fallu que je déjeune et plein de trucs. Je reprends donc. Bah, je crois que j'ai fini de parler de ça. Mais maintenant j'ai envie de vous taper deux textes et un haïku que j'ai écrit sur papier.
Le premier, j'étais
au lycée, sur la pelouse de la cour, il faisait beau et tout et j'ai
notés ces deux trucs dans mon agenda. D'abord le haïku :
"Allongé sur l'herbe
Grillé par le soleil
Je mate les nuages."
Puis, après avoir contemplé l'évolution d'un nuage en particulier, j'ai écrit ça :
"Je vois un buste. Le visage de profil. Un homme à la moue et à l'oeil clos pédant. Le bleu du ciel forme ses cheveux, sa moustache, ses cils traçant la fermeture de la paupière, et son vetêment, qui est drapé de blanc. Puis doucement... doucement... la tête se coupe... s'éloigne... Les cheveux, les cils, la moustache, s'agrandissent, se disséminent, envahissent le visage blanc pédant... Le visage se découpe finalement en trois parties blanches, qui rapetissent, s'éloignent, s'effacent... Le drapé blanc sur le vetêment bleu se désagrège, s'écarte, se divise, s'efface finalement aussi, après être devenu graines de sable blanc suspendues dans le ciel..."
Ça l'air plus long, écrit dans l'agenda. Ces deux trucs datent du 18 septembre.
Oh, et puis non. Je ne vais pas vous taper le troisième texte. Peut-être une autre fois, je sais pas. Mais là, j'ai pas envie.Publié par boiseime à 14:45:25 dans textes | Commentaires (7) | Permaliens
Tic Tac Tic TacPublié par boiseime à 20:03:33 dans textes | Commentaires (10) | Permaliens
Et meeerde... Non, je ne viens pas de faire une note entière qui vient de s'effacer. Mais je cherchais un texte que j'avais écrit dans un petit carnet que j'avais avec moi en Espagne, et j'arrive pas à le trouver. Et ça me fait chier. Avec le bordel que j'ai, j'arrête pas d'égarer toutes mes affaires. Je me rappelle le gros flip que je m'étais tapé avec ma clé usb... Mais ya aussi des trucs que j'ai pas retrouvé. Le stylo noir super bien que m'avait offert ma prof d'histoire-géo parce que j'aime pas utiliser de stylo plume, je l'ai jamais retrouvé... Et, le fait d'être, sans cesse, à chercher mes affaires à chaque recoind de ma chambre, souvent sans trouver (les trucs que je retrouve, c'est souvent par hasard), ça me fait drôlement chier. Enfin... Tant pis. Tant pis! Ça me soûle, mais tant pis. Du coup, je sais même pas si j'ai envie d'écrire ce que j'avais prévu... Je vais plutôt attendre un peu. Si vous voulez, j'avais prévu de relire un peu ce texte qui était dans ce carnet, et faire ensuite une note sur mon blog, qui devait contenir deux... Deux... enfin, deux trucs, des pensées quoi, et puis un petit texte que j'ai écrit il y a quelques jours, couché sur papier parce que ma soeur était sur l'ordi. Mais j'hésite à le faire parce que cette note que je voudrais faire me semblerait inadéquate à mon humeur de l'instant actuel, quoique aujourd'hui j'ai prévu de passer une bonne journée. Disons juste que ça me soule de pas trouver mes affaires, comme ça tout le temps, mais d'accord, c'est pas un drame, et ça m'empêchera pas de passer ma journée à lire, un peu Jacques le Fataliste, quelques bédés, beaucoup d'Harry Potter, à ajouter un chapitre de mon roman sur le net parce que vendredi j'ai complètement oublié, et d'aller au ciné voir un film avec des amis que je serais jamais allé tout seul parce que ça m'intéresse pas du tout, mais bon, si c'est avec amis, jpeux me le permettre. Bref, je compte passer un bon dimanche bien cool. Et, par rapport à cette pensée-là, je suppose que la note que je voudrais faire serait adéquate. Bon. Alors, je la fais. Je commence par mes deux "pensées" ou par mon texte? Il faut que j'écrive comme ça me vienne. Oui, mais avec une note préprogrammée comme celle-ci, on écrit jamais tout à fait comme ça nous vient.
Bon. Alors... Je vais commencer par le texte. Je l'ai écrit ya quelques jours. Je le publie ici parce que si l'ordi avait été disponible je l'aurais directement tapé pour mon blog. Enfin, ç'aurait été un écrit différent... Mais bref. Voilà, c'est parti, voici ma merde :
"Bam. Bam. BAM.
L'envie d'écrire.
Envie d'écrire? Ou non-envie de lire Diderot?
Plaisir. Plaisir de la radio. De la lumière. Du lit où je suis assis. Du stylo qui danse et joue des claquettes en rollers sur le papier. Les lettres mal écrites qui s'ajoutent. La lettre s'enfouit, enterrée par toutes les lettres qui la suivent. Manque d'intérêt. Mais plaisir d'écrire. Envie d'écrire quelquechose de bien. J'aimerai que mon esprit commande à ma main un texte visuel, débridé, abstrait, exaltant, très exaltant, quelquechose de baroque. J'aimerai écrire l'équivalent d'un tableau de Pollock. J'aimerai écrire l'équivalent d'un tableau de Basquiat. Il y a des liens à faire entre la littérature et l'art. Je veux écrire des éclaboussures de toutes les couleurs sur une toile immense. Je veux écrire des personnages primitifs, bruts, colorés, à la bombe, sur une très grande toile."
C'est tout. C'était la fin de ma feuille. C'est fou combien c'est plus petit une fois tapé sur l'ordi. C'est marrant, j'ai pensé à la peinture, mais pas à la musique. Parce que j'aimerai aussi écrire un texte absurde, abstrait et débridé qui ait la force d'un "je veux nager" d'arno, d'un "hey jude" ou "srgt pepper lonely heart club band" des beatles, d'un "Des pays" de Mano solo, d'un "I would walk 500 miles" des Proclaimers, d'un "King of Bongo" de la mano Negra, d'un "Tender" ou d'un "swanp song" de Blur, d'un "wedding" de Kusturica, d'un "success" d'Iggy Pop, d'un "Sympathy for the devil" des Rolling stones...
Oui. Voilà mon grand rêve inaccessible quant à l'écriture : écrire quelquechose de long, de plus au moins absurde et abstrait, quelquechose de baroque, et qui ait le feu, la force, d'un Basquiat ou d'un Pollock, ou de ce genre de chansons citées. Ça, ça ce serait classe. Et le jour où j'atteindrai ce texte-là, j'arrêterai mon blog.
Non, je rigole... J'aime trop écrire de la merde sur mon blog pour m'arrêter le jour où j'aurai fait d'une prose un chef-d'oeuvre. Enfin, de toutes façons, c'est pas près d'arriver.
Et sinon, les deux pensées que j'avais eu, je pense que ça manque d'intérêt, mais je les mets quand même.
L'autre jour, j'étais dans le salon. Je pensais. Je pensais tout court, et à ce que j'avais à faire. Et, je me suis dit que, parfois, il s'agissait simplement de ne pas penser, ni tout court, ni à ce qu'on à faire. Juste faire une pause et rien faire du tout.
Mais j'en ai pas déjà parlé ici, ya pas longtemps?... Je sais plus.
L'autre chose : Je rentrais du lycée, et je tenais à ne pas écouter de musique sur mon chemin. Je voulais marcher tranquillement vers chez moi, sans musique, et en regardant autour de moi. Et, j'avais l'impression d'avoir besoin de penser, réfléchir à un truc. Et, voilà, je me suis dit : penser, réfléchir, c'est bien, mais parfois, il s'agit juste, de la même manière que précédemment, de ne pas penser, de ne pas réfléchir, simplement se laisser vivre et regarder autour de soi, toutes les photos qu'on aurait pu prendre, si on avait un appareil photographique incrusté dans l'oeil.
Mais, à vrai dire, j'ai pas réussir à arrêter de penser. Ça m'empêchait pas de regarder tout autour de moi, mais je pensais juste en même temps. Pas dans le sens de réfléchir : non, juste de la merde, des pensées parasites comme un grésillement qui nous fait chier à la radio. Je sais pas arrêter de penser. C'est naze. Même en me concentrant très bien sur ma respiration, j'ai du mal à arrêter mes pensées. C'est la loose.
Je relis ma note et je la trouve pas très passionante, mais bon, c'est pas grave.
Publié par boiseime à 14:41:38 dans textes | Commentaires (2) | Permaliens
L'éternuement. J'ai eu cette idée devant ma table. J'allais chercher mon bouquin d'anglais quand j'ai eu le nez qui me chatouillais. Je suis un peu enrhumé, en ce moment. J'ai éternué toute la journée, et je me suis pas mal mouché, aussi. Et j'avais la voix comment enveloppée d'un truc qui la faisait entendre moins fort et tout ça. Mais je me suis dit qu'il fallait que j'écrive sur le nez qui me chatouille. C'est une sensation très spéciale. Le nez qui vous chatouille. L'éternuement qui en découlera, tôt ou tard. Je trouve ça fort, parce que... Le nez qui vous chatouille, c'est...comment dire... Il y a une une sensation que je qualifierai de forte, d'intense, de profondément ancrée dans le présent, je pense... C'est... Si vous avez le nez qui vous chatouille, aussitôt, vous "écoutez" votre nez, placez votre index en dessous Pourquoi faire, d'ailleurs? et vous oubliez ce que vous diisiez une seconde plus tôt... Le nez qui chatouille vous prend au dépourvu et vous coupe de l'instant que vous viviez. Et c'est ça que je trouve très fort. En fait, ça me fascine parce, en tant qu'amateur dans l'écriture, je pense que le nez qui chatouille, c'est un formidable sujet à métaphores. Par exemple, je pourrais écrire :Publié par boiseime à 19:44:03 dans textes | Commentaires (0) | Permaliens
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J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
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